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J’ai testé

Fashion & Design J'ai testé

J.Crew on t’aime

7 mars 2015

Le spot-to-be depuis le 6 mars 2015

Il fallait que j’aille célébrer l’ouverture tant attendue de JCREW qui ravit depuis quelques années déjà mon dressing et mon porte monnaie. De la chemise à carreaux pastel, au sweat Tie and Dye en passant par le blazer en tweed à sequins … je commence à avoir une petite collection qui risque de s’agrandir dangereusement. Hier, a ouvert le 1er shop JCREW français, Rue Malher – dans le trendy Marais – plus précisément, où 170m2 de parquet blond et puits de lumière lui sont dédiés.

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Et pourquoi JCREW ça marche ?

– Parce que c’est accessible, je veux dire, ça nous ressemble, des blouses en coton, des sweats à messages, beaucoup de denim, des talons pas trop hauts, des pièces faciles, mais qu’on oublie pas, et surtout pas trop d’égéries glacées parfaites qui effraient

– Parce que le casual est réinventé. Avec des fils argentés, des sequins, des broderies, du lurex, c’est la touche glitter qui fait rocker son treillis. L’alchimie contemporaine du fute troué et de l’escarpin rouge glossy pointu. Redoutable.

– Parce que Jenna Lyons sa présidente est d’un style fou, un boyfriend et un rouge à lèvres mat l’habillent… elle est parfaite en pantalon, elle est chic, elle est grande, et elle a des seins ! c’est tout ce qu’on demande nous pauvres accros de la mode. Et aussi parce qu’elle pose son fessier musclé sur des TOLIX sivouplé

 

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– Parce que beaucoup de boutiques ont du souci à se faire question accueil, service et accompagnement de la clientèle dans son EXPERIENCE SHOPPING. Bon ok ça vient d’ouvrir et la petite limonade gingembre-citron-vert fait partie de la chance du débutant mais quand même c’est tout l’art complexe de l’américain friendly (le même qui te fait un hug emphasé alors qu’il ne t’a vu qu’une fois, mais qui ne deviendra jamais ton ami).

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– Parce que à 82 euros le sweat c’est quand même pas la ruine, et que le détail qui tue est toujours là. (c’est lui qu’on paye, c’est l’intérêt, sinon on va chez COS).

 

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Art & Expositions J'ai testé

Les 250 ans de Baccarat, au Petit Palais

28 décembre 2014

Beaucoup d’années pour un « tout » Petit Palais

Le cristal : Entre Energie et Lumière

D’un point de vue « lithothérapique » le cristal est le phare dans la nuit. Il est la pierre de Lumière qui éloigne les ténèbres, illumine nos pensées et permet de se retrouver soi. Le cristal développe l’individualité et procure la force nécessaire pour construire pas à pas, dans la sagesse, ses projets de vie, tout en restant soi-même au milieu des influences extérieures. Il est curatif, il est énergétique. Il active le système nerveux et fortifie la colonne vertébrale.

Je relève le nez de mon écrit, je ris… je me demande alors si les maîtres verriers, et les artisans confirmeraient ces apports physiques ou spirituels gagnés auprès du fabuleux matériau. Pour ce qui est de ses propriétés « physiques », le cristal a celle de pouvoir parfois décomposer la lumière en arc en ciel. Mais il existe aussi une variété qui a des propriétés sonores étonnantes : si l’on les entrechoque délicatement, ils émettent un son cristallin, long et d’une infinie pureté.

Scientifiquement la symétrie des cristaux est bien établie. Ceux-ci jouent un grand rôle dans les propriétés physiques telles que la capacité calorifique, la conductivité thermique, la conductivité électrique, la capacité à propager le son.

Un panorama de la création de 1823 à 1937

Verres, carafes, vases, lampes, mais aussi lustres gigantesques, meubles en cristal, flacons de parfums, sculptures... 500 pièces d’exception renvoient au talent des maîtres verriers de la manufacture Baccarat.

Alors autant le dire tout de go, cette exposition est une merveille !

 

Fondée en Lorraine – sur autorisation du Roi Louis XV – l’illustre Manufacture de cristal a traversé les époques pour devenir un symbole d’excellence et d’Art de Vivre. Sur place, un espace entièrement dédié à l’histoire du célèbre verre Harcourt. Ce verre iconique inspiré du calice d’apparat et gravé du monogramme royal, commandé par le Roi Louis-Philippe en 1840, et qui sera adopté par Napoléon III, le Pape Jean Paul II, la Reine du Siam ou le Roi du Maroc.

Et une Galerie d’Honneur de pure magie ! illuminée d’une succession de lustres époustouflants.

 

Malgré la troublante beauté de cette exposition, je reste frustrée de n’avoir pu voir, étudier, apprendre certains détails techniques ou visuels sur le savoir faire de cette étonnante manufacture, la taille, l’obtention de la couleur ou la brillance qui sont de réels axes de différenciation de la marque… un film, des photos ou des dessins de ce qui se passait dans les ateliers… auraient été les bienvenus. C’est comme si Baccarat revendiquait uniquement son rôle d’apparat, de tour de force esthétique et oubliait celui, plus terre à terre certes, du « combat ouvrier » des maîtres verriers avec le feu, ou la matière. C’est dommage, le luxe passe à mon sens, par la main experte et caleuse avant de rejoindre nos tables somptueusement dressées.

Reste que le cristal continue à fasciner le monde, Baccarat assume une stratégie marketing axée sur le Lifestyle, le bijou, le luminaire et confirme que ses choix sont payants… pour l’instant. Son concurrent Lalique le suit de près, avec la particularité de sa matière « givrée », son recentrage sur ses racines, au coeur du bijou art nouveau, son merchandising « écrin ». Quant à Daum, loin derrière, est résolument tournée vers l’Art. La stratégie de « la manufacture de la pâte de cristal », qui a fait de la couleur et de la nature ses signatures, reste justement dans le flou artistique…

 

Baccarat, la légende du cristal. Petit Palais – secouez vous le cristal c’est jusqu’au 4 janvier 2015 !

