J'ai testé Love +++

Fashion week-end: Cervelle de canut, tablier de sapeur

12 mai 2012

J’ai testé : revenir à Lyon après 15 ans

Qu’il est loin le temps où quand je rentrais dans mon pays mon père m’appelait sa Lyonnaise des eaux … J’étais jeune à l’époque, les cheveux au carré, le poil brillant, le look incertain et étudiant des années 90. C’est simple, si je me croisais dans la rue aujourd’hui, je me relookerai ! Bref, j’avais 20 ans, et j’habitais à Lyon.

J’y découvrais alors beaucoup de choses, la vie, les agios, le ménage, les after et les boîtes gratuites, mais aussi ce qu’est devenu aujourd’hui ma grande liberté de penser ! fallait bien ça pour suivre les cours d’une école inutile et chère.

Lyon je l’ai délaissée depuis 15 ans, depuis la fin de mes études, je n’ai pas voulu y rester, les gens trop enfermés, dans de vieilles familles impénétrables, les portes des maisons restaient closes aux non lyonnaises comme moi… (remarquez en Alsace sont racistes c’est pas mieux !). Mais elle a de louable cette ville que grâce à elle, j’ai mis des bougies le 8 décembre sur le rebord de ma fenêtre en me disant que mon papa à 400 bornes de là soufflait les siennes avec maman, j’ai mangé du gratin dauphinois tous les jours pendant 3 ans, j’ai fait des économies en chourrant des gels douche parfumés au Grand Bazar, et des chopes de Kilkenny à l’Albion, j’ai dansé le rock comme une déesse et ai séché la moitié de mes cours, j’ai décroché mon permis B à Tassin-la demi lune, j’ai failli crever écrasée contre une poubelle à Gerland le jour du concert de Dire Strait, j’ai travaillé au Musée des Beaux Arts de la place des Terreaux, c’est aussi là bas que j’ai su que ma vie était vouée à l’art, aux objets, à la couleur, curieusement pas aux tripes.

Et c’est drôle comme finalement Lyon ne m’a pas quitté. Car à l’époque où je faisais des plans médias un peu loose mon Marsouin lui avait 5 ans. Et je me dis qu’après avoir bourlingué toutes ces années, l’homme de ma vie était finalement là, juste à côté de moi.

Lyon je viens d’y retourner, j’ai pénétré les familles impénétrables, qui ont ouvert leurs portes à la lyonnaise que je ne suis pas. C’était doux, c’était vivant. J’ai vu avec de nouveaux yeux une ville qui ne s’est pas transformée, mais qui s’est métamorphosée en 15 ans. Mon ancienne adresse n’a pas changé, sauf que je n’y ai pas retrouvé sur le quai ni les putes, ni le Mouton à 5 pattes

J’ai toujours pensé que Lyon souffrait d’un complexe d’infériorité face à sa grande soeur Paris, et je continue d’ailleurs de le penser, mais moi je suis une spéciale, j’ai toujours cette pointe de mélancolie un peu nauséause à l’idée de m’ennuyer dans une ville de province quand je m’imagine y vivre pour de vrai.

authentique tomate du Simply

Vous aimerez aussi:

6 Comments

  • Reply MarieEmeric 12 mai 2012 at 18 h 08 min

    Une bien belle déclaration d’amour!!!

  • Reply Damienda 13 mai 2012 at 22 h 06 min

    Navré de te l’écrire, mais papier que je juge plutôt inutile. On n’apprend rien sur ce qui t’a fait aimer Lyon le temps d’un week-end après quinze ans de désamour. Dommage !
    Des bises.
    D

  • Reply Janine Z. 14 mai 2012 at 19 h 46 min

    Ah! Lyon! le début de ta liberté!Un joli appartement!
    La rupture avec ta famille!Sans le savoir,un potentiel
    baby-sitting,avec je crois,un adorable petit bonhomme de
    5 ans!Un voyage aux states,et enfin la découverte pour
    l’amour de l’art!Un retour à Strasbourg et déjà plus la même! Lyon aujourd’hui c’est l’amour absolu,l’accueil dans le milieu
    impénétrable!!! Bisous Mym!

  • Reply isabelle 15 mai 2012 at 7 h 57 min

    Tu as fait ue école inutile et chère? LOL Tu n’es pas la seule! Ceci dit, de s’en apercevoir, c’est bon signe !

  • Répondre à mymillionfashionblink Cancel Reply

    Enjoy this blog? Please spread the word :)