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Art & Expositions J'ai testé

Broderie Architecturale

7 mars 2015

« Nous avons expérimenté beaucoup de matériaux et même brodé du béton pour Chanel »

Si on m’avait dit qu’un jour j’allais rencontrer une brodeuse de béton… J’aurai fait des yeux ronds comme des machines à coudre ! En visite privée il y a quelque jours, avec l‘Association des Anciens de L’IFM pour découvrir un savoir faire innovant. Une soirée fort sympathique, où quelques visages connus sont réapparus, et la rencontre de ceux qui font l’atelier Montex, que j’ai découvert charmants et passionnés. Avec la création de MTX Broderie Architecturale, l’Atelier Montex ouvre une nouvelle page de son histoire. Cette activité inédite, passerelle entre la Haute Couture et l’Architecture, redimensionne à l’échelle de l’espace le savoir-faire spécifique de la Broderie en lui ouvrant d’autres perspectives, dans les métiers de l’architecture et de la décoration.

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Filiale de Chanel aujourd’hui, l’Atelier Montex a été crée en 1939. Il s’est imposé comme l’un des partenaires les plus innovants de la Haute Couture. Si le savoir-faire de la broderie se perpétue au coeur de l’atelier, ce dernier a également vocation à expérimenter, inventer, pousser le geste, les techniques, les matériaux utilisés vers d’autres possibles. Directrice Artistique de l’atelier, Annie Trussart insuffle cette dynamique de recherche et de curiosité à ses équipes.

Véritable passerelle entre la haute couture et l’architecture, ces créations prennent la forme de pans de mur entièrement brodés qui redimensionnent le savoir-faire de la broderie en 3 dimensions. Neuf pièces, présentées au Salon du Meuble de Milan en 2013, et autant de cristaux toupies de Swarovski, tubes de verre facettés, fils laminette ou morceaux de rhodoïd crystal savamment brodés. Impressionnant.

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Un jeu de transparences, d’alternance de vides et de pleins, de mat et d’irisé, magnifié par ce lieu contemporain immaculé, où brûlait dans un coin une divine bougie Dyptique (beau et qui sent bon, la boucle est bouclée).

Un nouveau champ des possibles s’ouvre pour la décoration d’intérieure, les commandes spéciales, les cabinets d’architectes, le BtoB. L’atelier Montex répond à des commandes privées, développe des partenariats avec certaines marques pour des vitrines ou l’agencement de palaces français et internationaux, et donne toute sa dimension au mot sur mesure.

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 Modules d’hexagones en feutrine, brodés de baguettes Swarovski, tubes plastifiés, fixations métal

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Merci !

Broderie Architecturale – MTX 3, rue de Montyon 75009 Paris T. +33 (0)1 47 70 71 17

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Art & Expositions L'air du temps

Black and White drama

24 avril 2012
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Galliera hors les murs …

Je me disais bien que c’était Olivier Saillard que j’avais entraperçu par la baie vitrée de l’Ifm … pendant les quelques minutes de rêveries diurnes que je me suis carrément payées en plein cours sur la couleur (mais chut faut pas le dire). Et pour cause, le musée Galliera poursuit sa programmation hors les murs aux Docks – cité de la Mode et du Design avec la présentation simultanée de deux expositions : l’une consacrée à Rei Kawakubo, l’autre à Cristóbal Balenciaga.


Le couturier des couturiers

J’ai commencé par la Maison Balenciaga, l’une de mes préférées, où la collection présentée et assemblée par le couturier a été donnée par sa famille au musée.

Plus de soixante-dix costumes et éléments de vêtements, des accessoires, des photos, des croquis ainsi que des ouvrages sur l’art et le costume complètent cet ensemble. De longues allées métalliques, bordées de nombreux tiroirs mettent en valeur ces archives, où l’on redécouvre les inspirations de Cristóbal Balenciaga : la brillance du noir, la solennité des vêtements de cérémonie, les références aux grands maîtres de la peinture espagnole. Partout, la signature du couturier, son obsession des manches, comme les coupes exactes des vêtements. Y a pas d’autres mots : des pièces qui puent la modernité !

White drama

Puis après le noir vint le blanc … dans la pièce à côté, installée dans de grandes bulles en plastique, l’intégralité du dernier défilé Comme des Garçons, Printemps-Eté 2012. Une installation signée Rei Kawakubo, une déclinaison des grandes étapes – blanches – de notre vie : la naissance, le mariage, la mort.

