Fashion week-end: Cervelle de canut, tablier de sapeur
J’ai testé : revenir à Lyon après 15 ans
Qu’il est loin le temps où quand je rentrais dans mon pays mon père m’appelait sa Lyonnaise des eaux … J’étais jeune à l’époque, les cheveux au carré, le poil brillant, le look incertain et étudiant des années 90. C’est simple, si je me croisais dans la rue aujourd’hui, je me relookerai ! Bref, j’avais 20 ans, et j’habitais à Lyon.
J’y découvrais alors beaucoup de choses, la vie, les agios, le ménage, les after et les boîtes gratuites, mais aussi ce qu’est devenu aujourd’hui ma grande liberté de penser ! fallait bien ça pour suivre les cours d’une école inutile et chère.
Lyon je l’ai délaissée depuis 15 ans, depuis la fin de mes études, je n’ai pas voulu y rester, les gens trop enfermés, dans de vieilles familles impénétrables, les portes des maisons restaient closes aux non lyonnaises comme moi… (remarquez en Alsace sont racistes c’est pas mieux !). Mais elle a de louable cette ville que grâce à elle, j’ai mis des bougies le 8 décembre sur le rebord de ma fenêtre en me disant que mon papa à 400 bornes de là soufflait les siennes avec maman, j’ai mangé du gratin dauphinois tous les jours pendant 3 ans, j’ai fait des économies en chourrant des gels douche parfumés au Grand Bazar, et des chopes de Kilkenny à l’Albion, j’ai dansé le rock comme une déesse et ai séché la moitié de mes cours, j’ai décroché mon permis B à Tassin-la demi lune, j’ai failli crever écrasée contre une poubelle à Gerland le jour du concert de Dire Strait, j’ai travaillé au Musée des Beaux Arts de la place des Terreaux, c’est aussi là bas que j’ai su que ma vie était vouée à l’art, aux objets, à la couleur, curieusement pas aux tripes.
Et c’est drôle comme finalement Lyon ne m’a pas quitté. Car à l’époque où je faisais des plans médias un peu loose mon Marsouin lui avait 5 ans. Et je me dis qu’après avoir bourlingué toutes ces années, l’homme de ma vie était finalement là, juste à côté de moi.
Lyon je viens d’y retourner, j’ai pénétré les familles impénétrables, qui ont ouvert leurs portes à la lyonnaise que je ne suis pas. C’était doux, c’était vivant. J’ai vu avec de nouveaux yeux une ville qui ne s’est pas transformée, mais qui s’est métamorphosée en 15 ans. Mon ancienne adresse n’a pas changé, sauf que je n’y ai pas retrouvé sur le quai ni les putes, ni le Mouton à 5 pattes …
J’ai toujours pensé que Lyon souffrait d’un complexe d’infériorité face à sa grande soeur Paris, et je continue d’ailleurs de le penser, mais moi je suis une spéciale, j’ai toujours cette pointe de mélancolie un peu nauséause à l’idée de m’ennuyer dans une ville de province quand je m’imagine y vivre pour de vrai.
authentique tomate du Simply
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Qui veut danser avec le beau Vinicius ?
Le Brésil c’est fashion, le Brésil c’est la vie !
Le Brésil c’est tendance, tout le monde y pense, tout le monde veut y aller. Investir le department store Daslu fait partie des rêves des marques de mode, comme se faire prothéser les fesses fait partie des rêves des égéries de mode (en perte de fermeté). Bref. Moi j’y vais !
Enfin quand je dis j’y vais, je me fais un Brésil de proximité disons, notez : sans me mettre une mine à la Caïpirinha … puisque c’est la marque d’eau de coco Vaïvaï (Vas-y Vas-y en brésilien !) qui m’invite à danser le Forro avec le célèbre Vinicius Kozan au Concorde Atlantique.
Danser à jeun ÇA c’est concept !
© vinicius kozan
© vaïvaï
Au programme : on bouge son ass sans prothèse, sur fond de tambourinch, trianglech, accordéonch…De plus, l’eau de coco a des vertus proches du beau cul brésilien, elle désaltère, hydrate et draine (la cellulite, mais si mais si !). Ensuite, se faire Forro par Vinicius c’est un peu the sugar on the cachaça ! Sur le pont d’un bateau ça promet de tanguer, bref ça promet d’être chaud. De quoi faire oublier toutes les peaux de bananes et de citrons vert sur mon pauvre petit coeur qui saigne … l’amoureux – transi – comprendra.