 

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J'ai testé Love +++

I laine you

24 octobre 2014

Wool ah !

Aujourd’hui j’ai testé : Tricoter mon petit pull de take away !

Ce matin j’ai reçu un cadeau. Un paquet qui sentait bon, mais alors trop bon ! Sous le papier de soie étoilé et parfumé, un kit pour me remettre à tricoter (là je râcle hum, hum depuis le point mousse que m’a appris ma maman pour confectionner une écharpe pourrie à ma Tinie … je n’y ai pas remis les pieds, enfin les doigts !)


Et un coup de coeur comme ça, ça ne s’ignore pas !

Destiné à emporter sans me brûler les mains mon p’tit café-Jean Pierre au bureau je découvre un ravissant sac de coton écru, des aiguilles géantes en bambou, une pelote de Mérinos orangée, des tas de cartes colorées (tiens il est pas mal le brun sur la photo, je me demande si il sera à Who’s next la semaine prochaine …) des étiquettes sérigraphiées, des petits sachets adorables, une notice dessinée et Oh surprise des bonbons ! mais purée qu’est ce que ça sent bon dans ce paquet, c’est du musc du patchouli nan allez sérieux c’est quoi ?

Je lis des mots doux comme la laine contenue dans le colis : Peace, Wool, Hyper facile, Supra doux ! se Slow Manager… déjà ça donne envie de lover, lover sa journée, lover sa vie et lover bien entendu son petit pull de coffee cup pas encore tricoté … Je découvre donc cette nouvelle marque dont l’univers me séduit. Peace and Wool donc « imagine des accessoires et des vêtements très faciles à tricoter, par des gens comme nous. ../ les notices sont limpides, les laines 100% naturelles et de très grande qualité pour que les pièces que tu vas tricoter durent longtemps et que tu te sentes bien dedans ».

Une petite résistance indignée (sont trop fort chez Peace and Wool comment ils savent que j’aime bien résister et m’indigner ?!)

Et là tenez vous bien. Lisez ce qui va suivre c’est juste un peu comme je voyais la vie du temps de ma Maison de Léna : « Tricoter c’est renouer avec ce que l’on a oublié de nous apprendre, parce que nés dans le prêt à consommer (euh dans les années 75 on faisait aussi du point mousse et de la purée maison), c’est aussi fabriquer quelque chose, donner de son temps et de son attention, donner du sens à donner, donner de ses mains. »

Normalement ça doit donner ça, j’ai hâte ça va être grave stylé !

Bon faut absolument que je tricote mon petit pull de Take Away me dis-je sans plus tarder. Vite vite je déplie la notice ! ça tombe bien le niveau de difficulté est Beginner. Genre. Aucune excuse pour me planter, en une demi heure c’est plié, j’aurai mon petit pull de take away !

Une illustration didactique, plein de petits shémas … y en a beaucoup quand même pour un si petit pull. Je commence à suer, j’ai l’impression qu’ils minimisent la difficulté en imprimant YOUPI.

Puis je déplie la notice baptisée B.A BA du tricot

Comment dire, je crois que je suis con, je ne sais pas « monter 26 mailles » ! je sais monter des blancs en neige, monter à cheval, monter les escaliers, monter dans les tours, monter une surprise Kinder, monter sur mon amoureux tout émoustillé (j’ai testé si y a pas de cul dans un article les lecteurs décrochent), mais là ils m’ont séché chez Peace and Wool, j’en suis qu’au numéro 1 du B.A BA et les 26 mailles, je vois pas comment me les cogner ! La honte je décide de NE PAS téléphoner à ma mère, ni à COCO qui se fouterait bien de ma gueule.

J’essaye au moins de faire le noeud coulant

Je crois qu’il s’écroule coule bien là ! bon ça fait déjà 15 minutes que je m’excite et normalement je dois finir dans 1/4 d’heure. J’ai les doigts moites et je pense à ma copine la Miss K qui écolo comme elle est, aurait déjà monté toutes les mailles, changé de pelotes deux fois et le triomphe humble viendrait agiter son p’tit café Starbucks avec son petit pull de Take Away installé dessus !

Je prends un bonbon pour déstresser

C’est vrai que les notices sont limpides, le petit détail est qu’il faut juste savoir tricoter ! Les mailles à l’endroit, à l’envers, je me rappelle plus comment je faisais pour cette pourriture d’écharpe de poupée Tinie (qui entre autres faisait pipi) !

Tout en suçant mon bonbon, je me caresse doucement le visage avec le Mérinos, pour oublier que la sensation de mon petit pull de Take away sur mes mains crevassées de froid, je risque pas de la connaître ! Il me reste 5 minutes, je sens que je vais fourrer la coffe cup dans la pelote.

j’en suis à ça

Là il me reste 3 minutes je commence à m’encourager comme le faisait Philippe Lucas avec Laure Manaudou, j’ai les lèvres qui tremblent mais non je ne pleurerais pas, espèce de blondasse incapable « de donner du sens à donner« , infoutue « de donner de ses mains » !

30 secondes, je décide de faire une sculpture de Take Away .

Ta dahh !

Alors oui je m’adresse à toi Peace and Wool, j’adore ton concept, le ton et le coeur que tu y mets, j’adore ton ténébreux mannequin d’écharpe, ta petite saucisse d’amour emmaillotée dans son mérinos douillet, mais pitié viens me donner des cours de jersey !


www.peaceandwool.com

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J'ai testé voyage voyages !