Partout, des fleurs feuilletées, des satins à peine moirés, sur quelques trouées de dentelles, de grands manteaux et de hauts chapeaux rappelant les processions de Séville, et une robe de mariée chrysalide, cacedédi à la transformation qu’implique cet engagement, ça me parle peu, mais ça me parle bien, cette alternance de vides et de pleins !

Le ton de ce papier je m’en rends compte n’est pas aussi enjoué qu’à l’accoutumée, mais si je me souviens bien, ce jour là fut pour moi bien funeste, car finalement comme un écho au style tout en ruptures de Rei Kawakubo, cette journée marqua pour moi la rupture d’une équipe, d’une collaboration. Et là, au creux des vers de terre verts des architectures de mon école, c’est bien dans Le black and White Drama qu’on est…

expositions à la Cité de la mode et du design – jusqu’au 7 octobre 2012

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J'ai testé voyage voyages !

Portraits chinois

28 novembre 2011

1 pays, 3 scénarios

Je viens de rentrer d’un séminaire intensif de 3 semaines en Chine avec l’IFM, le FIT de NY, la POLY U de Hong Kong . Je n’y ai à vrai dire pas beaucoup dormi, parler de jetlag serait donc ici un scandale, pire une infamie. Pour l’instant je m’occupe de ma gorge bousillée par la clim , et de mes heures de sommeil, (on s’occupera de la soutenance de créa d’entreprise demain !)

Pour atterrir donc, il n’y a pas de secret faut l’écrire. Je vous le fait en plusieurs scénarios, pas parce que c’est beau, mais pace que c’est plus rigolo. Pour noyer la feast, il faut bien plusieurs pistes

Préambule …

Les chinois sont comme nous dans la structure, des êtres faits de chair et de sang, seulement le tout dans un organisme de petite facture

Le régime alimentaire du chinois se compose d’absolument TOUT, à l’exception des barreaux de chaises.

Enfin, et à dire, c’est d’une affligeante banalité, ce pays est juste la thèse – antithèse-synthèse du copyright.

Question cities ? Hong Kong n’a rien d’exotique, mais elle nous projette dans le futur. Elle est brillante et folle. Je l’ai aimée fougueusement. Je n’y oublierai jamais le charme du ferry pour aller et venir entre HK side et Kow LoonShanghaï elle, se répand, elle est créative, en son cœur bat tout le business chinois. Elle ne m’a pas renversé, je n’en oublierais par pour autant le charme des rues de Taikang road

Ghanzhou, Foshan, HK, Shenzhen, Shanghaï … Les rues sont exemptes de crottes de chien, bah forcément ils les mangent me direz-vous (je ne détaille pas vous aurez remarqué) bref, que c’est c’est plaisant pour marcher.

Question seafood ? ils ont une spécialité qu’ils vendent à la criée dans la rue ressemblant à peu de botox près à la lippe de Courtney Love


Question phacheune ? Y a t-il un style chinois ?

Moui alors là je suis mitigée, certaines constantes tout de même :

1. la permanente n’ a pas la côte en Chine (et c’est plutôt une bonne nouvelle)

2. Les filles portent des chaussures toujours trop grandes

3. les manches des vestes et des manteaux sont toujours trop courtes

Les tendances semblent clairement arriver du Japon, car les filles aiment se fringuer plutôt girly, avec des nœuds, des dentelles, du rose poudré. Beaucoup de blanc.

Enfin, grosse fixette sur le poil ! toutes les chaussures étudiées à Shanghaï étaient largement poilues, fourrées, bref moumoutées. Saluons au passage la mode masculine que j’ai largement préférée à la celle des femmes. C’est graphique, assez stylé, les vestes de lainages sont top, les écharpes, les chemises… faut juste checker comment c’est fitté (oui ils sont pas du genre à dépasser les 70 : en mètres et en kg !)

 

Plan A

Bref. Je suis une sainte.

