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La couleur Tendances Lab

Barrière de corail

6 mars 2011
corail

Vous avez dit anthozoaire ?

Short Versace, Jean Finger in the Nose, Soutien Gorge La Perla, Robe Marc by Marc Jacobs, Pull lin et coton Petit Bateau

Bien sûr il est l’invertébré marin de la classe des trucmuchesoaires qui se caractérise par un squelette protecteur en carbonate de calcium, bien sûr selon une légende grecque il serait né des gouttes de sang versées par la gorgone Méduse, qui pétrifièrent sur place le varech … mais il est aussi et surtout très tendance cet été !

Le Corail

Le symbolisme du corail tient autant à sa couleur qu’au fait qu’il présente la rare particularité de faire coïncider en sa nature les trois règnes : animal (voir la poulette Paul & Joe ci dessus) végétal (arbre de eaux) et minéral (tu as un beau minéral autour du cou)

Le fait est que le corail est toujours associé à une féminité fluide (Paule Ka ci dessus) et très … « Experts » à Miami (oui la toison de Horatio Caine peut pour les besoins de cet article être identifiée comme corail).

et puis il y a les mots précieux de Jules, la femme bijou de Renard, et les lèvres corail de Jules Renard

« Les descriptions de femme ressemblent à des vitrines de bijoutier. On y voit des cheveux d’or, des yeux émeraudes, des dents perles, des lèvres de corail. Qu’est-ce, si l’on va plus loin dans l’intimité ! »


Ci dessus, Noces de Corail chez Carven, il pourrait vu la cambrure du ras le bol personnifier les 11 ans de mariage.

Et enfin pour vous achever avec mes lourdes références littéraires et artistiques, il me revient tout à coup cette célèbre maxime du Monde de Némo d’une profondeur abyssale :

« Alors Corail ! Quand tu disais que tu voulais la vue sur la mer tu t’attendais pas à avoir l’océan sous ton balcon ! Hein ?! »

Le corail annonce le printemps… et ce beau soleil qui brille depuis 4 jours également. Alors bonne nouvelle !  le maquillage corail va à presque tout le monde, c’est toujours chic et frais, il suffit d’en adapter l’intensité, suivant que l’on soit blonde (plutôt transparent et léger) ou brune (fashy on peut oser).

Sur les yeux, on l’applique au doigt, mat et en aplat

Sur les lèvres, en transparent nature et pulpy, ou plus mat appliqué au pinceau

mais ce que je préfère c’est :

Sur les ongles, corail doux en mars, vif en juillet

Sur les joues, étirer bien vers l’extérieur, pas trop près du nez …



Ma sélection

Pot Rouge for Lips and Cheeks, Calypso Coral – Bobbi Brown

Rouge B perfect Passion Red – Agnès b.

Vernis Big hair, big nails – OPI

Vernis Orange des Indes – Dior

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Fashion & Design J'ai testé

Le coiffeur de Roger Federer

5 janvier 2011
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Pure Aveda

Il faut que je vous raconte mon expérience chez le coiffeur officiel de Roger Federer !

J’arrive à Bâle – bon j’ai pas de mérite, je connais un peu – dieu que cette ville est un cauchemar en voiture, toujours des travaux, je passe la frontière, ensuite je tourne à gauche et je dépasse le hangar des junkies, je me gare au Storchen, le seul endroit où je sais me garer dans la city!

Je grimpe à pied la côte de 1km (le prix à payer pour avoir sa petite place au Storchen en plus des 30 mn de file d’attente) L’avantage c’est que sur les hauteurs du Spallenberg, les plus belles boutiques me font des signes pour que je m’arrête, polie. je leur réponds. Rive Gauche la boutique où les chaussures italiennes sont plus chères qu’en France, des sacs Bottega Veneta en veux tu en voilà, je vous passe les joailliers, toutes ces Rolex qui clignotent en vitrine …

Arrive Hermès : oouuhhh ce petit carré il est bien mignon, pas mal aussi la gourmette, puis la célèbre boutique 3 Pommes, (Lanvin, Marni, Prada … ) le grand « brandvertige » puis je tourne à gauche, la vitrine Jil Sander me parle, les vitrines Jil Sander me parlent toujours, elles irradient de couleurs pures, quoi de plus efficace finalement que la coupe impeccable d’un petit manteau bleu électrique ou jaune citrine.