J’ai testé : Le Parc d’Attractions de l’UNESCO

26 août 2014

Une nuit au Mont Saint Michel

Le patrimoine de l’humanité n’a plus rien d’humain. Voilà que j’ai eu une idée remarquable pour les premières vacances de mon petit bonhomme de 18 mois, lui faire passer après 9 jours en Bretagne, une nuit à Disneyland au Mont Saint Michel ! lui, remarquez, n’aura vu que la salle de bain minable de l’hôtel tout aussi minable que j’ai déniché sur booking.com. Lui, n’aura pas été transporté par le mysticisme du lieu sur fond de parcours nocturne …

En quelques étapes, oyez l’aventure
STEP WOUANE : le piège

Je suis à Paris, courant février, je clique à tout va sur les sites de certains voyagistes qui m’ont, par le passé réservé de bons souvenirs (Un hôtel charmant et pas cher à Venise, une chambre propre et design à New York, un week end stylé à Saint Emilion, une nuit avec vue sur le canal à Amsterdam …) bref, je me laisse berner par les photos d’une chambre que je ne connaîtrais jamais puisque celle que j’ai occupé n’a jamais été mise en ligne – curieusement -. Je donne donc avec empressement mes numéros de CB aux honnêtes gens des TERRASSES POULARD. La magie du lieu vaut bien un petit sacrifice, me dis-je, je signe donc pour 188 euros la nuit ! Et reprend mon activité normale, au bureau, acheter, dénicher, accepter le nombre olympique des réunions auxquelles je suis invitée, et bien sûr rester polie quand le Mr T. me balance à la face le catalogue de LA C…. en pleine réunion. M’en fous dans 5 mois je pars en Bretagne et au Mont Saint Michel moi Môssieur.

STEP TOUT : je m’emmêle les pinceaux dans les dates de résa

Maman m’informe que rester à Hirtz plage au 15 août la branche moyen, et qu’elle ferait bien un petit dossier manuscrit « histoire et tradition » de 30 pages dont elle a le secret en allant se recueillir sur le Mont. OK je fais, je réserve une autre chambre et je décale les dates. EASY pour une habituée de Booking.com comme moi. Je fais une annulation puis une autre résa, et puis non, finalement je ré-annule tout pour reprendre ce coup ci deux chambres d’un coup. Z’avez vu un peu la maîtrise 2.0 de la vacancière.

STEP FRUIT : je booke le Moulin de ROSMADEC à Pont Aven en semaine de vacances 1

Maman m’informe que rester à Hirtz en semaine 1 la branche moyen, et qu’elle ferait bien une cure de fruits galettes au beurre salé pour fêter les 4 kg qu’elle vient de perdre. PAS DE SOUCI je fais, je rajoute une nuit pour nous à la moulinette, et je booke pour vous 9 jours. Félix est ravi il va enfin pouvoir profiter de son Papi et de sa Nanie qu’il ne voit pas souvent. Je donne avec empressement mes numéros de CB pour être bien sûre de partir, parce qu’on est déjà en avril et y a eu des changements de management au bureau, qui m’ont secoué sévère. Allez kesstutenfou ma cocotte dans 4 mois t’es en vacances !

STEP FORT : 3 semaines avant le départ, l’envoi du mail de confirmation à la mère Poulard pour ses Terrasses

De : Moi

A : Mère P.

Objet : notre réservation dans votre établissement

Chère Mère P, je tenais à vous confirmer notre réservation de 2 chambres, pour la nuit du 13 au 14 août. Vu la présence de mon bébé, qui n’a pas réussi à sympathisé sur les plages du Finistère pour y rester entre potes, nous l’installerons avec nous dans son lit parapluie Babybjörn (qui est une tuerie de compactitude). Bien à vous, 

De : Mère P

A : Moi

Objet : RE/ notre réservation dans votre établissement

Chère Jeune maman, c’est avec un plaisir non dissimulé que nous vous accueillerons du 13 au 14 août, puisque votre réservation est confirmée, dans notre magnifique établissement, qui a 3 étoiles au demeurant et qui a reçu le label certifié conforme par notre maire Mr V. (propriétaire entre autres et en toute simplicité de 17 autres lieux du Mont) de « tourisme d’exception ». Nous mettrons si vous le désirez à votre disposition un lit d’appoint pour votre bébé afin qu’il puisse tester de nouvelles literies de qualité. Mystiquement vôtre, Mère P.

STEP FAILLVE : autant de soleil en France c’est pas croyable

On peut même rester plus d’une heure sur la plage ! c’est trop de la bombe le Finistère Sud, d’ailleurs la plage elle s’appelle plage de TAHITI, en référence aux eaux turquoises et à ce surplus de soleil qu’on sait même pas quoi en faire tellement on s’étaient habitués aux pluies nuageuses parisiennes, premiers pâtés, premier bain, premier boudoir au sable, premier chapeau perdu (y a plus de vent qu’à Tahiti on dirait ?) Papi aime capter le WIFI en bord de mer. Le moulin est charmant, accueillant, tout le monde est gentil et nous dégustons des plats raffinés (j’ai même goûté de la langoustine crue en maki !) et des galettes de blé noir. LA VIE ! Nous renonçons quand même au combo ZODIAC-GLENAN, pour cause de bébé trop petit.

