Browsing Tag

art culinaire

Fashion & Design L'air du temps

Foodista

3 juillet 2015

Les tendances qu’il nous Food

#Le Contexte

1. Le carton d’EATALY avec ses 400 M€ de CA et son ouverture prochaine dans le Marais (2017)

2.« Nourrir la planète » le thème de l’exposition Universelle de Milan (160 000 visiteurs par jour quand même)

Une occasion pour réfléchir et chercher des solutions aux contradictions de notre monde : en gros si une partie de la population mondiale souffre de la faim (environ 870 millions de personnes entre 2010 et 2012), d’autres meurent à cause d’une alimentation incorrecte ou d’une consommation excessive de nourriture (environ 2,8 millions de décès liés à l’obésité). Sans parler, des 1,3 milliards de tonnes d’aliments gaspillés chaque année bien entendu.

3. L’Uber Fresh aux USA

La passion de l’ultra frais, de la diète ultra moderne, de l’extra cru, de la bobo-detox en jus et liquides colorama, un vent de vitamines brutes venu de la baie de San Francisco. En France on a Nubio

4. Les chefs sont des stars, en résidences pour des dîners à sensation

#La Contradiction

La nourriture, on y consacre moins d’argent qu’avant, mais nous sommes sans cesse en recherche de sens avec elle.

De quoi va t-il falloir tenir compte ?

#Roots

Réfléchissons donc un peu ensemble à * …

– Le problème des valeurs nutritives : 1 pomme des années 50 vaut environ 100 pommes d’aujourd’hui

– Le défaut : On s’intéresse au rustique, à l’irrégularité, rien n’est mis au rebut.

– Les sens : manger avec des baguettes, des cuillères en bois, les doigts. Vous seriez pas en quête de sensations là ?

– Le sauvage : retour à l’homme des bois, on chasse (enfin surtout dans Koh Lanta), on cueille, on fait griller

– Extraction de moëlle : On récupère les saveurs des choses, c’est la mode des infusions, des extraits

– Le design : il suit la tendance, la céramique est craquelée, mate, la terre cuite et le verre promettent des sensations, le béton est brut (comme il l’a toujours été)

Les Exemples : Le Studio Forma Fantasma, Elwide qui fait du troc de pain, restaurant Silo Brighton, King Folk Magazine

 

7968dff13c2bbf76ddec6c7a4891c72d

#Farming

A méditer : en 2030, nous serons 70% à vivre en ville. 30% à la campagne…

- La Nature : nous avons besoin de connexion avec la nature (vite un balcon !, les terrasses …. C’est le développement de l’agriculture urbaine : 1 personne sur 4 fait de l’agriculture urbaine. Il y a un vrai engouement pour le jardin (dans un secteur de la Maison qui pèse 51 Milliards d’euros, le Jardin arrive en première position avec 7,48 Milliards !), le potager en ligne (Rungis 6000m2 de bio), et aussi pour les plus fous se construire des maisons autour des arbres (ce n’est pas le concept que je préfère, capturer un arbre et se le garder pour soi, lui infliger les fumées de dîner, de clopes, les tatouages enfantins, les grattages de chats – bref y a des limites à l’architecture d’intérieur)

- Les coloris verts : ils redonnent vitalité, comme le wasabi, d’ailleurs le condiment devient majeur, (épices…) un peu comme les accessoires dans la mode.

- La vague des liquides : des soupes, des bouillons, et de tous les contenants creux : bols, assiettes creuses, saladiers … S’alimenter liquide est une vraie tendance de fond

- Phytothérapie : On se soigne par les plantes

Les Exemples : les poulaillers design, Matthieu Lehanneur « River »

514cd816271cc2ba6a8967ea6ab78dd3

#Erotic

Merci Champi  : Le pouvoir sensuel du champignon, organisme fascinant, est enfin reconnu

- « Les interdits » : c’est la tendance du subversif, (cannibale ?) et de la quête de rituels, de plus en plus d’aliments sont noirs : calcifiés, brûlés (tiens ça me rappelle le tourteau Fromager de Vendée, ce qu’il était avant gardiste !)

- L’alcool : la mixologie et les contenants de cocktails, et mixtures (verres de toutes les hauteurs, carafes …)

- Les doigts : la nourriture devient fétichiste, on mange avec les doigts (et pas les pieds ?) c’est la tentation, le poison…

- Le design : une réflexion sur les outils avec lesquels on mange, les matières, les formes, la couleur, la texture, les volumes

- Les stimulis sensoriels : et notamment la nourriture coréenne

Les Exemples : le retour de l’absinthe, et du vermouth; le Soon Grill, ateliers et formation de mixologie

absinthe

 #Hybrid

Question : vers quel Food Futur on va ? génère t-il de la crainte ?

- Le design : Réfléchir à la fonction différemment : j’ai pu voir un jour dans ma vie un plateau-doigts !