J’arrive au Salon AVEDA. Un « spritz » d’huiles essentielles bio me fait passer dans le côté obscur de la force, nous conviendrons de l’appeler ici « délice »… je sens que je vais passer un pur moment, dorlotée par les mêmes mains expertes que celles qui ont dorloté Roger, quelques mois avant moi…

Dress code noir, parquet ébène, murs blancs, des recettes minimalistes mais bienveillantes, le staff à l’accueil n’attendait que moi évidemment, je parle anglais, c’est plus chic, et surtout y a pas tellement le choix (rassurez-vous le salon compte quand même bon nombre de francophones (Guy, Audrey, Sandrine, Sophie, Luis…)

Puis la douce musique de la langue du pays s’empare de mes douillettes oreilles : le suisse allemand de Roger, gutural et éructant, qui vous ferait à tout jamais regretter d’être verbeux. Ça y est le « Gruzzi »  est lancé , c’est chouette Gruzzi j’adore ce mot, ça veut dire bonjour ! Gruzzi, je vais essayer de le replacer à l’occasion dans une conversation :

« mon cher Gruzzi j’accuse réception de votre message, dont je vous remercie »

« le bon la brute et le Gruzzi »

« je t’en prie reprends donc un peu de Gruzzi »

Parce que mes cheveux le méritent, j’ai rendez-vous avec Guy the Art Director !

Un métisse géant de d’1m98 (je sais je le lui ai demandé) m’accueille en me proposant d’emblée un thé, puis il pose sa main (qu’il a fort grande) sur ma tête (que j’ai fort petite) et là j’ai l’impression étrange qu’un poulpe a fait de mon crâne sa maison. Nous parlons masse, court, long, beige, adaptation à mes formes… ça me plaît bien. Puis Guy demande à Patrick de me faire un rituel … en allemand !

J’ignore comment être réceptive à ce fameux rituel, mais malgré un papa allemand, le mien est piteux… puis au moment où les flacons d’huiles essentielles défilent devant mes narines, je comprend que dans ce rituel je n’aurai pas besoin de parler … Youhou ! Flacon bleu, je choisis l’arôme qui calme, j’en ai bien besoin, les serviettes noires sont lovées sur mes épaules pour ne pas huiler mes vêtements, le massage peut commencer… les yeux fermés, je me laisse envahir par des effluves qui rendent amnésiques, mes épaules roulent sous les doigts de Patrick, puis ma nuque, mes cheveux, là je sens que j’ai un peu la chair de poule, et que Patrick doit doucement rigoler (en allemand forcément)…

Ellipse


Audrey la coloriste est un ange et ses yeux sont verts, elle prend la relève, me parle des notes jaunes dorées de ma base, qu’il faudrait estomper, et que faire scintiller mon blond avec un beige cendré serait du plus bel effet ! convaincue je la suis dans les Highlights…Une technicienne hors pair, capable de composer un tableau avec des mèches de couleurs différentes sur la même tête (balèze hein ?), d’obtenir la couleur parfaite, seul point négatif, mon aura dégringole lorsqu’elle transforme ma tronche en œuf mayonnaise avec son cellophane !

J’ai tout, des sourires, du thé aux notes de réglisse AVEDA, des revues suisses, américaines, des documents de communication «  AVEDA the art and science of pure flower and plant essences », je me laisse faire, le passage au shampoing est une sieste massante (shampoings sans paraben aux senteurs divines), je rêve à la tête que j’aurai en sortant, et imagine bien volontiers le bonheur des clientes du SPA au sous sol …

Ça va, ça vient, dans un calme olympien, quelques « grubt shlagt steuren » au passage, ils sont au moins une vingtaine dans ces espaces immenses… L’accueil, le comptoir de produits, le salon d’attente, la technique, les bacs, la rangée de fauteuils, le sous sol avec les salles de massage, de soins, l’espace ongles et manucure ou maquillage, la pièce VIP… (j’y passe une tête d’ailleurs, pour m’imprégner du passage de Roger, et de son épouse également me dit-on – et constate donc émue que le champion vient se faire coiffer en famille, c’est BEAU !)

J’attends mon Art Director qui a exactement l’identité capillaire pour faire son métier : un buisson de cheveux bouclés et crépus qu’on devine indomptables et qui fascine les filles comme moi qui n’ont jamais su ce qu’était, ne serait-ce qu’une micro bouclette, une infime vaguelette : Moi et ma chevelure raide de walkyrie… (l’article serait cent fois plus drôle si je racontais mon test permanente années 80, mais malheureusement l’album photo m’a été brutalement arraché lors d’un incendie isolé il y a 10 ans).