STEP SEEKS : l’arrivée sur le Mont Saint Michel est magique

Ce promontoire surplombé d’une abbaye devrait appartenir au patrimoine de la marécagité. Et que c’est bien organisé, avec ce parking en plein air pour voitures en batterie, et ces navettes pleines de poésie et de japonais. Les nostalgiques sont quand même venus pieds nus, crottés jusqu’aux genoux pour se la faire à l’ancienne, du temps où les fidèles ne connaissaient pas Hello Kitty. On sent tout de suite qu’on va être bien, tranquilles, au contact d’humains pieux et profondément altruistes. Nous voilà dans la place. Mon père et son baluchon me regardent tous deux avec l’air d’avoir envie de me tuer. Du Saint Michel en porte clé, du Saint Michel en pendant de sac, du vitrail en pare soleil de voiture, de la bagouze Triskel, tout ici respire le chic de l’authentique Normandie unescoisée. Pauvresse je pousse ma poussette avec bébé hurlant à l’intérieur, les pavés doivent lui donner des impressions de PowerPlate. La valisette, le rehausseur, le chauffe biberon, ma tenue de fête pour Saint Michel, le lit babybjörn, tout est là entre ciel et terre, et écrasé par les altruistes qui veulent passer coûte que coûte devant/sur le bébé. Comment ? 20.000 visiteurs par jour vous dîtes ? je crois qu’on est dedans, et puis 15h c’est pas comme si c’était la pire des heures non ? putain j’ai pas de plan, il est où cet hôtel ?

STEP SEVEN : des airs aux film de D.FINCHER, l’installation chez la mère P. et ses Terrasses

Nous prenons nos quartiers dans les appartements de l’établissement suscité, qui n’a pas de budget pour rénover ses structures ou nettoyer son gagne pain, mais en a assez pour se payer des tsunamis de commentaires altruistes sur TRIPADVISOR. Bienvenue aux pétasses de la Mère Molard Terrasses de la Mère Poulard. Nous sentons tout de suite le caractère altruiste, du site, du personnel, du maire, et sommes fermement invités à payer la chambre AVANT d’y avoir dormi ou de l’avoir vu, j’attends du reste encore la proposition du lit d’appoint. Après 25 minutes d’attente à la réception, je viens de comprendre … qu’il y a une annexe plus haut sur le Mont Olympe, plus RESORT vois-tu, moderne et tout, à seulement 454 euros la nuitée. Je perds légèrement la foi en arrivant dans la 201, côté rue, je vois d’un côté mon ticket de CB que je serre encore dans ma main tremblotante et qui semble m’attendrir avec ses petites chiffres mouillés, et de l’autre la tronche des chambres !

Une moquette rouge foncée, (enfin je crois) tâchée par des décennies de fidèles altruistes vraisemblablement aussi propres que des sangliers dans une souille, je les imagine mains jointes en train de prier pour que cette constipation passagère cesse et de voir leur voeu sur le champ exaucé. Et les moisissures de la salle de bain, des milliers de petits champignons agenouillés sur l’autel des pièces d’eau, comme ça fervents, repentants peut être même, les luminaires et le mobilier cassés, triturés, recloués, les murs infiltrés, les plafonds aux crevasses maronnasses. OH MY GOD ! et le patrimoine de l’humanité là haut dans sa nef, il dit Amen ou bien ?

 

STEP HATE : c’est bête nous n’avons pas pu terminer le questionnaire de satisfaction le bureau s’est écroulé

Je donne mes consignes : ne retirer sous aucun prétexte une miette de chaussure, d’une miette de pied, d’une miette de membre de ma famille. Puis m’adresse à Saint Michel directement : Dites donc Michel -, c’est téméraire de laisser un questionnaire vierge Marie de satisfaction comme ça dans un endroit si cher pour si peu de respect pour les touristes ?  Vous ne tenteriez pas le diable par hasard ? Je vous signale qu’elle n’est pas qu’à la France votre baraque, mais à l’Humanité toute entière. 

On installe le lit du marmot dans la salle de bain, ouf il rentre ! mon adorable gosse blond va dormir la tête dans les chiottes… moi qui m’y préparais pour ses années de cuites au lycée, je trouve cela un peu prématuré. On prend des photos pour informer le nippon qui lui, pourrait dormir ravi dans un cagibi que ce n’est pas le charme français, mais qu’il se fait juste arnaquer, je vais checker chez les parents, purée les tâches sont encore plus larges, plus foncées, (mais c’est quoi au juste du café ? du sang ? du vomi ? de la sauce grand veneur ?) le moisi tire vers le violet, et le plafond a l’air rouillé. Le marsouin lui en profite pour faire la grève de la propreté, moi je tente la douche, bien tenté, je n’arrive pas à rincer le shampoing avec un si petit filet de sardine d’eau douce.

STEP Taigne : Je redescends à la réception pour demander les horaires de l’abbaye et son parcours nocturne en gelée

Là, j’assiste à la tristesse d’une maman chinoise, descendue à la réception pour « gueuler », et qui s’exprime dans un français parfait (putain mais qu’est-ce qu’ils ont a adorer tant la France ?!) : elle n’arrive pas à faire entrer le lit de son bébé dans la chambre. Je me mords la lèvre pour ne pas lui dire qu’elle aurait du acheter un lit Babybjörn bien pensé et donc SCANDINAVE ! véridique la réceptionniste (ALINE pour qu’elle revienne !) lui propose de dormir dans une autre chambre que son mari pour essayer de caser le baby dans son lit. C’est bien connu faire une pause couple pendant les vacances est bénéfique pour la durabilité de son mariage. Le temps d’halluciner sur le digne établissement qui vient – peut être – de se goinfrer le pognon d’une nouvelle chambre, je change de requête, et lui demande un plan / infos pour aller la visiter ct’e abbaye de malade, de nuit. « je n’ai pas de renseignements ici, il faut aller à l’office du tourisme à l’entrée du Mont« . Oui bien sûr à quoi je pense parfois, c’est pas comme si elle travaillait tout le temps ici. On sous estime l’implication des professions d’hôtellerie, et liées au service client, ils ne sont pas briefés des horaires de leurs attractions touristiques et n’ont pas le temps d’aller visiter les curiosités culturelles. Puis elle ajoute, le petit déjeuner est servi entre 7h et 10h et coûte 25 euros par personne. Je souris crispée à la chinoise ravie de s’être débarrassée de son mec pendant une nuit pour faire du Cododo avec son petit, petite gâterie qu’il doit lui refuser depuis des mois.

