L'air du temps Love +++

Il était une fesse …

25 octobre 2014

Ou comment nos fesses sont toujours trop !

Trop plates, trop grosses, trop molles, trop basses… trop trop toujours TROP !

Maltraitées, malaxées, insultées, mises en quarantaine, au régime presque toute l’année, étuvées à blanc dans de la culotte amincissante en lycra, épuisées en séances de fitness…

les gels, les enveloppements, les jeans moulants, le chaud, le froid, les algues, tout y est passé… mais si elles pouvaient parler nos fesses, qu’est ce qu’elles nous diraient, hein ? Et bien elles nous diraient qu’elles en ont probablement ras le c***, et qui sait, elles pourraient un jour vraiment se (relâcher) fâcher !

Heureusement que la mode existe pour leur donner forme humaine parfois… Les Flare, Les Slim, les Chino, les tailles hautes, les basses, les jupes crayon, les talons … autant de subterfuges issus de cortex et d’Inditex de génie…

© thathipsterporn

Alors pour se réconcilier avec elles, au clair de la lune, avec ma plume, je leur ai écrit un mot … Une sorte de face à fesse, – libérateur – le genre de discussion sérieuse qu’on a qu’une fois dans une vie avec son (mari, non je voulais dire ) anatomie – une lettre d’amour, mieux :  une déclaration.

Oui un mot doux, ému, pour mon c*** !

Essayez chez vous, vous verrez c’est thérapeutique, je publie vos copies quand vous voulez

Mon cher c*** ,

Faut qu’on se parle toi et moi !

C’est vrai nous deux ça n’a pas toujours été easy easy – mais quand même plus simple qu’avec mes cuisses – je te rassure. D’abord, tu as grandi plus vite que moi… tu ne t’es pas toujours bien comporté, tu n’as pas toujours bien toléré tous les Finger que par dizaine j’ai avalé, mais je dois reconnaître que tu t’es toujours tenu assez haut, et que finalement – à mon image en soirée –  tu as toujours été rond et de cela je t’en remercie chaleureusement. (Santé ! )

Puis tu t’es mis à être convoité, comme ça, sans prévenir, à un âge où les bikinis étaient fluos… qu’est ce qui t’a pris franchement, on n’étaient pas prêts tous les deux !

Tu as toujours été un grand sensible mon c***,

Comme tu as été « touché »  lorsqu’on a commencé à te regarder ! te souviens tu ? et la première fois qu’un homme a posé les mains sur nous deux, je t’ai senti tout chose, pendant que mes joues changeaient de couleur et picotaient … La première grosse bêtise assortie de sa fessée on préfère ne pas s’en rappeler (dans les années 80 les parents avaient encore le droit de se fâcher), et la dernière… on s’en rappelle comme si c’était hier, tiens d’ailleurs c’était hier !

Mais je t’ai sauvé la mise bien des fois mon c***, des fois où tu aurai pu te compromettre salement dans des histoires simples, pépères, durables (non mais vraiment à quoi tu penses des fois !). Je t’ai rattrapé à temps, tu as parfois confondu faim avec envie et amour avec passion

Et ce soir de bain de minuit où je t’ai tant agité que j’en ai oublié mes vêtements, qui ont été emportés par la marée, c’était en Vendée ! Tu te souviens ? on a bien rigolé toi et moi et tous ceux avec moi encore plus, n’est-ce pas ? Franck – Stéphane – François – Janine – Audrey – Ben et Mumu (bizarrement Mamie pas tellement) - et les autres, sur le passage clouté quand il a fallu rentrer …

Il y a 25 ans, j’admets, voyant des photos de nous en maillot, je t’ai maudit, c’est comme si tu m’avais abandonnée, alors oui j’ai dit : « salaud » oui j’ai prononcé le nom de celle dont on ne prononce pas le nom « c******** » (encore aujourd’hui je n’y arrive pas), alors oui je t’ai caché, enfoui sous les paréos, t’ai condamné à errer dans le noir… pourvu que personne ne te voit !

