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Fashion & Design Tendances Lab

Il est l’or

2 août 2012

Faut que ça brille !

Monseign’OR il est l’OR de se réveiller ! Or, ils nous manquent ces deux astres…

L’or considéré comme le plus précieux des métaux, est le métal parfait ! il a l’éclat de la lumière, il a un caractère solaire (surtout dans mes pauvres cheveux qui ont le rayon bien jaune en fin de saison) royal (Ségolène ?  ça m’étonnerait, plutôt silver froide je dirais), divin (souvenez-vous les dieux grecs, et leurs moultes pluies d’or pour séduire ou arnaquer … ils arnaquaient souvent les Dieux, mais on les excuse bien, c’était pour baiser)

Je ne parle même pas du célèbre Styx, fleuve dont les eaux infernales avaient le don de vous rendre la chevelure dorée. (à ne pas confondre avec les « Stickssi » de nos apéros en famille qui n’ont jamais – EUX – le temps de briller bien longtemps vu la race qu’on leur met)

Attention théorie :

Peut-être même que c’est parce que les abricots antiques grecs sont tombés dans le Styx qu’on les appela les Pommes d’Or (du jardin des Héspérides NDLR) … quelle culture n’est ce pas ? … je n’ai aucun mérite, plutôt que de lire Martine, moi je me tapais l’Illiade et l’Odyssée, (bon ok aussi un peu Boule et Bill) un pur bonheur d’adolescente prépubaire. Mais je me félicite de la direction que prend mon article car cela me permet de placer que l’or exprime la connaissance. La preuve je m’y connais un max lorsqu’il s’agit de savoir de quel métal je souhaite avoir un cadeau joaillier. Genre.

Un marsouin qui s’est efficacement amoureusement mis au gold

On parle aussi de l’Âge d’or qui constitue la perfection. Alors, malgré l’âge canonique que j’affiche au compteur, je ne touche pas d’une miette la perfection. Je sais pas, je lui fais peur ou alors elle s’est barrée en vacances comme les journalistes que j’essaye de joindre pour caser mes petits designers textile … Perfection connais pas.

et franchement …

entre nous …

c’est un malheur que je ne me souhaite pas. La perfection est très très emmerdante. si si.

Le chapitre des Noces d’or est nettement plus drôle que l’âge d’or de la perfection, car il est tout son contraire. Moi qui ne suis même pas arrivée aux noces d’épeautre, de cotons ovales Diadermine ou de je ne sais quelle sous-céréale new age, ou toile de jute nuptiale … du coup je ris (c’est combien les noces de ris de veau déjà ?) parce que faut bien avoir un caractère doré à l’or fin pour se supporter 50 ans !! Non à choisir 2 ans c’est bien, 2 ans c’est le cuir, ça claque c’est wild, et c’est encore mieux si l’on a le budget pour les peaux Hermès. Bref, je veux du cuir ! (Gold steuplé – cf fashion fixette )


Mais ne nous méprenons pas, l’or aussi parfait, lumineux, érudit qu’il soit – c’est aussi ces paillettes dorées et autres micro-chiures illuminées que la pouffe se met sur la peau dès qu’il fait beau et chaud ! Pouark !!! je déteste l’huile prodigieuse Or de Nuxe, j’exècre les Terracottas irisées, je vomis les Après-Soleil enlumineurs d’épaules … qui tâchent les doigts des beaux gosses aux soirées du Prosper avenue de la mer à Saint Jean de Monts ou sur le dance floor de la Boîte à Sel de Noirmoutier où nous étions ma foi plusieurs kilos de rattes à se dandiner (ahhh toute ma jeunesse … dorée ? bah disons qu’il faut le chercher le luxe à saint Jean de Monts !) Bref, j’ai testé ! La paillette depuis, a définitivement été bannie de mon vocabulaire. Après tout, chacun fait ce qu’il veut avec son épiderme. Moi je préfère le MAT, le MAT ça envoie du FAT !

best seller depuis plus de 10 ans, purée mais comment c’est possible ?