STEP ILAIVEUNE : On sauve les meubles en mangeant des crêpes, sèches et sans beurre ( y a t-il un commerçant honnête ici ? ALLO ? ben nan ça répond pas)

Et on file coucher le petit dans ses chiottes… Les parents ont bien essayé d’aller se recueillir dans l’abbaye vers 17h et de saluer Michel, mais ils se sont pris une quenelle à l’entrée du site, 40 minutes d’attente. Y a que moi et ma mère qui sommes capables de se fader des queues au nom de la culture ! Pour le coup notre parcours nocturne s’est fait plutôt dans le calme, et à part quelques soucis digestifs liés à la fermentation des crêpes+cidre pression, en 15 minutes la file d’attente était bouclée, et nous avons pu ENFIN déambuler seuls dans ce lieu assez incroyable avouons le. Les photos parlent d’elles même.

2 heures après, les échoppes Hello Saint Michel closes, nous rentrâmes retrouver notre petit gardé par ses dévoués grands parents. Mais l’épopée ne s’arrête pas là, pas de bébé dans les chiottes au retour ! ouf je l’entends gazouiller chez les parents. L’alarme incendie s’étant déclenché à grand bruit 1 heure après notre départ, le bébé traumatisé, a hurlé sa mère tout seul dans ses toilettes …

STEP TOUELVE : paquetage vite fait bien fait, prêt à se barrer à 8h30 sans petit- déjeuner

Les navettes dégueulent leurs touristes dès 7h30 sur le Mont, fallait se grouiller. De toute façon on était déjà réveillés depuis 5h00, les fenwicks venant approvisionner en cendriers Saint Michel les boutiques du Mont et milliers d’oeufs pour les omelettes Poulard à 39 balles. Vite !

STEP SHIRT-TINE : mon commentaire illustré de photos en live sur TripAdvisor …

Allez là ! je vous laisse le chercher pour rigoler.

Pourquoi je suis allée vérifier mes comptes bancaires au retour, je ne me l’explique toujours pas Monsieur l’agent. Pour rigoler toujours, 235 balles prélevés EN PLUS, rapport au cafouillage des résas de la STEP 2. Saint Michel Archange, le plus bel ange du ciel, dit-on.

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ILYA & EMILIA MONUMENTA

25 mai 2014

L’étrange cité

 

De la Tour de Babel à la ville de Milet, de la Saline Royale d’Arc et Senans, au Phalanstère de Fourier, en passant par la Cité Radieuse de Le Corbusier à Marseille, la cité idéale ne cesse de fasciner les architectes, les urbanistes, les artistes, les utopistes.

 

Ville rêvée, ville programmée. Pays imaginaire pour peuple heureux ( ?) C’est ce à quoi le couple KABAKOV nous propose de réfléchir pour cette nouvelle édition de l’exposition du Grand Palais MONUMENTA.

 

La Cité Etrange est comme les Utopies du même moule, conceptuellement élaborée avant d’être matériellement construite, et sa fondation résulte d’une volonté intellectualisée. Découpage spatial, démographie, politique ; campagnes rationalisées … Est -ce qu’on y est plus heureux, je ne sais pas… Adultes pensants, et souvent trop chiants, nous sommes déjà dans la connaissance et la comparaison, pour que le système réussisse, il faut sans doute être comme l’enfant qui ne connaît rien et a besoin d’un cadre pour être heureux. J’irai quand même demander aux Habitants de Neuf Brisach à l’occasion ce qu’ils en pensent (Vauban avait gravement des idées de Cité Idéales de la Renaissance).

Vers un épanouissement de l’humanité ? 

Il demeure qu’ici, la vision est poétisée, (et truffée d’un tas de maquettes de ouf !) et l’on s’interroge sur comment rencontre t-on les anges, sur une coupole qui se repose, allongée au sol plutôt que perchée en hauteur, ou quels seraient nos dimanches dans une salle de musée sans tableaux ?

 

C’est dans un village grec donc, tout blanc, que l’on déambule, sans string et sans Tzaïziki. Le dispositif architectural lui, nous invite à entrer dans l’intimité de maisons, ou de lieux qui finalement nous éloignent de ce qu’on était venus chercher, la monumentalité !

A ce propos voir http://mymillionfashionblink.com/les-boules-de-geisha-reviennent-a-la-mode/

 

 

Même si la douce spiritualité de se questionner sur un monde où l’on serait plus heureux, m’interpelle, entendez un monde où nous serions plus à même de s’approprier notre passé, pour mieux vivre notre présent et ainsi gérer sa transition avec notre futur … bref, nous restons étriqués dans cette succession de petites pièces, qui nous force à l’introspection. Le parcours presque muséal enferme. Et moi j’avais envie de grand air et d’ouverture(s) ! Une grosse claque monumentale bien énorme et spectaculaire, au moins aussi épaisse qu’un BAMBI remasterisé un week-end de gastro.

Même si tous les magazines d’art nous dirons combien c’est chic d’aller s’instruire à La MONUMENTA, je reste dubitative sur l’appropriation de l’espace.

 

 

 

Félix lui s’éclate ! avec ses petites pompes de marche, à faire du charme aux médiatrices MONUMENTA, lui et sa petite figure d’ange tout droit sortie d’une ville UTOPIE (Rue Sésame ?) et ses petits pas maladroits. Et l’oeil humide regardant mon angelot, je me dis que vu de ses yeux à lui oui c’est monumental ! alors mon avis au fond on s’en fout.

