Art & Expositions L'air du temps

Black and White drama

24 avril 2012
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Galliera hors les murs …

Je me disais bien que c’était Olivier Saillard que j’avais entraperçu par la baie vitrée de l’Ifm … pendant les quelques minutes de rêveries diurnes que je me suis carrément payées en plein cours sur la couleur (mais chut faut pas le dire). Et pour cause, le musée Galliera poursuit sa programmation hors les murs aux Docks – cité de la Mode et du Design avec la présentation simultanée de deux expositions : l’une consacrée à Rei Kawakubo, l’autre à Cristóbal Balenciaga.


Le couturier des couturiers

J’ai commencé par la Maison Balenciaga, l’une de mes préférées, où la collection présentée et assemblée par le couturier a été donnée par sa famille au musée.

Plus de soixante-dix costumes et éléments de vêtements, des accessoires, des photos, des croquis ainsi que des ouvrages sur l’art et le costume complètent cet ensemble. De longues allées métalliques, bordées de nombreux tiroirs mettent en valeur ces archives, où l’on redécouvre les inspirations de Cristóbal Balenciaga : la brillance du noir, la solennité des vêtements de cérémonie, les références aux grands maîtres de la peinture espagnole. Partout, la signature du couturier, son obsession des manches, comme les coupes exactes des vêtements. Y a pas d’autres mots : des pièces qui puent la modernité !

White drama

Puis après le noir vint le blanc … dans la pièce à côté, installée dans de grandes bulles en plastique, l’intégralité du dernier défilé Comme des Garçons, Printemps-Eté 2012. Une installation signée Rei Kawakubo, une déclinaison des grandes étapes – blanches – de notre vie : la naissance, le mariage, la mort.

Partout, des fleurs feuilletées, des satins à peine moirés, sur quelques trouées de dentelles, de grands manteaux et de hauts chapeaux rappelant les processions de Séville, et une robe de mariée chrysalide, cacedédi à la transformation qu’implique cet engagement, ça me parle peu, mais ça me parle bien, cette alternance de vides et de pleins !

Le ton de ce papier je m’en rends compte n’est pas aussi enjoué qu’à l’accoutumée, mais si je me souviens bien, ce jour là fut pour moi bien funeste, car finalement comme un écho au style tout en ruptures de Rei Kawakubo, cette journée marqua pour moi la rupture d’une équipe, d’une collaboration. Et là, au creux des vers de terre verts des architectures de mon école, c’est bien dans Le black and White Drama qu’on est…

expositions à la Cité de la mode et du design – jusqu’au 7 octobre 2012

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