Je finirais non pas par la couleur de l’argent, qui pour moi restera argent … puisque les lingots servaient chez nous à caler les portes ! (ah ah ! spéciale dédi aux détracteurs du 16ème qui pensent que leurs habitants croulent sous le fric. Sans remarquer que dans les 20ème, les Saint Ouen et les Montreuil y a des putains de lofts rénovés par des bobos plein aux as, pendant qu’avenue Foch les héritiers n’ont pas les moyens de payer les frais de successions et s’éclairent à l’halogène Ikéa …ah ah ah que c’est bon d’écrire !)

L’or je le tolère gravement, en peinture. Le seul art – avec la gastronomie, le sexe et la musique (faut pas déconner non plus) – capable d’embellir la vie, apparemment futile, accessoire, et qui pourtant élève l’âme, provoque des sensations rares, laisse les soucis sur le bord du chemin pas doré doré. Certains peintres, eux, avaient de l’or dans les mains, je pense à l’un des plus grands maîtres de l’histoire de l’art, qui lui en avait au bout des pinces et par extension au bout du pinceau, pauvre homme, tellement doué qu’il est devenu tout prétentieux. Rembrandt.

femme au bain (Bethsabée c’est toi ?) – 1654

Canaletto lui, à Venise était à l’or ce que Rembrandt était aux Pays Bas … euh vous me suivez ?  Ville de la lumière dorée, du blond vénitien et des influences byzantines, l’Or va bien à Venise, mieux qu’à Maison du Café d’ailleurs.

la basilique San Marco – 1700 et des pommes d’or

L’or … trésor ambivalent donc. Je vous le souhaite en carats, en pluie, en ruée, en étalon, en toison, en barre, en poule-aux-oeufs, et en paillettes même si vous voulez. En cadeau avant de finir, une petite planche des plus belles tendances glitter de la saison ! (si ça pouvait faire venir un soleil doré plutôt que la chaussette Doré Doré, on serait bien contents merci)


Vernis Chanel Gold lamé 20 € • Manchettes plaqué or, et strass Hélène Zubeldia 180 € et 295 € • Lady Max Christian Louboutin 965 € • Nain de jardin Ottmar Horl, 60 € • Ballerines Lanvin, 350 € • Short Claudie Pierlot soldé 98 € au lieu de 245 € • Montre timex 59 € •

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L’autre jour j’étais mannequin chez Valentino

21 mars 2012

Si plumage rime avec ramage, tresse rime avec …

Il y a quatre jours jours j’étais mannequin chez Valentino. Disons que si j’avais mesuré 10 cm de plus, il y a quatre jours j’aurai défilé comme mannequin pour Valentino. Disons qu’il y a quatre jours mes cheveux ressemblaient (en mieux) à ceux d’un mannequin Valentino. Bref, disons que je suis allée chez le coiffeur vendredi !

Disons que depuis que je suis passée du côté obscur de la force en me mettant en ménage, mon temps de mood board photoshopesque et d’Indesign tendancieux s’est vu sérieusement amputé ! Purée c’est qu’un marsouin ça mange, ça respire, ça passe sont temps à nous déshabiller, et ça change de chemise tous les jours en plus, bref ça décoiffe ! Il fallait bien une chevelure à la Baudelaire pour demeurer sur la voie impénétrable de la séduction… et ce, même en cuisinant tous les soirs, avec mes nouveaux potes Ariel & Actilift à faire tourner tous les deux jours.

J’ai relevé le défi, et c’est mon VRAI ami David Mallett qui m’a sauvé d’une domesticité des plus affligeantes. Car oui, je suis nulle en couture, je suis une quiche en repassage, et j’achète toujours les mêmes compotes Pommes-Poires par grappes de 8 ! Si j’avais des enfants, ils voudraient allez vivre chez ma soeur.