© vinicius kozan
Mais je ne vais pas vous laisser comme ça tout de même ! à reluquer Vinicius en m’insultant. Alors je vous invite ! ouais carrément : Deux places sont à gagner pour une initiation au Forro avec Vinicius au Concorde Atlantique et à la date de votre choix. Pour cela rien de plus simple, il suffit de : 1. me lire, 2. aller sur le site de Vaïvaï ici, 3. me rejoindre sur mon profil Facebook et 4. me donner les 4 vertus à retenir de l’eau de coco Vaïvaï, je tirerais au sort le ou la gagnant(e) le 10 mai.
C’est trop youpi non ?
© concorde atlantique
Attention je veux une petite photo de vous en train de « forrer » sur mon wall ah ah !
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Précipitations d’avril
T’as fini de pleurer … ciel ?
Le mardi c’est moisi c’est le jour du coup de gueule anti pluie !
Non mais qu’est-ce que c’est que ce temps pourri ? On la connait la chanson du fil d’avril dont on ne doit surtout pas se découvrir mais là c’est plus un fil ma parole c’est une bobine !
Passons aux choses sérieuses, et si on se faisait un petit programme anti mouille GENRE fête à la grenouille ? avec plein de codes promo pour faire mouler leur cake aux précipitations.
Pour commencer, un trench. De ceux qui font ruisseler les gouttelettes sur le textile. J’ai choisi (ne me demandez pas pourquoi) de mettre un mec dedans. Chez Topman.
Puis, un parapluie forcément, avec des pois – forcément – pour mettre de la rondeur sous cette noirceur. Et en couleur pour mettre du rose un peu plus proche des joues. Chez Marks ans Spencer et pis c’est tout.
Histoire de rester dans la couleur, un bijou de marin de chez Tatty Devine pour montrer qu’on rit même sous la pluie. c’est ici, chez Mediumfashiongallery.
Enfin, pour rester présentable même sous la houle, sans que le maquillage ne coule … un mascara waterproof de chez Body Shop
Maintenant y a plus qu’à prier pour que le mois de Mai on fasse vraiment ce qui nous plaît !
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Black and White drama
Galliera hors les murs …
Je me disais bien que c’était Olivier Saillard que j’avais entraperçu par la baie vitrée de l’Ifm … pendant les quelques minutes de rêveries diurnes que je me suis carrément payées en plein cours sur la couleur (mais chut faut pas le dire). Et pour cause, le musée Galliera poursuit sa programmation hors les murs aux Docks – cité de la Mode et du Design avec la présentation simultanée de deux expositions : l’une consacrée à Rei Kawakubo, l’autre à Cristóbal Balenciaga.
Le couturier des couturiers
J’ai commencé par la Maison Balenciaga, l’une de mes préférées, où la collection présentée et assemblée par le couturier a été donnée par sa famille au musée.
Plus de soixante-dix costumes et éléments de vêtements, des accessoires, des photos, des croquis ainsi que des ouvrages sur l’art et le costume complètent cet ensemble. De longues allées métalliques, bordées de nombreux tiroirs mettent en valeur ces archives, où l’on redécouvre les inspirations de Cristóbal Balenciaga : la brillance du noir, la solennité des vêtements de cérémonie, les références aux grands maîtres de la peinture espagnole. Partout, la signature du couturier, son obsession des manches, comme les coupes exactes des vêtements. Y a pas d’autres mots : des pièces qui puent la modernité !
White drama
Puis après le noir vint le blanc … dans la pièce à côté, installée dans de grandes bulles en plastique, l’intégralité du dernier défilé Comme des Garçons, Printemps-Eté 2012. Une installation signée Rei Kawakubo, une déclinaison des grandes étapes – blanches – de notre vie : la naissance, le mariage, la mort.
Partout, des fleurs feuilletées, des satins à peine moirés, sur quelques trouées de dentelles, de grands manteaux et de hauts chapeaux rappelant les processions de Séville, et une robe de mariée chrysalide, cacedédi à la transformation qu’implique cet engagement, ça me parle peu, mais ça me parle bien, cette alternance de vides et de pleins !