 

En ce jour de fête des mères, (BONNE FETE MAMAN ! ) une fois n’est pas coutume, une spéciale dédicace me vient, lorsque je pénètre dans la salle des Portails… OUI je pense à mon père et au sien (de portail) – forteresse en fer forgé sculpté de petites grappes de riesling par un compagnon du devoir itou itou – et destiné (non pas à empêcher que le chien ne se taille comme un lâche chasser seul dans la campagne alsacienne, mais ) à le protéger de l’enfer de la sphère collective.

A propos de sphère collective, merci à la fête des mères, qui nous a permis, (moi j’ai eu la mienne pendant la sieste du petit Mouarrf ) de visiter tellement tranquillement, qu’un achat d’un carnet des excellents dessins des hôtes fut fait à la boutique. C’est dire l’état de coolitude.

 

 

MONUMENTA au Grand Palais jusqu’au 22 juin – et  c’est 6 euros l’introspection

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Carnet Anversois

1 décembre 2013

Les Rebelges

Nous étions toutes les quatre à ANVERS mercredi dernier. Quand je dis toutes les 4, c’est moi, ma rhino, ma sinusite et ma pharyngite. Comme ça, ensemble, soudées, comme les doigts de la main (gelés) comme les amygdales (qui doublent quand elles sont en feu, ah bon vous ne saviez pas ?). Une team quoi !

 

Et je ne regrette pas une minute, tellement c’était beau, bien, bon. Dépaysant presque. Pas de François Hollande qui fout le moral à Z ici. Des commerçants qui assument leur supplément de hype, ils savent eux. Une signature, une raison de faire venir. De la création, du cher et du moins cher, du moche (oui le Meir c’est moche) et du fashion (Le Fashion Department de la Royal Academy of fine arts, et des boutiques transversales à tomber). Mais toujours arty.

 

Je dis transversales car c’est le nouveau wording pour Concept Store. Car il s’agit bien de cela, mixer des produits de tous les genres avec l’oeil pour les sélectionner, et l’art de les faire cohabiter. J’en ai marre des concepts stores.

Ce fut rapide, aller-retour dans la journée, et j’ai tout fait à pieds. J’ai même retrouvé ma petite cousine – étudiante dans la célèbre école de mode – pour déjeuner d’un KROK pas cher du tout et de soupes chaudes dans une tarterie cosy du quartier de la mode, près du Musée, que j’ai pris soin avant bien sûr, d’aller visiter.

 

Un panorama de la création flamande et belge depuis 50 ans. Des silhouettes avec un style inimitable. La muséographie raconte l’histoire de ces créateurs célèbres aujourd’hui (Margiela, Ann Demeulemeester, Dries Van Noten, Véronique Branquinho…) en dévoilant leurs dessins d’étudiants. Touchant.

Puis, le Palais de la Mode où les équipes merch de DRIES VAN NOTEN y installaient des plumes d’autruche colorées et animées, pour qu’elles puissent faire la roue en vitrine : « achetez nous, shoppez moi ! venez faire vos gifts chez Dries « ! il m’a semblé qu’elles criaient (mais y avait du vent).

 

 

C’est là que j’ai entamé mon tour sérieusement. (j’avoue m’être épuisée à vouloir prendre le métro depuis la gare le matin – 45 minutes de perdues ! – que c’est mal foutu, tu retrouves pas les lignes et que en clair ça pue de la raie niveau transport)

Flamant 

chocolaterie Dominique Persoon

Boutique HADHI

Because Fair is Beautiful

Des boutiques (une deuxième à GAND)  avec une dimension équitable qui semble réelle – pas comme d’autres – si à tout hasard vous voyez de qui je parle - qui travaille avec des coopératives d’artisans au Kenya, aux Philippines, ou en Colombie, impliquant des projets pour l’accès à l’eau potable ou des rémunérations justes.

J’y ai vu des paniers tressés et tie and dye magnifiques, des cocottes culinaires en argile noire de Colombie, un tabouret de je ne sais où mais avec des pieds fluo archi désirables et puis j’ai acheté un petit sac à main incroyable en bois et en laine bouillie de chez ONTWERPDUO pour me faire plaisir et me la péter dans le Thalys avec des sacs de shopping.

   

 

 

 

Passons sur la boutique Petit Pan, dans la même rue, parce que au fond ce n’est ni flamand, ni belge. C’est créatif mais parisiano-chinois

 

Garde Robe nationale

 

Une boutique pleine de marques locales, plutôt moyen / haut de gamme, avec un sens des couleurs que je n’ai vu qu’ici. Des accords très particuliers dans les tons, qui me parlent. Du vert sapin et de l’orange fluo, des gilets tie and dye.

 

 © R. Vandekerckhove

J’ai craqué pour une maille d’une créatrice belge ROOS VANDEKERCKHOVE, beige, bien douillet avec du jaune et du pink fluo. J’y ai découvert la marque JUST IN CASE, que j’ai adoré, pour les girls sans chichi, avec des imprimés graphiques, des cardigans, et des robes très féminines (environ 160 euros). Sinon, les chaussures ont l’air folles ! je reviendrai cet été.

A signaler de belles pièces pour la marque Magdalena. Moins surprenant, des marques comme CLOSED, ou TARA JARMON.

 

« Nan mais attends, tu devineras jamais ce que la prof de jupe à godets m’a dit c’te P*** ?!! ?? »

YOUR

 

 © Instagram YOUR

Décidément, ils aiment bien le mixage les belges. Une boutique « transversale » encore, avec des objets, des cadeaux, de la mode, des accessoires, et même un coiffeur. Notons au passage : Grosse tendance sur le jeu de Memory. allez savoir pourquoi, mais mettez en sous le sapin, moi j’dis. Allons y gaiement : Acne, Cire Trudon, Dr Vranjes, Pop up, DOIY Design, Suck UK, Kikkerland, Ibride, Korres, Timex, Bellerose, Delo, Comme des garçons …

 

Grote Markt

La big place que toutes les villes ont. En ce moment, les petites maisonnettes du marché de noël étaient en train de s’y installer. ça ressemble aux villes du NORD et à Bruxelles.