Voici donc comment je me suis présentée devant la caissière du Monoprix vendredi, cette dernière bigrement fascinée qu’un mannequin de chez Valentino achète du Campari.

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Si par hasard je soldais …

19 janvier 2012
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j’achèterais ça !

Pffft encore des soldes ?! les soldes ça me fane ! comme toujours, comme tous les ans, je suis nulle en soldes. Je ne sais pas me battre dans les boutiques, (et puis je tiens trop à mes cheveux) je ne sais pas décoller les pastilles – 50% pour les coller sur les articles à – 30%, je ne sais pas apprécier mon reflet dans le miroir et me convaincre que j’ai absolument BESOIN de cette veste de fourrure synthétique vert anis. Je ne sais pas ce que c’est que d’avoir la surprise de l’escarpin beige (ou noir forcément) intemporel soldé, je ne sais pas ce que c’est que de repérer en novembre ce que ma bourse me permettra de m’offrir en janvier …

Mais si maintenant j’étais pas une rebelle et que je me mettais à solder, ça donnerait …

the Camel Coat Masscob à 182 euros chez www.theoptimists.com

un shampoing supershine à 9 euros Bliss chez sephora

un sac Jamin Puech fourre tout gold à 317 euros (au lieu de 635 ) chez Monnier frères

un trench en laines mélangées JCDC à 246 euros (au lieu de 379) chez www.monshowroom.com

une paire de gazelle indoor à 45 euros (au lieu de 90) sur www.shop.adidas.fr

un bureau Georges Nelson à 3 541 euros (au lieu de 4 166) chez Conran shop

un bracelet en résine Marni à 108 euros (au lieu de 180) chez www.marni.com

des lacets multicolores pour mon amoureux à 2,5 £ (au lieu de 5 £, oui… il a déjà été très gâté) sur www.tresbienshop.com

et au fait Michael Fassbender il est soldé ?

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Summer Academy

31 juillet 2011

Bouclage de valise : les précos

Aoutiens, Aoutiennes… et tous les parigos qui s’apprêtent à se faire insulter sur nos belles plages françaises … (en Grèce, en Tanzanie ou aux Philippines, y a des chances que ça arrive aussi, le français est insupportable rappelons le). Comme vous donc, je m’apprête à boucler ma valise. Nos questions y prennent presque plus de place que nos fringues !

© Vitrines Parisiennes
Qu’est-ce que j’emmène ?

Ici point de long discours, le choc des photos suffira …

LUI

Messieurs … NON !

OUI !

Pitié NO !

YES oeuf course !

ELLE :

NIET !
Et mes Uggs j’en fais quoi ?

Vous avez du en croiser des minettes en mini-jupes avec leur Uggs, touristes ? adolescentes rebelles ? surfeuses à la retraite ? qui sont elles ces affolées de la voûte plantaire qui transpirent dans le mouton retourné en été ?

A la question « et mes Uggs j’en fais quoi cet été ?  » je vous répondrai que c’est pas parce que ces bottines ont été créées en Australie pour des surfeurs aux pieds fragiles au chaud et froid (Purée tu vas pas me dire qu’un surfeur il n’est pas assez viril pour en chier un petit peu des pieds pendant sa séance de sport !?) qu’il faut nous les imposer ! je réponds donc (NDLR) : « et bien le mouton va gentiment hiberner jusque fin octobre, parce que là avec une robe d’été, c’est juste pas possible … »

En revanche je dis DA ! au débardeur loose I love my T’s
un Yoplà franc et massif à la chaussure alsacienne
© Heschung
Comment je me mets à l’heure d’été ?

LUI :

En chemise légère pardi ! (la chemise légère bouge trop pour qu’on la prenne en photo). A retrousser jusqu’au biceps un point c’est tout.

Bah la chemisette alors ?