Le ton de ce papier je m’en rends compte n’est pas aussi enjoué qu’à l’accoutumée, mais si je me souviens bien, ce jour là fut pour moi bien funeste, car finalement comme un écho au style tout en ruptures de Rei Kawakubo, cette journée marqua pour moi la rupture d’une équipe, d’une collaboration. Et là, au creux des vers de terre verts des architectures de mon école, c’est bien dans Le black and White Drama qu’on est…
expositions à la Cité de la mode et du design – jusqu’au 7 octobre 2012
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L’échelle de Jacobs
Marque by Marc
Après mon best sur « comment draguer aux arts décoratifs » post le plus lu de tout mon site (véridique by statistiques), j’y suis retournée pour draguer ! Encore une fois j’ai fait chou blanc, car
1. c’est pas à une expo de Mode qui plus est sur Marc Jacobs & Louis Vuitton que vous rencontrez du masculin hétéro (il n’y a qu’une petite chose sensible pour être sensible à la mode )
2. où avais-je la tête ?! j’ai plus le droit de draguer je suis casée ! (curieusement on se fait moins draguer quand on met sa langue dans la bouche de son marsouin)
Je ne sais pas vous, mais j’en ai entendu sur cette expo ! décriée, boudée, admirée, accusée de publicité déguisée … bataille entre déçus et émerveillés. Alors ce serait idiot de vous donner un ultime avis, le mien, qui à y bien réfléchir est foutrement non indispensable pour continuer votre vie. Mais pour réconcilier personne, faisons plutôt un petit match POUR ou CONTRE.
CONTRE
- les expos sur la mode seront toujours figées, on aura beau faire des Ah et des Oh ! le mannequin sans vie n’habitera jamais son vêtement
- Plutôt analyse que rétrospective qui disaient dans le staff … une analyse ou ça ? quelle analyse ? Louis Vuitton a t-il peur de perdre Marc Jacobs ?
- la galerie des it bags tous plus ignobles les uns que les autres, nous rappelle juste la mode et ses hystéries …
- Cette volonté de ne traiter que la période de la fin des 90′s époque où Marc Jacobs arrive à la direction artistique chez Vuitton. Le commissariat de l’exposition aurait -il oublié qu’entre les deux, d’autres hommes ont aussi contribué au succès de cette maison ?
- Une expo à textes bien écrits oui, mais mal éclairés
POUR
- Le sac sera toujours colporteur de style. Ne négligeons jamais le pouvoir du sac !
- Nos deux phénomènes LV vs MJ ont su s’inscrire chacun à leur manière dans leur époque pour innover et faire avancer l’industrie créative. Ils ont su s’approprier les codes culturels et ainsi faire bouger toute l’histoire de la mode.
- les mood board vidéo de l’univers de Marc Jacobs au premier étage, ses inspirations, ses références, de la magnifique Liz Taylor aux boules à facettes, en passant par Bowie ou Barbra Streisand … animé, coloré, rock. Marc a des goûts remarquables
- bon point pour la scénographie, où l’on joue à être tantôt spectateur, tantôt voyeur, à se refléter dans les miroirs jusqu’à en avoir le vertige, des extraits de films qui côtoient des dessins, sollicitation plutôt qu’interaction…
- Marc aime Paris, et nous on aime Marc. Il reste l’un des créateurs les plus doués de sa génération.
DONC
Soyons réalistes, le degré de réussite d’une expo dépend aussi des liens que vous tissez avec l’astre qui vous accompagne et qui a compris que le dimanche on aime avoir un peu de silence et ne pas répondre à trop de questions.
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Peau de vache
de la bonne blanche : la cosméto lactée
Il signifie tantôt l’absence, tantôt la somme des couleurs, se place au commencement des choses comme à leur aboutissement, à la charnière du visible et de l’invisible : Le Blanc.
Le blanc c’est la couleur de la pureté, de la virginité, du vide, c’est la couleur de la naissance, comme celle de la mort, de l’aube au linceul, c’est une vie colorée qui se déroule entre les deux… avec en option quelques nuits blanches avec votre amoureux sur le pis.
Le blanc c’est la couleur du lait, nourricier, symbole de maternité, du blanc d’oeuf et aussi du blanc de poulet, de la pana cotta, de la crème chantilly, le blanc c’est la couleur de la fleur de cerisier, du mariage et des produits de beauté ! j’ajoute que si le silence était coloré, je le verrais bien blanc. (cf. les fameux blancs des conversations avec belle maman).
Pas étonnant donc que les marques de cosmétiques jouent de ces références à la gourmandise pour embellir, à la pureté pour nettoyer, ou à la lumière pour lutter contre les teints tâchés. En somme, le blanc a des supers pouvoirs, le blanc lifte, repulpe, raffermit, unifie, hydrate et j’en passe. Et pour commencer, qui osera dire ici qu’elle n’a pas plongé son petit doigt de jeune fille mineure dans le célèbre Blanc de Chanel de maman ?