- R&D : les entreprises vont se doter de cellules R&D, pour préparer la façon de manger et de recevoir de demain.

- Le Packaging: très important pour l’expérimentation (DIY) Instagram regorge de nouveaux packagings innovants, ludiques, preuves que l’esthétique du contenant s’efforce de promettre la qualité gustative du contenu.

Les Exemples : food designer Eindhoven The Food non Food Department

7f835e6352c1fa1d90b816ab9f10d6f2

* Merci à Cécile POIGNANT de Trend Union

Vous aimerez aussi:

J'ai testé voyage voyages !

La renaissance de DIGOIN Manufacture de grès depuis 1875

27 mai 2015

J’ai testé le vinaigrier traditionnel en grès !

IMG_5779

 

IMG_5790

J’ai visité la Manufacture de Digoin qui renaît de ses cendres – après de longs mois de redressement judiciaire – grâce à Corinne Jourdain-Gros, mon acolyte de promo de MBA, mon amie, Coco quoi ! C’est sur il y a du boulot, et du courage il en faudra, mais ce que je lis de temps en temps dans la presse est encourageant, le cuit-poulet de la Malle Trousseau est désormais célèbre, Muji a rendu à sa manière un hommage aux outils culinaires authentiques dont le vinaigrier, les moutardiers ont de beaux jours devant eux (Maille, Unilever) et la diversification va commencer, le chemin pour préserver les savoir-faire est donc déjà bien entamé. J’entends encore les paroles de Coco résonner dans l’un des nombreux ateliers «  les racines de la marque !« . Continue Reading

Vous aimerez aussi:

Fashion & Design L'air du temps

Les Objets Cul.Cul (Culinaires Cultes) du moment

25 octobre 2014

Puiser dans l’oubli les It-Objets d’aujourd’hui

On n’a plus que ça à la bouche, refaire vivre les objets d’hieren même temps que s’en créent de tout nouveaux, tout beaux, tout connectés, qui comptent vos calories d’apéro, vous rappellent qu’il faut prendre votre insuline, impriment vos textos …-

Comme si « à l’ancienne » donnait plus de valeur, de goût, de qualité à la vie, aux choses. Ou bien ne fut ce qu’autrefois, ou « Jadis » comme disait ma boss en 2002. A revendiquer le retour au VRAI, force est de constater qu’il y a quand même du VRAI là dedans forcément. Un Kougelhopff dans un moule en métal par exemple, n’aura pas la même texture qu’un kougelhopff dans un moule en terre de Soufflenheim. CQFD. Il en va de même entre une purée touillée au robot et une écrasée de pommes de terre avec son outil dédié.

On avait l’ambition de le faire au nouveau Lafayette Art de Vivre (enfin au final Maison/Gourmet) les planches de powerpoint en étaient truffés d’objets cultes, de must have du culinaire (et je ne parle pas ici des « toqueurs à oeuf » dont Madame C. rêvait en secret).

Et donc, je suis partagée, même si redécouvrir de nouveaux modes de cuisson avec d’anciens cuit-poulets, et autres diables en grès semble tout à fait excitant, pour les saveurs révélées, la communion de la matière avec les jus, les aromates…. (Mmmmhh) disons le tout cru : c’est quand même l’affaire d’armadas de bobos parisiens (BOAL maintenant – bourgeois alternatifs – inventés par ceux qui restent désespérément BOBO) qui peuvent, eux, magnifier le goût des aliments car leur matière première vient du marché, sans hormones, et loin du Leader Price et de la pizza Reine Marque Repère. Bref, cuire un poulet de merde empalé dans la rolls des cuit-poulet malheureusement ne sert à rien.

Et c’est bien là ce qui me chiffonne avec ces ustensiles culinaires revisités, ils touchent non pas au sur mesure d’exception à la façon d’un HERMÈS, d’un DAUM, d’un BERLUTI ou d’un restaurant ETOILÉ, mais ils s’adressent à notre ventre, nos besoins primaires, vitaux, qui ne devraient normalement pas s’arbitrer à coup de portefeuille. C’est tout bête en somme, que nous choisissons de nous équiper chez Zodio ou qu’on investisse dans un luminaire S.Mouille, fait appel à notre connaissance, notre éducation, notre goût, nos émotions, et est un choix PERSONNEL, réfléchi, en revanche nous devrions TOUS avoir accès aux bons produits alimentaires. Qu’on ne se méprenne pas je respecte profondément le temps, le travail de la main, le coût de la main d’oeuvre en France, le respect des animaux et de la nature, pour produire mieux et faire de meilleurs produits. Et c’est normal que ceci ait un prix. Je suis prête à bouffer des fèves décortiquées CASSEGRAIN toute une semaine, pour pouvoir un jour me payer un filet de boeuf chez Hugo Desnoyer !