Vous connaissez désormais mon aversion pour la chemisette, alors mettez en une si ça vous fait plaisir, si vous avez un récent tatouage à faire croûter ou parce qu’elle est à carreaux je ne sais pas, disons que (please), je vous suggère de penser au T shirt ou au  polo ! jaune, turquoise, blanc ou bleu roi c’est quand même autre chose … et vos aisselles seront comme vous, élevées en plein air. Sachant que le torse à l’air reste bien sûr pour vous (nous), la meilleure des tenues, et ce, de midi à 5h du matin.

A propos d’aisselles, j’ai trouvé un déodorant pour hommes, très hot parce que justement il est surgelé ! je m’explique : des agents mentholés vous filent le frisson et raidissent pendant de longues heures toutes les chairs du tronc supérieur, j’ai testé ! (amies / camarades ! la question se situe sous le t-shirt précisément: lingerie or not lingerie ? je vous laisse méditer). Sanex for Men extra cool.

ELLE :

La naïade ne quittera pas de l’été sa manchette dorée, qui sied si bien avec son bronzage cuivré d’aoutienne cuitée.

© Les créateurs de Paris
Comment je me coiffe ?

LUI :

je dois dire qu’en été, vous êtes assez doués, le côté pas apprêté, en bataille, mouillé je ne sais pas… mais c’est pas mal, pas mal du tout même. Dernièrement j’apprenais que la majeure partie du style d’un homme repose sur sa coupe de cheveux (quel scoop franchement, surtout que pour nous c’est juste pareil !). Ceci dit, c’est acté, le sel fait des miracles.

ELLE :

Même moi dans le genre walkyrie à cheveux raides comme des piquets, j’ondule… c’est dire. (mais pour toute l’année j’ai un secret … Sea Salt Primer N°14 de Davines). Et pour éviter que le blond vire au vert – pour peu que le visage soit rouge après la plage, je vous laisse imaginer le tableau, plus proche du Noël de Mr Scrooge que de BB à Saint Tropez – il faut protéger (Gelée solaire Furterer) et repigmenter sa toison d’or (et de lumière) :

Et le nez dans tout ça ?

J’ai enfin trouvé une bonne vodka pour l’été… à vaporiser. Sauf que le flacon n’est pas ce qu’on peut appeler discret à emporter, (300 ml ! ah si les apéros étaient servis comme ça …) faudrait pouvoir en transvaser dans un petit vaporisateur, en comptant le nombre de schpritz que vous estimez nécessaire pour approcher le coma éthylique.

C’est pas tout ça mais qu’est-ce qu’on écoute ?

POUR TOUS : la play list de l’été !

1. Montefiori Cocktail : Crazy
2. Barry Manilow ; Copacabana
3. Théophilus London : Love is real
4. Yuksek : So Down
5. Paul Mc Cartney : Magic
6. Calexico : Alone again or
7. Outlines : I cannot think
8. Holly Cook : Body beat
9. Herman Dune : Tell me something i don’t know
10. The Kills : Future starts slow

Et puis une dernière recommandation : c’est bien de vous protégez du soleil, de faire de l’humanitaire, du trekking et du bateau, mais n’oubliez pas de faire les cons dans les bars et allez danser !

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Beauty beast

9 mai 2011

Mes 10 produits préférés

Ah un petit sujet futile, ça faisait longtemps !

Aujourd’hui ni art, ni mode, ni food, on se fait belle, avec des produits pas très chers ET efficaces ! (efficacité : on se sent tout de suite plus à l’aise avec sa futilité).

Dans le lot, vous verrez il y a une espèce disparue, c’est un crève coeur pour beaucoup d’entre nous je sais… mais Courrèges l’a voulu ainsi.

Aujourd’hui donc on va parler de chiffres, non pas des 3 ors de Cartier, ni des 4 Fantastiques, encore moins des 7 merveilles du monde, ou encore à New York de la 5ème avenue, que neni, aujourd’hui notre chiffre c’est 10, et ils sont tous dans la salle de bain !