LIVRE BLANC
BLANC DE CHINE
Les marques asiatiques, elles, ont l’habitude d’emprunter les codes de la blancheur pour leur produits – design, packaging – ou leurs campagnes de communication. Le lotus blanc chez Kenzoki, ou les textures sensuelles de ses crèmes « de nuit blanche », ou « en neige » . Herborist – la chinoise - et sa mousse crépitante, une crème chantilly qui sent divinement bon et qu’on se retient de ne pas manger pour de vrai … ou encore la marque coréenne (que je love sérieux) Erborian et son Blanc de crème. C’est gourmand et c’est ça rend plus beau. Purée de haricots blancs quel programme ! Je verrais bien la même chose dans nos frigos, imaginez le tableau entre les cordons bleus et la laitue, la petite boîte du roquefort Société relookée comme un produit de beauté ! (l’éviter en masque si on veut choper)
BLANC BEC
Blanc jusqu’au bout des lèvres, le raisin change de couleur pour … la perdre ! Chez Lancôme c’est LA base, l’absolu rouge, un soin avant de poser la couleur . Chez Agnès b. le blanc appelé à la rescousse pour la transparence, la lumière, changer la couleur de son rouge habituel (Rouge B Perfect White, collection les transformateurs).
BLANC MANGER
En indécrottable convaincue des passerelles à tendre entre la mode et la gastronomie, Ladurée me donne raison encore une fois dans ma quête du graal transversal. « Les Merveilleuses » la collection de maquillage du célèbre fabricant de douceurs parisiennes arrive dans nos salles de bains ! on ne peut qu’imaginer de divines compositions à base de crème d’amande, ou de lait coco dans ces petits flacons pâtissiers… Mon marsouin a de quoi abandonner l’andouillette pour se réconcilier avec les desserts. Je vais tester, je vous raconterai.
Si il m’offre un fond de teint au boeuf bourguignon, je serai au bout de ma vie !
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H&M by Marni
Ou l’art de la cohue de plus 50 ans
Ok Marni je suis fan depuis 12 ans, alors je l’ai fait ! je suis allée faire ma maline le 8 mars chez H&M pour la sortie de la capsule by Marni. Accro de la mode oui mais en mode touriste : 11H12 dans la queue, pas avant. chui pas du matin-chui pas du matin. Ma cop’s Madame + à Genève ELLE avait déjà tout raflé à cette heure-ci, car ma cop’s Madame + est matinale ELLE ! et s’est fait un petit lever à 6.00 pour l’occasion.
Du coup de retour à l’IfM, on a comparé nos experiences shopping. ELLE à Genève qui se crêpait le chignon avec des quinquas fashionistas qui la veille d’un bootcamp H&M achètent des Bentley. MOI sur les Champs Elysées qui se crêpait l’escarpin avec des quinquas fashionistas pas sympas.
Point commun n°1 : la quinqua fashionista dans la queue de chez H&M by Marni n’est pas aimable.
Point commun n° 2 : qu’est-ce que la quinqua fashionista tronche de cake – qui a les moyens de se payer du Marni only by Marni - fout dans notre queue à nous gâcher notre joie en maugréant ?
Et la queue ce n’est que le début de l’aventure ! la collection avait l’air magnifique… sur le film de Sofia Coppola, et en photos. sur les portants à 11h57 comment dire … il ne restait ma foi que du blouson coton-vinyl qui ferait un tabac si dans une deuxième vie on était salarié comme spermatozoïde chez Woody Allen.
Deux foulards plus tard, la quinqua qui porte un manteau Marni tout court – 900 balles- ne rit pas à nos blagues de pauvres jeunes écervelées « qu’est ce que vous vous en foutez, au pire revendez ! » elle exige sa taille, elle fait la moue queue pour essayer, se paye le luxe de tout empiler sur la place que laisse sa Rolex – or et diamants- sur son avant bras.