J’ai entendu mon réveil sonner tous les jours

Je me suis levée à 7.00 tous les matins et suis allée en cours tout le séjour

Je suis restée à la fin de la journée pour dialoguer avec les intervenants ; j’ai posé des dizaines de questions pendant les conférences

Je n’ai séché aucune visite, ni conférence pour aller faire du shopping

Je n’ai jamais eu la gueule de bois ou de travers une seule journée

Je ne suis jamais arrivée en retard dans l’amphi ou dans le bus

Je me suis couchée à 22H30 tous les soirs. Et me suis reposée le week end

J’ai travaillé d’arrache pied sur notre case study afin de trouver les meilleures solutions de développement de la société Fung fat

J’ai présenté d’accent de maître mon case study en anglais et ai été foutrement interpellée par la dimension « sustainable » du garment market chinois

J’ai eu une vie culturelle intense et ai visité DE JOUR les plus beaux musées, les plus belles galeries, et usines de confection (Cuir, Textile)


J’ai slalomé entre les galettes dans les rues de Hong Kong et n’en ai fait aucune !

J’ai révisé en mieux mon sentiment sur certaines personnes

Je suis allée dans des cafés très cosy et calmes pour boire des thés et goûter de succulentes galettes de pâte de riz à la myrtille

Je n’ai pas dépensé tout mon blé sur les marchés, dans les boutiques, à City Super ou à l’Apple store

J’ai déjeuné de muffins cranberry plusieurs midi de suite. Et ai fumé des clopes chinoises excellentes et pas chères

J’ai renforcé mon anglais en proposant des conférences sur Paris aux expats de Lan Kwai Fong

J’ai été félicitée de bon matin de ma bonne mine, de ma bonne humeur et de ma résistance digestive


j’ai tout à fait supporté ce qu’on a glissé dans mon verre le SEUL soir où j’ai clubbé

Je me suis fait de nouveaux amis dans ma propre promo

j’ai appris à mes camarades le régime alimentaire selon son groupe sanguin

J’ai digéré comme un chef tout ce que j’ai mangé, pattes de poulet, et hamster farci y compris

J’ai sympathisé avec de nouveaux amis de la promo précédente

Je me suis baignée dans les piscines spa des hôtels où j’ai séjourné

J’ai même pas dit « aïe » pendant le chinese traditional massage

Plan B

bref. j’ai le diable au corps.

Je me suis réveillée une fois à 14h15 et j’ai même pas été captée par Véro. J’ai raccroché la visite de 15h sans petit déjeuner et je suis arrivée avec mon verre de Mojito que j’avais gardé dans mon sac

J’ai dansé au Till Dusk Dawn dans des paires de bras parfois non identifiées

Je me suis fait refoulé un soir du Dragon I parce que le type que j’essayais de faire rentrer était trop défoncé

J’ai fêté l’anniversaire d’un chinois que je ne connaissais pas (Joyce il s’appelait) au campari dans une boîte d’autochtones

J’ai réveillé mes colocataires avec des bruits bizarres au Metropolis Plazza, Harbour machin truc enfin je ne me souviens même plus du nom de l’hôtel

J’ai accepté qu’un touriste me prenne en photo à côté de lui, parce qu’il n’avait jamais vu de blonde et qu’il voulait dire à tous ses potes qu’on était amants

J’ai fait la tournée des bars et des boîtes, et suis rentrée pile à l’heure ou mes room mates se levaient pour le petit dej

J’ai été digestivement surprise par une pizza trop grasse, le comble

J’ai révisé mon jugement sur certaines personnes. Et inversement je crois

J’ai séché la visite de Géodis (pardon Véro) pour aller faire du shopping


J’ai essayé de payer le ferry en mettant mes pièces dans la fente où on met d’habitude la carte Octopus

J’ai pu confirmer qui ne pouvait pas me blairer. Et pu vérifié qui était vraiment faux cul

Je n’ai pas pu danser dans la rue tellement il y avait du monde qui dégueulait des bars

J’ai piqué les bouteilles de vodka, de champagne et de gin d’une table qui n’était pas la mienne en boîte. Aidée par les potes, on en a fait un doggy bag pour la fois suivante

J’ai couvert grave ma best friend, et elle a fait de même pour moi, sauf qu’elle a perdu un pari par ma faute

j’ai répété 15 fois dans le taxi à mes acolytes que le père de l’autrichien Marcel s’appelait Rolf comme mon père. Insupportable moi ?

je me suis fait offrir des verres au bar, dans les canapés, sur les comptoirs, dans la rue. Et dans le meilleur des cas j’ai pu en faire profiter les copines

j’ai tapé NO quand la nana de l’apple store m’a demandé si j’avais un mot de passe pour ma CB – mes cartes ont été bloquées. J’ai réalisé que password revient à dire pin code

J’ai été félicitée de bon matin de ma bonne mine, de ma bonne humeur et de ma résistance digestive

Visiblement déboussolées à Shanghaï avec Miss K suite à une divine manucure, on a prit un taxi pour faire 300 mètres

Plan C

Après tout la Chine c’est bien le pays du milieu. Entre A et B je crois que j’ai respecté le contrat, centrée, bien au milieu !