 

 

 

 

 

The Recollection

 

 

Plus qu’une boutique, un cabinet de curiosités. Nichée au coeur du quartier des antiquaires, the Recollection est apaisant, et foisonnant. Blanc, juste ce qu’il faut d’usé, de design et de tranquilité. Des tables peuplées de parchemins, des lampes,, des bougeoirs en cuivre, de la vaisselle, des petits meubles. On y trouve The Gentle Factory, Piet Hein Eek, Studio simple, Jars, Textiel Museum Tilburg, Aesop.

 

Les vitrines des antiquaires de la Kloosterstraat, des petits airs de nature morte flamande

Graanmarkt13

 

 

Magnifique maison au bout d’une arrière place. Une perle blanche jusqu’auboutiste, avec sa boutique au rez de chaussée, son restaurant au sous sol, et une galerie au 1er étage. C’est l’expérience 13 : des cabines d’essayage confinées, où l’on est enroulés par un escargot de lin, une offre mixte et mixée, raffinée et parfois décalée, des senteurs qui font rester. Hay, Midori, Santa Maria Novella, Anne Claire Petit, Marni, Isabel Marant Etoile, et des designers amis présentant leurs derniers objets.

 

 

Et hop, sur le retour vers la Centraal Staation (tout A deux A là baas) je suis vite passée m’aacheter un Diaamant et je suis rentrée  !

 

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Un noeud à la gorge

11 novembre 2013

A la vitesse de 54 noeuds

 

En ce moment je suis à 100 à l’heure, comprenez 54 noeuds donc. Et ne voilà pas qu’en deux jours, je ne vois que des noeuds, pas du petit flot de paquet cadeau, non du lourd, du noeud artistique et du noeud papillon.

D’abord c’est le noeud-noeud de Miss Dior qui m’est apparu. Celui que Joana Vasconcelos expose au Grand Palais (Galerie Courbe jusqu’au 25 novembre c’est gratuit, allons y !). Dior c’est la consécration du féminin délicieusement chichiteux, de la petite jeune fille en fleur à la Madame en rose et noir. Floraison enrubanée, bonjour, moi je m’appelle Christian.

 

Et puis vint le noeud du MIF. Alors c’est quoi le MIF me direz vous ? MIF c’est Made In France. What else ?!

Oui pendant que vous, étiez barré chez les potes, la family, chez Roméo en week end de 3 jours, ou à Thoiry avec les mômes, moi je déambulais au Salon éponyme. Loin d’être fashion à première vue. Je vous réponds : C’est sûr, le MIF c’est pas M&O (maison et objet ndlr), y a pas du designer branché tous les 4 mètres et des nanas avec des franges à mi front qui portent des gros colliers. Le MIF c’est aussi l’innovation du découpe saucisson en bois de buis qui est niqué à cause du gras. Mais que la France est belle !

Et là je rencontre Hugues, à moins que ce ne soit Alexandre, bref, l’un des fondateurs de ONCLE PAPE, le noeud papillon des hipsters, le noeud papillon en bois ! fabriqué par un ébéniste périgourdin, siouplait avec des petits morceaux de textile récupérés en guise de noeud central. Et ce noeud là, il déchire.

Et pourquoi il déchire ?

1. parce qu’il n’est pas arrivé tout seul et qu’en Oklahoma en 2012 Woodenbowties lançait les siens. Nous avons donc ici l’authentique version du noeud papillon en bois french touch. Arriver trop en avance n’est jamais bon.

2. parce qu’il est mixte, et que sur une fille c’est carrément et furieusement mode. C’est la broche de cou pas goudou du tout (parions qu’au prochain M&O les nanas avec les franges à mi front quitteront leurs gros colliers pour les fameux noeuds en bois).

3. parce que le bois c’est le matériau 2013. La boissellerie nous envahit, partout dans la maison, dans son salon (voir les exquises créations de Caroline Gomez ou de Kann design) en cuisine (ustensiles, et cagettes genre chez Pic vert & Cie) en coque d’iphone (Grovemade), en accessoires et donc maintenant dans son dressing ! Chez ONCLE PAPE, on trouve ces créations en bois de Rose, de Buis, en Olivier, mais aussi en Acajou, Palissandre, ou en Cèdre.

4. parce que les jeunes entrepreneurs passionnés qui ont tout compris de la puissance du 2.0 alliée au Made in France, bin ça fait plaisir.

5. parce que c’est le prix d’une cravate ! entre 55 et 80 euros, que le packaging en carton est canon et que le merch est astucieux.

Et là, à l’aube de ce mardi de rentrée, le noeud à la gorge d’une fin d’un week end de 3 jours, se desserre…

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Se Braquer au Grand Palais

19 octobre 2013

Braque, l’expo

« Faut pas se braquer » qu’on me répète à tue-tête. Hein t’es pas d’accord Georges ?

Et pourtant parfois y a de quoi, se faire envoyer péter, sur les roses, communiquer avec des gens qui n’ont jamais le temps de vous entendre, encaisser les sermons pour laisser les egos s’exprimer… Coordonner des gens qui n’ont pas envie de collaborer, courber l’échine qui a perdu en muscles depuis la grossesse, ça tire et ça brûle, mais faut céder, sourire et continuer à avancer. Fermer les vannes de la répartie, se faire tout petit pour pas emmerder, pour pas déranger.