L’avantage et c’est très méchant, c’est que la quinqua fait du rayon accessoires son terrain de chasse, largement plus qu’au rayon 36-38 ! (je sais je suis immonde et le stress me fait maigrir, ah ah !). Mais bon pas de quoi tétaniser non plus Marni a toujours taillé grand. Bref, j’arrache deux jupes imprimé tapisserie de Bayeux, un haut façon Out of Africa en 34 (j’ai pas de seins non plus)
Du côté de Genève, Madame + ELLE a le droit à un Personal shopper ! pour la guider dans son shopping, lui porter les objets de ses désirs, la guider dans les rayons, la conseiller sur les tailles, et l’emmener à la caisse. Du côté des Champs, purée on erre comme des truffes en attendant que les vendeurs ramènent ce que les quinquas ont laissé en cabine. Je m’improvise personal shopper pour une paire de boucles d’oreilles tellement énormes qu’on peut ne porter que ça, on ne se sentirait même pas nue… bien sûr vous l’aurez deviné la quinqua ne rit toujours pas. Tanpis je lui arrache des mains son bracelet en résine, Merde après tout j’ai un petit poignet !
Je décide d’aller fureter du côté des hommes, AAAHHHHHhhhh les hommes, c’est même pas la guerre, pas de cohue, aucune empoignade, là haut chez les hommes, on s’excuse presque de vous passer devant pour tripoter les cintres, j’ai limite honte d’être excitée, le modeux chic ne sourit pas forcément plus, mais du reste il est poli. LUI.
Là sur ce champ de bataille encore tout merchandisé, il reste des sacs, des chemises jaune poussin, des pulls, et des trenchs, allez je prends un foulard, un pull rayé en S pour quand je serai un peu ballonnée après les barbecues électro de cet été… et Oh ! surprise, je découvre à la caisse, orphelin et un peu chiffonné (y a du y avoir un combat de gladiateur en dessous) le petit blouson pour femme à pastilles bleues que j’avais repéré sur internet DANS MA TAILLE, c’est le plus beau jour de ma vie.
468 euros plus tard, je me dis … Y a une justice quand même.
Bon ok j’ai revendu la moitié sur ebay parce que la jupe-tapisserie me faisait plus ressembler à Marina Vlady dans la Princesse de Clèves qu’à la parisienne bourrée de (Campari) bagout. Pour rentabiliser, j’ai fait de ce petit blouson la star d’un apéro improvisé avec mon Marsouin (cette constellation) sur la pelouse de mon quartier, bah voui maintenant je dois surveiller mon budget.
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L’autre jour j’étais mannequin chez Valentino
Si plumage rime avec ramage, tresse rime avec …
Il y a quatre jours jours j’étais mannequin chez Valentino. Disons que si j’avais mesuré 10 cm de plus, il y a quatre jours j’aurai défilé comme mannequin pour Valentino. Disons qu’il y a quatre jours mes cheveux ressemblaient (en mieux) à ceux d’un mannequin Valentino. Bref, disons que je suis allée chez le coiffeur vendredi !
Disons que depuis que je suis passée du côté obscur de la force en me mettant en ménage, mon temps de mood board photoshopesque et d’Indesign tendancieux s’est vu sérieusement amputé ! Purée c’est qu’un marsouin ça mange, ça respire, ça passe sont temps à nous déshabiller, et ça change de chemise tous les jours en plus, bref ça décoiffe ! Il fallait bien une chevelure à la Baudelaire pour demeurer sur la voie impénétrable de la séduction… et ce, même en cuisinant tous les soirs, avec mes nouveaux potes Ariel & Actilift à faire tourner tous les deux jours.
J’ai relevé le défi, et c’est mon VRAI ami David Mallett qui m’a sauvé d’une domesticité des plus affligeantes. Car oui, je suis nulle en couture, je suis une quiche en repassage, et j’achète toujours les mêmes compotes Pommes-Poires par grappes de 8 ! Si j’avais des enfants, ils voudraient allez vivre chez ma soeur.
Voici donc comment je me suis présentée devant la caissière du Monoprix vendredi, cette dernière bigrement fascinée qu’un mannequin de chez Valentino achète du Campari.
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Sous les sunlights des tropiques
La mode paradise
L’Homme est un être contrasté (surtout la Femme). Il suffit que le ciel commence à se dégager pour qu’une envie de tropiques arrive, «surfe» plutôt devrais-je dire … sur nos silhouettes et dans nos placards. En témoigne ce tsunami tropical qui est littéralement en train de nous tomber dessus cet été. Les nominés sont l’imprimé Hawaïen, et son cortège de palmiers, de fleurs de paradis, de sunsets qui font rêver !