Guy est passé chez Toni and Guy à Londres et Paris, puis chez Dessange et a été à son compte à Bâle… c’est drôle de conjuguer des tendances de coiffures aussi opposées, le côté latin glamour du pro du blond, avec l’école anglo saxonne ultra décalée, le Maestro a su donc assimiler les deux écoles en affirmant sa propre identité. Je vois mal comment je pourrais être ratée ! Piquetage, dégradé, undercut… les cheveux coupés tombent mais la vraie longueur reste presque la même … fascinant ! ma sacro sainte mèche qui pourrait me pousser au meurtre si on la coupait, est « travaillée » mais conservée ! (subtil n’est-ce pas ?) résultat je secoue la tête, les pointes rebiquent sur les épaules en toute légèreté les longueurs sont restructurées ! la mèche se remet toute seule sur le côté, wouaaahhouu !

Un petit coup de sèche cheveux, la coupe est revisitée à sec, de la cire pour froisser, un nuage de spray pour lustrer… Oh non c’est déjà fini !

Du coup j’en ai même oublié Roger Federer dans tout ça… moi qui voulait vous filer des infos, la seule que j’ai pu obtenir c’est qu’il a le cheveu court (de tennis bien sûr).

J’aurai pu mettre une photo du résultat, mais elle ne servirait à rien, vous ne sentiriez pas la différence… comment juger du succès d’une coupe si on ne la porte pas, ou bien alors vous cesseriez même de rêver, et cela, jamais je ne l’encouragerai, ni ne le permettrai… alors si vous passez par Bâle, pour la foire d’art Contemporain, (Art Basel) une des nombreuses sublimes expos du coin (Beyeler, Vitra, Fondation Tinguely …) ou si vous avez un rendez-vous pro chez Ciba essayez l’expérience AVEDA…

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J'ai testé La couleur

Mon rouge parfait

24 novembre 2010
« Chéri, tu devrais être Rouge de honte avec autant de caries »

Carmin, Ocre, Cramoisi, Vermillon, Cochenille, Pourpre, Bordeaux … Le Rouge : pigment le plus convoité

Fascinée depuis toujours pas les couleurs, j’avoue un faible non dissimulé pour le rouge. Rouge sacré, rouge secret. Le rouge cramoisi des italiens, Tiepolo, Pompéï

Le rouge c’est la couleur de l’âme, du bonheur, du désir, du baiser … Le rouge fascine, parce qu’il est ambivalent, à la fois la couleur de la vie, de l’amour, du sang comme force vitale qui circule dans tout notre corps, de la sexualité.

Inoffensive Pomme d’Amour …

« Chéri, tu devrais être Rouge de honte avec autant de caries »

Mais aussi celle du Diable, de la tentation, du feu destructeur, du sang versé (la mort ) :

« J’ai vu Rouge quand il y avait déjà 50 pékins chez H&M à 6.30 du mat »

Il est associé en Chine, en Russie et au Japon aux fêtes de printemps, de mariage, de naissance. Le rouge est à Rome, la couleur des généraux, de la noblesse, et devient celle des Empereurs. Elle est aussi dans les traditions irlandaises, la couleur guerrière. Le Rouge c’est aussi, le steak saignant dont s’est chapeautée Lady Gaga! Dans la philosophie Taoïste, nous pouvons transformer la haine en amour, en inspirant la couleur rouge et la sentir descendre jusqu’au cœur… Essayez, je vous jure c’est divin !

Au Japon lorsque l’on veut souhaiter du bonheur à quelqu’un on colore le riz en Rouge, alors c’est vrai oui, je regrette de n’avoir pas eu cette variété de riz quand je me suis mariée …

En littérature ou dans les films au début du 20ème siècle, ne portaient du rouge que les femmes adultères, les aventurières… code extrêmement ancien selon lequel le rouge au féminin est un signe de danger !

Tss Tss… Avec ma nouvelle lingerie rouge, j’ai très envie de ricaner, mais je n’en fais rien, après tout c’est vrai avec elle je suis un vrai danger !

Le rouge (m’)entraîne, (m’)encourage, (me)provoque, c’est le rouge des drapeaux, des enseignes, de la croix rouge, du parfum Habit Rouge de Guerlain, que j’ai adoré porter. Il retient, incite à la vigilance, c’est le rouge des feux de signalisation, des studios de radio, des blocs opératoires, de l’un de mes Melville préféré, Le Cercle Rouge…

Le rouge c’est la couleur de la beauté, de la richesse, enfin et bien sûr c’est la couleur du rouge à lèvres. Le bâton de rouge c’est un peu notre botte secrète, notre piment d’Espelette privé, notre bonne vieille « Muleta » à nous les nenettes, le drapeau de notre continent secret, un étendard bien à nous qu’on aime agiter en toute subtilité :

« Eh ho tu m’écoutes là ?! »

C’est la couleur qui (les)attire, qui (les)alerte par excellence, et sans pour autant se fagoter en carton rouge (gaffe au rouge sur les dents, 20 ans d’expérience du raisin m’ont obligé à trouver des astuces), accordons nous sur ce parti pris un peu culotté: si la bouche passe inaperçue, les paroles aussi … Le rouge est d’autant plus complexe que je suis blonde, et si l’impératrice Eugénie avait, elle, lancé le célèbre « blond fraise », je persiste à croire et à penser, moi, que le rouge c’est sur les lèvres qu’il doit rester !