1. l’eye liner en gel de Bobbi Brown

Parce qu’il est juste pratique, facile à appliquer, au petit pinceau, tenace (résistant aux pluies diluviennes et aux madeleines pleureuses) et ses couleurs ressemblent à des Sfumato de Léonard de Vinci (bah finalement on va parler d’art quand même), mon préféré c’est Expresso, mais Sepia est tout aussi réussi. Un gel crème mat qui ne fait pas ‘calligraphie à l’encre de chine’ sur la paupière et qui évite de vous transformer en Panda le matin dans la salle de bain.

2. La crème gourmande pour les mains et les ongles de Caudalie

Parce que c’est la seule crème au monde pour les mains qui ne colle pas ! et qui ne fait pas papier de frite sur notre Iphone.

3. le Pro concealer de Shu Uemura

Parce qu’il camoufle tout ce qu’on veut cacher pardi ! cernes, imperfections, cicatrices … une pâte crémeuse, couvrante, mais légère, à appliquer au doigt et à choisir dans une teinte pas trop claire justement, sinon on révise sa théorie du truchement.

4. l’après-shampoing Formule 133 de Kiehl’s

Parce qu’il est le conditionneur rêvé ! il me suit depuis plus de 6 ans, il sent divinement bon la fleur d’oranger, sa texture est à mi chemin entre une crème et une gelée, et même si on a la main lourde, il ne graisse jamais les cheveux. Il ne fait qu’hydrater, faire briller, bref sublimer …

5. les produits solaires Clarins

Parce qu’ils sentent les vacances ! jamais produit solaire ne m’avait fait ça, l’hiver j’en mets quand j’ai froid, et j’ai l’impression que la plage vient jusque chez moi. Je vous conseille d’ailleurs les crèmes et les laits plus que les huiles.

6. la crème Goodbye Cellulite ! de Nivéa

Parce que (on a toutes de la cellulite merde !) après s’être fait avoir par des marques très chères qui font de douteuses promesses, la gel crème de Nivéa lui les tient, est réellement efficace et pas cher !! (il ne remplace pas 40 minutes d’elliptique non plus, faut pas déconner !) il a eu la meilleure note il y a deux ans dans le magazine ‘Que choisir’ OUI MADAME ! et si je vous disais à côté de quelles grandes marques, vous seriez bluffés. Cela dit, pour ne pas non plus descendre tout le monde en flèche, bien placé aussi, Diadermine et Liérac

7. le parfum Empreinte de Courrèges

Parce que c’est lui l’espèce disparue, et que je ne comprendrai jamais pourquoi ce parfum que j’adorais a été supprimé du marché. Reflet d’une époque peut être trop années 90, jus trop complexe à élaborer, ventes pas assez Dior business model ? je n’en sais rien… toujours est-il que l’on pouvait encore en trouver quelques rares flacons dans la boutique Courrèges, rue François 1er en 2009, mais que depuis c’est le néant !

8. le vernis strong & white d’Agnès b.

Parce qu’il rend lisse et translucide n’importe quelle matrice labourée. Une excellente base avant le rouge guerrier !

9. le shampoing Smooth Infusion de Aveda

Parce qu’il glisse sur le cheveu, le lave en douceur et l’hydrate. Bourré d’huiles essentielles, il embaume la salle de bain. je m’en suis même ramené un bidon d’1 litre des Etats Unis, où il est bigrement moins cher qu’ici (et plus facile à trouver je vous l’accorde)

10. la laque rouge pur d’Yves Saint Laurent

Parce qu’il est le basique de toute fille qui aime le vernis, il a tout bon : c’est le bon rouge, la bonne texture, le bon flacon bijou. Il n’a qu’un inconvénient, il fait dépenser plus en dissolvant tellement les pigments sont tenaces. Et n’oubliez pas, à conserver au frigo !

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Le coiffeur de Roger Federer

5 janvier 2011
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Pure Aveda

Il faut que je vous raconte mon expérience chez le coiffeur officiel de Roger Federer !

