Art & Expositions J'ai testé

Draguer au musée des Arts Décoratifs

28 mai 2011

L’art de l’automobile , chefs d’oeuvre de la collection Ralph Lauren

Pour débusquer du mâle, il n’y a pas de secret, il faut chasser sur son fief. Maintenant que nous avons joué la nouillasse en ignorant tout du diamètre des chevilles spécial cloisons en béton au Bricolo Café du BHV, que nous repartons avec moults numéros de téléphone et conseils avisés… je ne vois qu’une expo de bagnoles pour continuer la journée ! Et ça tombe bien, le Musée des Arts Décoratifs propose de découvrir les joyaux de la collection Ralph Lauren : Bentley, Bugatti, Mercedes-Benz, Jaguar

L’expo qui a lieu en ce moment nous réconciliera donc (peut être) avec ce monde de passionnés de belles mécaniques, de châssis vintage, de chefs d’oeuvre de têtes de delco … mais qu’est ce qui les fait tant vibrer ? le moteur vrombissant ? la vitesse ? la route ? (le coffre ce serait un peu couillon) ou juste la puissante satisfaction de se sentir roi du monde en maîtrisant le terrible engin (devant les filles si possible)… je ne le saurai jamais, (je ne cherche pas non plus remarquez …) mais étant un peu novice en la matière et ayant été mariée avec un type qui n’avait même pas son permis, je suis en peu en reste niveau virilité de la belle caisse, disons qu’on ne m’a pas souvent murmuré ‘viens poupée je t’emmène chevaucher ma Bugatti

Me voilà donc en bonne compagnie ce samedi, en train finalement, juste de lorgner pas tant les belles carrosseries, mais les visiteurs passionnés. Et bien il y avait du beau monde je peux vous dire, et l’amour des belles voitures n’a pas d’âge, la clientèle va de 7 à 77 ans ! Je me fis d’ailleurs la remarque (pertinente pour un week end) qu’il n’y a que la mode, la bouffe et les bagnoles qui font déplacer l’humain en de telles masses !

Sauf que en fait, c’est pas un si bon plan que ça, nos amateurs de voitures, et bien c’est pas les poulettes qu’ils regardent mais vraiment les voitures ! ils font le tour, trois, quatre fois, se baissent même, pour admirer les châssis, les pots d’échappement, les pneuson a pas idée de tout ce qu’il y a comme trucs sous une caisse – alors je décide d’enlever ma veste, pour entrer dans la salle obscure où des sons de moteur ultra sexy passionnent l’assemblée… dans ma lancée je suis freinée par une vieille dame qui, elle par contre, n’a pas de turbo (je suis méchante la pauvre avançait avec une canne), là je prends un air foutrement intéressée pour entendre mes voisins, qui n’en avaient rien à piloter de mes jambes perchées sur mes compensées :

- tiens tu as entendu ?  il y a le 8ème piston qui accroche…

Mmmhh moui vraiment passionnant, moi j’ai juste entendu ce que j’entends quand je suis aux toilettes d’un resto route, des voitures qui passent quoi ! Bon va falloir que j’essaye de me passionner un minimum, parce qu’après tout il s’agit quand même de la collec de Ralph, qui en matière de mode par contre me concerne carrément.

J’avoue que j’ai été réellement émerveillée par la Mercedes Papillon, avec ses portières qui s’ouvrent comme l’insecte du même nom, pour fendre l’air urbain. Et que globalement, en tant que concernée du design, comment ne pas être sensible aux lignes, aux galbes, aux formes, à ces tableaux de bords aux bois précieux, couverts d’une acné finement chromée, au pouvoir sensuel qu’aura toujours une voiture rouge et à ce grand brun qui m’a sourit près de la Porsche 550 Spyder de 1955… (quand je pense que c’est là dedans que James Dean s’est transformé en crumble), le design disais-je donc, dans sa version innovante et luxueuse… (je vais commencer à acheter Auto Plus)

Mes amis de visite me disent que Mercedes a réédité la 300 SL papillon récemment, et que si j’ai un peu de sous, je pourrais me la payer. J’y pense et puis j’oublie. Mais emportée par ma sensibilité toute féminine, je me perds dans les descriptions des pièces de collection, et me dis dans mon for intérieur, que c’est une sacrée bande de machos chez Jaguar, parce que la XKD de 1955 n’a qu’un seul accès pour le pilote, et pas d’ouverture pour le passager, j’en conclus que ce passager doit être une passagère, (forcément) et qu’elle doit … soit être un minimoy, soit voyager entièrement courbée, comment dire … pour gâter son pilote pendant tout le trajet !? (la classe je sais).

Je vais leur relooker leur cartels moi ça va pas traîner :

Alfa Roméo 8C 2900 Mille Miglia – 1938

Ce modèle de compétition doté d’un moteur huit diamants de 2,9 litres d’eau de toilette à double note de coeur, suralimenté par deux culottes de femme de pilote, est équipé d’une chevelure en suspension à quatre fards irisés indépendants et d’une boîte à bijoux de vitesse reléguée à l’arrière avec le poids de senteur. L’ensemble se trouve parfaitement équilibré et confère à la voiture une tenue vestimentaire extraordinaire. Les freins à commande hyaluronique constituent un charme supplémentaire, lui permettant de paraître plus jeune que ses rivales, à plus de de 185km/h.

Avant de conclure, je vous mets aussi le cerbère de la porte qui a foncé vers moi tel un bolide de 8 cylindres en ligne de 2300 cm3 avec compresseur, m’interdisant de conduire mon petit reportage photo…

Alors bon oui, je n’ai peut être pas chopé de numéros de téléphone, mais finalement moi aussi j’ai mon Rolf Lauren, et je l’ai même co piloté dans son Aston Martin, DB6 de 1969. Après on dira encore que les femmes n’aiment pas les voitures … Tss tss … Roulez jeunesse !

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2 Comments

  • Reply Fabien 28 mai 2011 at 20 h 22 min

    :))) énorme la description de l’Alfa Roméo 8C 2900 Mille Miglia – 1938 !!!! :)) a envoyer a auto-plus..! tout de suite !! ;)

  • Reply L’échelle de Jacobs | MYMillionfashionblink 17 avril 2012 at 17 h 45 min

    […] Draguer au musée des Arts Décoratifs […]

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