Personnellement, j’ai toujours préféré les textures mates, pour ce qui est des pigments, c’est le parcours du combattant. Pas trop magenta sinon c’est fushia, pas trop bleu sinon c’est violet, pas trop d’orange sinon c’est corail, ambiance coquillages et crustacés, surtout pas de nacres, ni de paillettes, ça fait trop « Créateurs de Beauté »

Le secret d’une belle mine ? une pointe de jaune surtout, pour obtenir un beau rouge clair, solaire, qui fera de vous une icône d’ardeur, de jeunesse et de générosité ! celui qui fait qu’on vous écoute quand vous vous exprimez, qui donne envie de vous embrasser…

Ma sélection

Séquence émotion : mon premier rouge mat transparent, celui que j’ai mis des années à dénicher, que j’ai racheté en double, en triple, était un Nina Ricci, du temps où Garouste et Bonetti étaient derrière le design de la gamme ‘Le Teint Ricci’, c’était les années 90, une nuance fruit rouge à peine compoté, la fraîcheur d’une groseille juste cueillie …

J’en pleurerais là tout de suite, car j’ai conservé le tube et son micro moignon de couleur, jusqu’à il y a à peine 1 an, où, tout sec et tout rayé, lyophilisé, tout moche, rabougri, j’ai jeté ma relique dans ma petite poubelle de salle de bain…

Mon top-secret, mon chouchou, mon préféré, (encore une série limitée qu’il faut se grouiller de stocker) :

Color fever Mat #152 de Lancôme
Un vrai rouge éclatant, tonique, qui tire vers le jaune, et rehausse les lèvres claires, mat mais confortable, a tendance à « tatouer » les lèvres mais je m’en fiche, un rouge comme ça, c’est comme un mari, on en trouve pas des tas ! Un contour est obligatoire, mais please il doit rester clair (Warm beige Bobbi Brown…) ou incolore (Benefit, Agnès b.)

Mon deuze :

Le  fard à lèvres Rouge Pur, #143 – Rouge enflammé – Yves Saint Laurent
Un chouille plus orangé, very très très bien, very lumineux – (demandez Christelle au Printemps de la Beauté, elle sait très bien en parler …)

Une version plus sombre, le mien c’est :

Rouge Coco # 36, Lune Rousse Chanel
Un beau rouge cuit, plus ocré que bleuté, de garde comme un bon Bordeaux …

Mais il ne suffit pas d’avoir une bouche savamment colorée pour garantir le succès d’un baiser, d’autant que la vraie question demeure, celle qu’on a au bout des lèvres à la vue d’une bouche si parfaitement laquée, LA question pratique qui ouvre le chapitre ‘BARBOUILLAGE’ : « Est-ce que les filles qui ont les lèvres rouges embrassent ? et se font-elles embrasser ? »

Je vous laisse méditer et si vous le voulez bien on va passer aux vernis

A New York Chez Barney’s

Pour les vernis à ongles, j’ai 3 amours…

On Collins Avenue, O.P.I

Un vrai pantone, comme un 805C, un rouge-orangé shocking indispensable en été

La laque # 1 Yves Saint Laurent

Un rouge pur, intemporel, essentiel, on ne peut plus s’en passer

Le Vernis, # 487 Rouge Fatal, Chanel

Un rouge sombre de plein hiver, entre la brique new-yorkaise et un Corton. Texture plus épaisse à appliquer, un peu caoutchouteuse.

Et vous, y a t-il un rouge qui vous met en émoi, dans tous vos états ? Racontez moi le vôtre…

Et si comme moi le Rouge vous passionne …

« L’extraordinaire Saga du ROUGE » Amy Butler Greenfield – Editions Autrement, 2008

« Rouge. Des costumes de scène (18e – 21e siècles)
vus par Christian Lacroix Une exposition qui a été organisée par la BNF et présentée à la Bibliothèque-Musée de l’Opéra Garnier, du 5 octobre 2005 au 29 janvier 2006. Un catalogue a été édité.

« Vivre le TAO » (visualisation des couleurs et émotions), Marie Delclos – Editions Trajectoire, 2005

Une agence de communication qui utilise les vertus du rouge : www.rouge.fr

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