Une des tendances phares de la saison, qui après s’être largement exprimée dans les années 90 (c’est pas parce qu’on a pas un buste noix de coco, qu’on ne doit pas oser l’imprimé cocotier !) fait un retour remarqué sur nos robe-chemises et nos t-shirts loose de l’été ! Une tendance qui fait appel à la fois au côté funky des sports de glisse, Kitesurf, Wakeboard … et au glamour du ‘je sirote des pina colada en bikini à la playa ’ … c’est léger, comme diraient les surfers «facile à rider», une mode qui sent le monoï et les embruns !
Zoé Karssen fait des séries exlusives de tops et sweats à palmiers pour net-a-porter.com, on retrouve le motif chez Kookaï, Sandro, des impressions de soleils couchant chez Willow, Versus, I love my t’s … ou de fleurs exotiques chez Stella Mc Cartney, Christopher Kane, Claudie Pierlot …
Les maquillages ont l’aspect mouillé : les bases de teint sont nacrées (Paul & Joe), les gloss sont sur lèvres ou sur les paupières (collection Paradise Agnès b. au CCB) on se fait un look wavy en tortillant ses cheveux au sel marin (Bumble & Bumble), et un teint hâlé avec le Sun beam de Benefit.
La plage elle, est évoquée par les tons sable des slim 7-8 ou des Chino beige (Sessun, Leon & Harper) ou des shorts miel doré (Aubin et Wills).
Bref, je crois tout est dit vivement l’été !
T-shirts : Sandro 125 euros, Christopher Kane 200 euros et Shine 65 euros – Tongs Slim Havaianas 30 euros – Base de teint Paul & Joe 27 euros – Sun Beam Benefit 20 euros – T shirt et débardeur Stella Mc Cartney 185 euros chacun – California Kissin à la menthe Benefit 15 euros – Short Aubin & Willis 88 euros – Shell Clutch Pieces 49 euros – Débardeur I love my t’s 50 euros – maillot Touazra Oxbow 60 euros – T shirt impression sunset Willow 259 euros – Surf spray Bumble & Bumble 18 euros
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Madine france
Valérie Salacroux
Vous le savez ou vous ne le savez peut-être pas, mais le made in France est ma marotte, disons la plupart du temps, parce que le made in ailleurs est là tapit dans la mousse, qui vous guette. N’importe quand et surtout n’importe où. L’objet de désir reste ma foi désirable même si il n’est pas français. Et oui Messieurs Dames j’en ai fait les frais avec le mobilier madine france de ma société , et force est de constater que mes pièces bizarrement seraient devenues aussi désirables si elles avaient coûté 150 euros de moins, fabriquées en Indonésie. Je n’ai rien contre aller chercher les savoir faire rares et précieux là où ils sont, (ils existent et je les respecte profondément) en revanche je ne supporte pas que cela oblige certains métiers (marques) français(es) à agoniser (La chaussure à Romans, les bérets basques, la vannerie en Normandie, Les Niederviller, les Lejaby, les HB Henriot et j’en passe …)
Tout ça pour dire que j’ai été invitée à découvrir la nouvelle collection de sabots made in france de Valérie Salacroux, dans sa jolie boutique parisienne à deux pas de mon musée préféré, le musée Carnavalet.
A l’intérieur, des cuirs odorants et colorés, des sabots en bois de hêtre made in Dordogne donc, des compensées en liège, des sacs intemporels. Si vous ne connaissez pas Valérie, elle, connait tout de la cambrure du pied, de la ligne, et pour cause elle a appris le savoir faire et le travail des belles matières à Milan chez Miu Miu et Prada.
Shootés par le Sartorialist, plebiscités par les fashionistas hiver comme été, les sabots c’est LA cool attitude du moment. Ceux de Valérie Salacroux ont en plus la touche de glamour qu’on attendait et conjuguent créativité et savoir faire depuis le lancement de sa marque en 2001.
Une soirée bien sympathique, entre blogueurs tout aussi sympathiques, où j’ai enfin pu voir en vrai Isabelle de Accro de la mode que j’avais virtuellement rencontré lors du concours des blogueuses ELLE.
Les plus :
- j’avoue j’ai pêché : je suis repartie avec une paire de sabots à lanières aubergine que j’ai juste grave hâte de porter
- avant les jours ensoleillés où l’on hésite sur la couleur de son vernis-doigt de pied, on peut porter ses sabots avec des collants à fines côtes, ou des petites socquettes en fil d’Ecosse.
Retrouvez les séries limitées de Valérie et sa nouvelle collection aux couleurs vitaminées
dans son atelier boutique
6 rue du Parc Royal 75003 www.valeriesalacroux.com
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