Mais le jour où j’ai pris 17 ans dans la face, et toi dans ta fesse, on s’est jurés toi et moi que les vagues c’est dans la mer qu’elles devaient rester et que nous ne ferions pas ménage à trois …

© thathipsterporn

Alors depuis toutes ces années, on s’est ressaisi, le gras a été bouté mon ami, et à de sombres années, nous n’avions d’ailleurs plus que la peau sur les os, c’était pas beau tu te souviens, un vide intérieur qui se voyait beaucoup trop à l’extérieur, mais tout ça c’est fini, on est restés ensemble mon c***, comme ‘soudés’ (ah ah ! je me fais rire moi même, je suis con des fois).

Je t’ai bichonné au moins autant de fois que je t’ai fait prendre l’air, si ce n’est davantage, je t’ai gommé, crémé, massé, je t’ai musclé, sculpté à grands renforts de gélules de Fucus Vésiculosus, de Centella asiatica, d’homéopathie, et de tous ces pacs man du gras les bien nommés : Acides Linoléiques Conjugués (à toutes les personnes, tous les temps, tous les modes, et même à l’imparfait du tissu conjonctif). Je me suis rendue ridicule dans des positions de fitness suggestives pour que nos deltoïdes se renforcent sous la petite robe d’été … On en a bavé tu sais !

J’ai failli te renier à nouveau quand on a été obligé de s’injecter des hormones pour sois disant procréer, mais toi et moi on le sait mon c***, quand c’est pas le bon cheval, le corps à part accueillir la culotte du même nom, il dit juste non… et puis le jour où ça arrivera, enfin tu te vengeras, mon ventre sera plus volumineux que toi !

Ahhh, tu m’as quand même rendu de biens chers services mon c***…

Quand il a fallu s’asseoir sur des endroits pas possibles, quand tu as tenu la dragée haute à toutes ces confiseries, perché sur des talons de 10, quand tu as tenu le coup bien droit dans la fosse des concerts, quand tu as bougé comme un dieu sur les dancefloor et leurs raies de lumière

Et quand je t’ai mis de force sur une machine de guerre en métal, que je t’ai fait bouffé de l’elliptique, tu n’as pas bronché, tu t’es épanoui même, de cela aussi je voulais te remercier, te féliciter.

© thathipsterporn

Alors aujourd’hui finalement, je réalise combien je te dois mon c*** , parce qu’au fond, les années, les gélules de Fucus Vesiculosus, les pistes de danse, les hommes, les boutons de moustique passent, mais toi tu ne m’as jamais laissé tomber … Rien que pour ça je continuerai à t’offrir de jolies petites culottes en dentelles et en coton, et en 38 s’il vous plait, rien que pour ça je voulais te dire que tu n’es pas mon ennemi et que (si nous levons le pied sur les apéros sucrés et les réglisses Haribo), j’ai confiance en toi mon c*** ! Allez on rempile pour 20 ans !

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6 Comments

  • Reply Fabien 1 septembre 2011 at 20 h 36 min

    Excellent :D et ben ça commence fort la « nouvelle année » !.. je me suis bien marré :) et puis c’est mignon ;)

  • Reply Janine Z. 3 septembre 2011 at 22 h 18 min

    Ah! oui excellent!et très drôle!
    Avec une telle littérature,on commence bien sûr par se
    regarder!oh! désespoir,le mien est plat,mais tant mieux
    plus c’est plat,plus l’assise est confortable!
    Le bain de minuit;alors je m’en souviens,il était 4h du
    matin,nous étions jeunes,et la lune brillait,et c’est
    lentement qu’on a traversés le passage clouté,question de
    se faire admirée!!!!!!bisous.

  • Reply Celina 27 septembre 2011 at 18 h 45 min

    Hallelujah! I nedeed this—you’re my savior.

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