Ce qu’on a vécu à Hong Kong restera à Hong Kong , ce qu’on a pas vécu à Shenzhen restera sur la serviette du Queen Spa, ce qu’on a ressenti à Shanghai restera en billet de 100 sur le siège arrière d’un taxi

Accessoirement je parle à moitié chinois couramment (Ni’hào – xiè xiè tout ça quoi … )

Et comme je suis à moitié sympa, ma bonne moitié vous file les bonnes adresses qu’elle y a trouvé :

HONG KONG
- 45 r, 7 star street
- Kapok,  Sun street, Wanchai
- Fringe Club, 2 lower Albert road, Central
– Caterking Dim Sum, 3 Hau Fook Street
– AquaLuna www.aqualuna.com.hk
– La marmite, 46 Staunton street, Soho
– Just Green, 7 st.francis street, Wanchai
– Red bar, 4/f Two ifc, 8 finance street, Central
– Dragon I, 60 Wyndham street, Central
– Till dusk dawn, 76 Jaffe Road, Wanchai
– Konzepp, Tung street Sheung Wan
– GOD, 30 Canton road Tsim sha Tsuit
– Le Boudoir, 65 Wyndham Street, Central

SHANGHAÏ
- The pottery workshop, 220 Taikang Lu / 176 Fumin Lu
– Shintori, 803 Julu Road
– Madame Mao’s Dowry, 207 Fumin Lu
– Liuli China Museum, 25 Tai Kang Road, Luwan / Xiao San Tang museum café
– the Glamour bar, N° 5 the Bund
– Green massage, 58 Taikang road, Luwan
– Hiz chocolate, 150 Jinxian Road
– Chamiliving, 201, Fu Min Road
– The clouds, 200 Taikang Road, Luwan
– Din Tai Fung, House 6, South Block, Xintiandi Lane 123
– Bar rouge, 7F Bund 18, 18, Zhongshan Ding Yi Road
– Mint, 24 Floor 318 Fuzhou Lu

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Complètement STONE !

22 novembre 2011

Je ne vous jette pas la …

Après avoir largement testé du pouvoir des Pierre en général – Pierre est un homme fort mais difficile à comprendre, car deux composantes opposées tiraillent son prénom. L’une, masculine, de tempérament colérique, excitable, passionnée. L’autre de tempérament intériorisée, timide, voire inhibée – plus easy, je me suis intéressée au pouvoir des pierresdes cailloux quoi ! -

Et finalement encore une fois, pour des raisons de changement, d’intuition, tout ça n’est pas si loin de la mode – Donc reprenons : le profil de certains créateurs m’a rappelé les pouvoirs ou propriétés de certains cailloux, rassurez vous pas les plus précieux. (ils ont déjà TOUS les moyens de leurs rêves de diamants alors soyons humbles bordel !)

Printemps-été : Lithothérapie 2012

L’oeil de tigre – HERMÈS

L’oeil de tigre est la pierre de l’instinct. (n’oublions pas que Christophe L. était avant au service d’un crocodile …) Elle aiguise l’intuition et permet de prévenir les difficultés inhérentes aux affaires financières. Est-ce surprenant donc que je vois un œil de tigre chez Hermès ? et bien NON ! L’œil de tigre fait prendre conscience du mal qu’une personne mal intentionnée fait à son entourage… Bernard Arnault ah ah !?

Et protège contre d’éventuels sorts (là on imagine un serpent un peu fourbe sortant d’un Kelly qui sifflerait… Hermès Hermès crois en moi … et ouvre ton capital ! ) C’est une pierre de bien donc, faites le mal et elle vous le rendra (vous serez prévenus !) L’oeil de tigre nous remplit de chaleur et de sécurité (c’est là tout le pouvoir du fauve, le cougar fait le même effet, j’ai testé).