J’arrive à Bâle – bon j’ai pas de mérite, je connais un peu – dieu que cette ville est un cauchemar en voiture, toujours des travaux, je passe la frontière, ensuite je tourne à gauche et je dépasse le hangar des junkies, je me gare au Storchen, le seul endroit où je sais me garer dans la city!

Je grimpe à pied la côte de 1km (le prix à payer pour avoir sa petite place au Storchen en plus des 30 mn de file d’attente) L’avantage c’est que sur les hauteurs du Spallenberg, les plus belles boutiques me font des signes pour que je m’arrête, polie. je leur réponds. Rive Gauche la boutique où les chaussures italiennes sont plus chères qu’en France, des sacs Bottega Veneta en veux tu en voilà, je vous passe les joailliers, toutes ces Rolex qui clignotent en vitrine …

Arrive Hermès : oouuhhh ce petit carré il est bien mignon, pas mal aussi la gourmette, puis la célèbre boutique 3 Pommes, (Lanvin, Marni, Prada … ) le grand « brandvertige » puis je tourne à gauche, la vitrine Jil Sander me parle, les vitrines Jil Sander me parlent toujours, elles irradient de couleurs pures, quoi de plus efficace finalement que la coupe impeccable d’un petit manteau bleu électrique ou jaune citrine.

J’arrive au Salon AVEDA. Un « spritz » d’huiles essentielles bio me fait passer dans le côté obscur de la force, nous conviendrons de l’appeler ici « délice »… je sens que je vais passer un pur moment, dorlotée par les mêmes mains expertes que celles qui ont dorloté Roger, quelques mois avant moi…

Dress code noir, parquet ébène, murs blancs, des recettes minimalistes mais bienveillantes, le staff à l’accueil n’attendait que moi évidemment, je parle anglais, c’est plus chic, et surtout y a pas tellement le choix (rassurez-vous le salon compte quand même bon nombre de francophones (Guy, Audrey, Sandrine, Sophie, Luis…)

Puis la douce musique de la langue du pays s’empare de mes douillettes oreilles : le suisse allemand de Roger, gutural et éructant, qui vous ferait à tout jamais regretter d’être verbeux. Ça y est le « Gruzzi »  est lancé , c’est chouette Gruzzi j’adore ce mot, ça veut dire bonjour ! Gruzzi, je vais essayer de le replacer à l’occasion dans une conversation :

« mon cher Gruzzi j’accuse réception de votre message, dont je vous remercie »

« le bon la brute et le Gruzzi »

« je t’en prie reprends donc un peu de Gruzzi »

Parce que mes cheveux le méritent, j’ai rendez-vous avec Guy the Art Director !

Un métisse géant de d’1m98 (je sais je le lui ai demandé) m’accueille en me proposant d’emblée un thé, puis il pose sa main (qu’il a fort grande) sur ma tête (que j’ai fort petite) et là j’ai l’impression étrange qu’un poulpe a fait de mon crâne sa maison. Nous parlons masse, court, long, beige, adaptation à mes formes… ça me plaît bien. Puis Guy demande à Patrick de me faire un rituel … en allemand !

J’ignore comment être réceptive à ce fameux rituel, mais malgré un papa allemand, le mien est piteux… puis au moment où les flacons d’huiles essentielles défilent devant mes narines, je comprend que dans ce rituel je n’aurai pas besoin de parler … Youhou ! Flacon bleu, je choisis l’arôme qui calme, j’en ai bien besoin, les serviettes noires sont lovées sur mes épaules pour ne pas huiler mes vêtements, le massage peut commencer… les yeux fermés, je me laisse envahir par des effluves qui rendent amnésiques, mes épaules roulent sous les doigts de Patrick, puis ma nuque, mes cheveux, là je sens que j’ai un peu la chair de poule, et que Patrick doit doucement rigoler (en allemand forcément)…

