Art & Expositions J'ai testé

ILYA & EMILIA MONUMENTA

25 mai 2014

L’étrange cité

 

De la Tour de Babel à la ville de Milet, de la Saline Royale d’Arc et Senans, au Phalanstère de Fourier, en passant par la Cité Radieuse de Le Corbusier à Marseille, la cité idéale ne cesse de fasciner les architectes, les urbanistes, les artistes, les utopistes.

 

Ville rêvée, ville programmée. Pays imaginaire pour peuple heureux ( ?) C’est ce à quoi le couple KABAKOV nous propose de réfléchir pour cette nouvelle édition de l’exposition du Grand Palais MONUMENTA.

 

La Cité Etrange est comme les Utopies du même moule, conceptuellement élaborée avant d’être matériellement construite, et sa fondation résulte d’une volonté intellectualisée. Découpage spatial, démographie, politique ; campagnes rationalisées … Est -ce qu’on y est plus heureux, je ne sais pas… Adultes pensants, et souvent trop chiants, nous sommes déjà dans la connaissance et la comparaison, pour que le système réussisse, il faut sans doute être comme l’enfant qui ne connaît rien et a besoin d’un cadre pour être heureux. J’irai quand même demander aux Habitants de Neuf Brisach à l’occasion ce qu’ils en pensent (Vauban avait gravement des idées de Cité Idéales de la Renaissance).

Vers un épanouissement de l’humanité ? 

Il demeure qu’ici, la vision est poétisée, (et truffée d’un tas de maquettes de ouf !) et l’on s’interroge sur comment rencontre t-on les anges, sur une coupole qui se repose, allongée au sol plutôt que perchée en hauteur, ou quels seraient nos dimanches dans une salle de musée sans tableaux ?

 

C’est dans un village grec donc, tout blanc, que l’on déambule, sans string et sans Tzaïziki. Le dispositif architectural lui, nous invite à entrer dans l’intimité de maisons, ou de lieux qui finalement nous éloignent de ce qu’on était venus chercher, la monumentalité !

A ce propos voir http://mymillionfashionblink.com/les-boules-de-geisha-reviennent-a-la-mode/

 

 

Même si la douce spiritualité de se questionner sur un monde où l’on serait plus heureux, m’interpelle, entendez un monde où nous serions plus à même de s’approprier notre passé, pour mieux vivre notre présent et ainsi gérer sa transition avec notre futur … bref, nous restons étriqués dans cette succession de petites pièces, qui nous force à l’introspection. Le parcours presque muséal enferme. Et moi j’avais envie de grand air et d’ouverture(s) ! Une grosse claque monumentale bien énorme et spectaculaire, au moins aussi épaisse qu’un BAMBI remasterisé un week-end de gastro.

Même si tous les magazines d’art nous dirons combien c’est chic d’aller s’instruire à La MONUMENTA, je reste dubitative sur l’appropriation de l’espace.

 

 

 

Félix lui s’éclate ! avec ses petites pompes de marche, à faire du charme aux médiatrices MONUMENTA, lui et sa petite figure d’ange tout droit sortie d’une ville UTOPIE (Rue Sésame ?) et ses petits pas maladroits. Et l’oeil humide regardant mon angelot, je me dis que vu de ses yeux à lui oui c’est monumental ! alors mon avis au fond on s’en fout.

 

En ce jour de fête des mères, (BONNE FETE MAMAN ! ) une fois n’est pas coutume, une spéciale dédicace me vient, lorsque je pénètre dans la salle des Portails… OUI je pense à mon père et au sien (de portail) – forteresse en fer forgé sculpté de petites grappes de riesling par un compagnon du devoir itou itou – et destiné (non pas à empêcher que le chien ne se taille comme un lâche chasser seul dans la campagne alsacienne, mais ) à le protéger de l’enfer de la sphère collective.

A propos de sphère collective, merci à la fête des mères, qui nous a permis, (moi j’ai eu la mienne pendant la sieste du petit Mouarrf ) de visiter tellement tranquillement, qu’un achat d’un carnet des excellents dessins des hôtes fut fait à la boutique. C’est dire l’état de coolitude.

 

 

MONUMENTA au Grand Palais jusqu’au 22 juin – et  c’est 6 euros l’introspection

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