En élixir

Développe l’intelligence pratique et concrète et est favorable aux organes de la digestion (important pour le bol alimentaire de la famille Dumas), régularise le réseau nerveux de l’estomac et du plexus solaire et soulage les douleurs du bas-ventre telles que les crampes qui peuvent survenir par exemple lors d’une procédure d’OPA hostile… Sur le plan émotionnel, cet élixir ouvre à la tolérance afin d’améliorer les qualités de discernement au-delà des jugements intellectuels : grâce à l’œil du tigre Patrick T. ne traitera pas de con Bernard A.

Il nous apprend à dépasser les préjugés ! allez continuez, roulez maître sellier !

Quartz rose – LOUIS VUITTON

Efficace sur les blessures de la peau, gerçures, abcès, hématomes : voilà donc le secret du vilain petit canard binoclard devenu sex symbol de la créativité Outre atlantique ! Lutte contre les inflammations du système génital, comme les trompes, les ovaires. Le talent de Marc lui viendrait de ses ovaires ? Humm intéressant …

Il supprime les angoisses, les dépressions, l’insomnie : Marc a donc la grosse patate et un moral de quartz ! Et apporte le calme dans notre coeur et notre esprit. (AMEN) Guérit les blessures de l’âme, nous donne de la tendresse, de la douceur. Il apporte amour et confiance en soi. (je vais chez Dior ou je vais pas chez Dior ?) Pierre excellente dans une chambre à coucher car elle favorise les rêves agréablesÇa on veut bien le croire, Marc est un génie qui dort peu mais bien.

En elixir

L’élixir de quartz rose aide à dissoudre les schémas négatifs qui freinent l’ouverture du coeur. Il prône l’amitié et la tendresse. Bref, c’est la pierre du directeur artistique par excellence ! Il développe la tolérance envers soi-même et encourage à partager ce sentiment d’amour avec les autres : voyez comme ça marche : Marc on t’aime !

Tourmaline noire – LANVIN

La tourmaline noire, ou schorl, est celle que vous devez vous procurer avant tout. Considérée comme fondamentale dans tout travail de méditation, elle permet de garder un bon enracinement. Elle calme les nerfs et renforce la puissance de concentration. Elle diminue les infections et supprime les bourdonnements d’oreilles : Alber ne bourdonne pas il butine !

Cette pierre annule le rayonnemment des ondes nocives émises par l’ordinateur, la télévision ou les téléphones portables. N’hésitez pas en en poser sur ces appareils pour vous en protéger. Elle renforce la musculature et le système nerveux : la musculature d’Alber est d’ailleurs vous l’aurez constaté renforcée par toute la chair qu’il y a autour !

Elle active la circulation sanguine et raffermit le cœur : ça aussi ça se voit, Alber a les idées qui circulent, il crée avec son cœur des robes qui effleurent le nôtre !

En elixir

Les élixirs de tourmaline noires créent un champ de protection contre les radiations négatives de la Terre et les tendances destructrices de ses habitants : mon papa me dit souvent que l’Homme est une sale bête,( j’ai des parents qui ont le sens de la formule, ma mère elle, me dit que Joël Robuchon a une face de cul) bref, j’ai donc toujours une petite tourmaline noire dans ma poche pour m’en protéger, je bois son élixir à l’apéro mais curieusement, elle n’a pas le pouvoir d’éloigner les cons !

Chrysoprase – YVES SAINT LAURENT

Efficace pour soigner les maux d’yeux et fortifier la vue. La chrysoprase améliore la fécondité des deux sexes. Stefano Pilati l’utilise donc pour comprendre la mode d’Yves, aux confins du masculin et du féminin. CQFD.

Elle agit bénéfiquement sur la prostate (sans doute celle de Pierre B ?) les ovaires, les trompes. Elle sera une bonne accompagnatrice lors d’un accouchement (de collection forcément)

Elle calme nos sentiments destructeurs et nous protège des cauchemars (Valérie H était-elle une furie ?). Au moyen age, on lui prêtait le pouvoir de guérir de l’amour des richesses Stefano ne craindrait-il donc pas le Pole Emploi ?

En élixir

L’élixir de chrysoprase convient aux événements de la vie qui suggèrent un nouveau départ, changement d’emploi, déménagement, naissance. (alors vas y combien de défilés avant d’être remplacé ?). Sur le plan physique, l’élixir de chrysoprase améliore la fécondité de l’homme et de la femme et peut être recommandé pour les problèmes sexuels. (teuh teuh teuh la femme YSL n’a pas de problèmes sexuels, elle a le pouvoir des deux sexes c’est tout !) Il facilite l’intériorisation afin de résoudre les problèmes personnels d’une manière positive, et comme chacun le sait Stefano a l’introspection d’un clams et n’a malheureusement pas le verbe de Patrick Bosso !