Ellipse


Audrey la coloriste est un ange et ses yeux sont verts, elle prend la relève, me parle des notes jaunes dorées de ma base, qu’il faudrait estomper, et que faire scintiller mon blond avec un beige cendré serait du plus bel effet ! convaincue je la suis dans les Highlights…Une technicienne hors pair, capable de composer un tableau avec des mèches de couleurs différentes sur la même tête (balèze hein ?), d’obtenir la couleur parfaite, seul point négatif, mon aura dégringole lorsqu’elle transforme ma tronche en œuf mayonnaise avec son cellophane !

J’ai tout, des sourires, du thé aux notes de réglisse AVEDA, des revues suisses, américaines, des documents de communication «  AVEDA the art and science of pure flower and plant essences », je me laisse faire, le passage au shampoing est une sieste massante (shampoings sans paraben aux senteurs divines), je rêve à la tête que j’aurai en sortant, et imagine bien volontiers le bonheur des clientes du SPA au sous sol …

Ça va, ça vient, dans un calme olympien, quelques « grubt shlagt steuren » au passage, ils sont au moins une vingtaine dans ces espaces immenses… L’accueil, le comptoir de produits, le salon d’attente, la technique, les bacs, la rangée de fauteuils, le sous sol avec les salles de massage, de soins, l’espace ongles et manucure ou maquillage, la pièce VIP… (j’y passe une tête d’ailleurs, pour m’imprégner du passage de Roger, et de son épouse également me dit-on – et constate donc émue que le champion vient se faire coiffer en famille, c’est BEAU !)

J’attends mon Art Director qui a exactement l’identité capillaire pour faire son métier : un buisson de cheveux bouclés et crépus qu’on devine indomptables et qui fascine les filles comme moi qui n’ont jamais su ce qu’était, ne serait-ce qu’une micro bouclette, une infime vaguelette : Moi et ma chevelure raide de walkyrie… (l’article serait cent fois plus drôle si je racontais mon test permanente années 80, mais malheureusement l’album photo m’a été brutalement arraché lors d’un incendie isolé il y a 10 ans).

Guy est passé chez Toni and Guy à Londres et Paris, puis chez Dessange et a été à son compte à Bâle… c’est drôle de conjuguer des tendances de coiffures aussi opposées, le côté latin glamour du pro du blond, avec l’école anglo saxonne ultra décalée, le Maestro a su donc assimiler les deux écoles en affirmant sa propre identité. Je vois mal comment je pourrais être ratée ! Piquetage, dégradé, undercut… les cheveux coupés tombent mais la vraie longueur reste presque la même … fascinant ! ma sacro sainte mèche qui pourrait me pousser au meurtre si on la coupait, est « travaillée » mais conservée ! (subtil n’est-ce pas ?) résultat je secoue la tête, les pointes rebiquent sur les épaules en toute légèreté les longueurs sont restructurées ! la mèche se remet toute seule sur le côté, wouaaahhouu !

Un petit coup de sèche cheveux, la coupe est revisitée à sec, de la cire pour froisser, un nuage de spray pour lustrer… Oh non c’est déjà fini !

Du coup j’en ai même oublié Roger Federer dans tout ça… moi qui voulait vous filer des infos, la seule que j’ai pu obtenir c’est qu’il a le cheveu court (de tennis bien sûr).

J’aurai pu mettre une photo du résultat, mais elle ne servirait à rien, vous ne sentiriez pas la différence… comment juger du succès d’une coupe si on ne la porte pas, ou bien alors vous cesseriez même de rêver, et cela, jamais je ne l’encouragerai, ni ne le permettrai… alors si vous passez par Bâle, pour la foire d’art Contemporain, (Art Basel) une des nombreuses sublimes expos du coin (Beyeler, Vitra, Fondation Tinguely …) ou si vous avez un rendez-vous pro chez Ciba essayez l’expérience AVEDA…

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