Pour en revenir à ces fameux objets, sont -ils alors connectés à la vie de la majeure partie des gens de notre pays ? je veux dire ceux qui ne connaissent pas le beurre Bordier, et le Pata Negra. Seront-ils aussi désirables qu’un Iphone 6 payé en 10 mensualités ou un nouvel écran LCD en période de coupe du -ce que vous voudrez- que finalement le monde entier arrive bien à se payer ?

Le goût, la saveur originelle, la qualité exceptionnelle des produits gastronomiques est donc bien l’apanage d’une élite. Le beau, le bon, le goûtu ça ne rime pas avec gratuit. A part peut être la cueillette sauvage des champignons, des cerises, et les chanceux (hard workers!) qui élèvent des poules et cultivent un potager.

Un objet culte alors qu’est ce que c’est ?

Un Objet à la fois simple et efficace, un objet oublié mais présent, célèbre aussi, et d’une redoutable utilité aussi bien à l’âge de (pierre) de mes arrières grands parents qu’aujourd’hui où notre vie nous observe du haut d’un CLOUD. Un objet qui a traversé le temps, sans s’adapter à nos modes de fonctionnement modernes, qui a pu changé de look aussi et garant d’une certaine réussite d’exécution.

Dans la foultitude des stratégies marketing célébrant ces objets cultes, j’ai établi une liste non exhaustive, car je ne suis pas assez âgée pour les avoir connus, utilisés et/ou repertoriés. Mais certains d’ailleurs ont été remis au goût du jour. Dans ma besace il y a :

1. Le célèbre presse purée en inox

2. La cocotte en fonte STAUB

 

 

3. l’économe ou couteau d’office OPINEL

4. La casserole en cuivre MAUVIEL

5. le DIABLE de la Manufacture de Digoin

Bravo à ma Coco ! qui est à la tête de la dite Manufacture, après des mois d’énergie surhumaine déployée pour reprendre la boîte, et qui a ressuscité cette poterie culinaire

 

 6. le presse ail Rösle

 

7. La brosse à champignon REDECKER

 

8. Le pot Lyonnais

 

 

9. Le moule à Kougelhopff en terre alsacien

 

10. Le vinaigrier en grès, Digoin (mis à l’honneur par Muji chez Merci)

 

 

11. le nécessaire à vaisselle Andrée Jardin

 

12. le savon inox anti odeurs – La Malle Trousseau

 

13. Les bocaux LE PARFAIT

J’en ai sûrement oublié, (hein quoi un THERMOMIX ?) ce qui est sûr, c’est que certains sont en train aujourd’hui de devenir les cultes de demain. Rendez vous dans 40 ans. Si Félix me sort que la cuillère manche LEGO en est un… alors là je serai vieille.

Vous aimerez aussi:

Fashion & Design Tendances Lab

La fashion food

5 mai 2011

Le beau dans le bon

Dans un contexte ultra favorable depuis ces 10 dernières années (Fooding, naissance du bio, Ecoles et cours de cuisine, émissions culinaires…) la gastronomie comme la mode, active les cinq sens.

© Massimo Gammacurta

Parce que c’est un sujet qui m’intéresse, outre le fait des collections de pâtisseries (il n’ y a qu’a citer notre alsacien P.Hermé – oui bon on va commencer à le savoir que je suis fière de ma région -) calquées sur celles de la Mode (à quand la Taste week en même temps que la Fashion week ? ça ferait peut être plaisir aux mannequins de manger un peu, non ?! )

© Fulvio Bonavia

… l’ingrédient si possible non modifié devient matière de mode, l’inspiration des vignerons, des chefs, est directement puisée dans l’imagerie de la mode (accessoires, bijoux, flacons ...). La preuve, dans les travaux de quelques artistes que j’ai repéré. Et notamment ce cher Fulvio dont j’adore le travail !

© Fulvio Bonavia

mais dans la famille Fashion Food il y a aussi Massimo … qui ensucre ou saupoudre nos géants de la Fashion, YSL, Gucci, Vuitton.

© Massimo Gammacurta

La ballerine aubergine, plus écolo que la ballerine souris de Marc Jacobs !

© Fulvio Bonavia

Enfin, ne voyez vous pas, comme qui dirait, un rapport entre ces deux univers ?

Ce n’est pas un scoop, les textures cosmétiques sont assimilées depuis l’antiquité aux textures culinaires, (parfois jusque dans leur composition) les argumentaires commerciaux ont puisé depuis bien longtemps dans le champ lexical de la gourmandise, les gloss sont sensuels et parfumés, les bâtons de rouge se font sorbet, les couleurs des palettes ressemblent à des sucres glace colorés …

Et puis pour rester dans le goût, il y a les élixirs qui envivrent, les alcools, les parfums … là aussi ça réfléchit sérieux sur le sens, sur le geste… Boire des extraits de fruits ou de fleurs avec modération comme un parfum précieux …

© cuvée Miss, Evelyne Labruyère, Château Mauconseil

Vous aimerez aussi:

Enjoy this blog? Please spread the word :)