Alors c’est sur, c’est pas dans ma nature, ça se rapproche dangereusement de ce que je déteste le plus : SUBIR, bien entendu, ça me fout une humeur de chien, de Braque de Weimar plus précisément. Mais pas avec des « Crottes, Zut, ça suffit, je vous demande de vous arrêter ! » Avec un bon caractère Est allemand plutôt.

RIP Guido …

Fermons la parenthèse. (accolade n’est pas un mot utilisé là où je suis). Et dans ces moments moisis de la vie, ce qui me fait du bien moi, c’est l’Art. Mais pas flâner dans un musée rempli de connards à la retraite qui vous bousculent parce qu’ils ont eu le coupe file du siècle, pas de partage à la noix, ou d’échange avec mes congénères, Non, mon kiff à moi c’est d’être en tête à tête avec la peinture. Elle me soulage, et m’apaise. Alors comme je n’ai plus de voix pour faire la guerre, je me suis barrée plus tôt en semaine, absolument pas pour des raisons de shopping, ni même pour retrouver ma nounou championne internationale de la tronche de cake, avec ses mensonges et sa démission (salvatrice !). Mais bien en mode PRIMAIRE pour me reposer l’esprit, le moral et les yeux en regardant des couleurs et des formes ! (putain mon ex prof d’histoire de l’art me filerait un zéro).

Quoi de mieux d’aller se Braquer toute seule comme une grande à l’expo Braque du Grand Palais ?! Pour un vendredi soir je ne vois rien. (Moui un ballon de Loup dans La Bergerie pourrait rivaliser)

 

Et je n’ai pas été déçue… enfin pas complètement disons. La teneur des propos était bien adaptée à mes sentiments « Une toile fauve qui ne rugit pas » C’est à peu près ce que je suis devenue, et même si ça ne me ressemble pas tout à fait, ceci me livrera par la suite bon nombre de précieux enseignements j’en suis sûre. Alors je serre les dents.

 

 

Mon moment extatique, fut la période fauve de Braque, qui de 1905 à 1908 nous fait du petit paysage lumineux et sérieusement porté sur le mauve jauni. Le Cubisme lui m’emmerde. Et me rappelle trop les petites cases dans lesquelles ils faut réussir à rentrer; mais n’empêche, quelle matière et quelle touche.

 

J’ai contemplé sans retenue ses nus un peu mous, qui donnent envie de plonger dans la chair rassurante de ces grosses dames. J’ai été réconfortée par cette immense nature morte brune, j’ai failli pleurer devant « 5 bananes et 2 poires » c’est dire l’état d’épuisement.

J’ai été saisie par la dualité des natures mortes, où les sujets vont par deux, deux objets, deux fruits, deux poissons. Comme quoi faut être deux pour se braquer, au moins. A plus c’est un braquage.

Les poissons noirs

Et puis pour finir le parcours, les célèbres oiseaux, en papiers découpés, comme une invitation à distancier, à prendre de la hauteur… pour survoler toute cette merde, qui vue du ciel ma foi, est un minuscule étron dans l’immensité complexe de la vie.

Aujourd’hui j’ai vu Braque et ma colère s’en est allée …

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La rentrée des Clash

14 octobre 2013

Une rentrée Stylée

Les Clash reviennent, enfin ce qu’il en reste, une poignée de survivants qui chantent. Pour moi : 1 mois et demi sans écriture, sans post, c’est beaucoup trop. Et pour cause, ma rentrée des clash à moi est trop styléeNouveau job, nouvelles responsabilités, nouvelle boîte, nouveaux collègues. Le vertige de la nouveauté. j’ai été happée. Ecriture Mea Culpa, je t’ai délaissée.

Mon nouveau job est fait pour moi : payée à dénicher les nouveautés ! trouver les produits incontournables, acheter de la déco, des objets, du textile et du design, piffer les tendances art de vivre, brainstormer des idées de partenariats. Tout ça pour nourrir les rayons du plus célèbre magasin du monde : Les Galeries Lafayette ! ce n’est pas tout, je dois animer aussi cet autre Grand Magasin, le préféré des parisiens le BHV. 

Rentrée des Slash : Aujourd’hui 14 octobre, le BHV devient le BHV / Marais, avec un vrai slash pour faire moderne siouplait, nouvelle identité, nouveau nom, shopping bag ORANGE, (tiens tiens il me dit quelque chose ce petit pantone) le BHV se raccroche à la clientèle urbaine créative du quartier.

Et déjà le BG sur la campagne de la nouvelle identité, j’en ferai bien mon goûter… j’ai comme une envie de lui donner du Style à lui, Monsieur Rémond, 2.0 qu’est trop bon, qui fait des # et ces @ !

 

BHV anti – rides, ou plus stylé que le Moonwalk… Reste à être à la hauteur de la promesse vue un peu partout par vous tous dans la capitale.

Conclusion : J’ai des tonnes de surprises à vous préparer !

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Temps hémophile

24 juillet 2013

Je passe à l’heure d’été

 

 

 

© M.Gammacurta

 

Le temps hémophile, coule

Maintenant que le temps météo n’est plus un sujet, reste le Temps. Et Il reste, lui, justement. En suspens, en souffrance là quelque part, entre la moiteur indécise et l’attente humide et molle. Pas vraiment en vacances, et l’esprit vaguement libéré. Un entre deux tiédasse. J’attends sous les indices de protection.

Cette année je mets du sel dans mes vacances, et de la brioche … vous aurez peut être deviné.

On se retrouve à la rentrée, qui va être musclée, mon départ de Sentou, et l’ouverture d’une troisième boutique parisienne, le bigflagfancystore d’Alaïa, le sevrage du Royal Boy, le grand retour en mode de l’uniforme, mon mémoire que je bouclerai coûte que coûte, l’expo Frida Khalo au Musée de l’Orangerie, des nouvelles marques incroyables que j’ai trouvé en objets et en déco …

Happy vacances à tous !

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