Améthyste – CHANEL

Le nom de la pierre est issu du grec « Amethustos » signifiant « qui n’est pas raide bourré ».
 Les grecs et les romains buvaient dans des coupes d’améthyste pour se mettre à l’abri des effets de l’alcool.

L’améthyste est utilisée pour combattre les intoxications (meuh nan personne se drogue dans la Fashion !). Elle est la pierre de la plénitude et convient tout particulièrement aux hyperactifs et aux stressés : Karl n’est pas hyper actif, il est über aktif.

Pierre d’une grande efficacité pour soulager les maux de tête, les migraines, les brûlures, les oedèmes (d’ego), l’eczéma (trop d’Elnett dans les cheveux). Elle tonifie et protège le foie, les glandes : c’est connu, Karl n’a que très rarement les glandes, en revanche son génie fait que d’autres les ont GRAVE.

C’est une aide précieuse pour l’hystérie, les névroses d’angoisse, le vertige, les colères, l’épilepsie. (calme toi Karl bon sang ! et arrête de balancer !) Elle stimule la pousse des cheveux (blancs ?), et le métabolisme des hormones.

En élixir

L’élixir d’améthyste stimule les facultés visionnaires, l’ouverture au divin. En calmant les pensées, il renforce la concentration et développe le potentiel intuitif et spirituel. Je crois que tout est dit : l’élixir d’améthyste c’est la version buvable de Karl

Citrine – CARVEN

La citrine va à Guillaume Henry comme un gant, c’est une pierre qui rayonne la bonne humeur, qui convient aux personnes audacieuses et volontaires et s’accorde avec les natures loyales. Elle donne de l’énergie au travail, et il n’en manque pas, discret et talentueux Guillaume …

La citrine est efficace pour la dépression, une aide précieuse pour les soucis d’estomac. Elle renforce le système immunitaire et désintoxique le corps.Sa contemplation apaise l’esprit et permet de trouver des réponses aux questions que l’on se pose. Et à 31 ans il se trouve qu’on s’en pose pas mal des questions !

En élixir

Cet élixir clarifie les pensées et renforce la confiance en soi. En cristallisant les perceptions intuitives, il facilite l’optimisme et la sérénité. Guigui doit bouffer de la citrine matin midi et soir ma parole, il n’y a qu’à voir le résultat sur Carven …

Pierre de lune – MIU MIU

Galien la surnommait  » Ecume de lune « .
 La pierre de lune est sacrée en Inde.
 
Il convient de l’offrir pour le treizième anniversaire de mariage car la pierre conjure l’influence néfaste du chiffre treize. C’est une pierre essentiellement féminine. Très précieuse en cas de stérilité et de ménopause. Elle favorise un bon équilibre hormonal : Miuccia serait-elle donc passée du côté obscur de la force ?  bouffées de chaleur, suées nocturnes, irritabilité, pauvre Miuccia…

La pierre de lune permet les rêves prémonitoires (quand je serai grande, je serai à la tête d’un empire qui pèse plus de 2,5 milliards d’euros) et développe l’intuition (gageons que Miuccia n’en manque pas). Elle apporte douceur et tolérance pour les personnes dures et sévères. (Folcoche Muccia ?)

En élixir

Il accompagne fort bien les femmes enceintes car le cycle biologique est renforcé par sa fréquence vibratoire … Quoi de plus logique lorsqu’une femme est dans la mode que de rapprocher l’aboutissement d’une collection à un enfantement ? la femme créatrice n’est elle pas quelque part en gestation ? Cet élixir équilibre les énergies féminines et développe les aspects yin de qualités telles que tendresse, sensibilité, délicatesse. Il est l’élixir de l’intuition par excellence.

Aragonite – ALEXANDER MC QUEEN

Au cours du XV siècle, dans une galerie creusée à flanc de montagne, des mineurs tombèrent en admiration devant des bouquets de fleurs minérales, de plantes pétrifiées, blanches ou teintées de bleu qu’ils baptisèrent  » fleurs de fer ». C’est ma foi pourtant pas si crétin de rapprocher le floral du minéral dans le travail de Mc Queen…

L’aragonite agit essentiellement sur l’ossature, le squelette et la dentition. (j’ai nommé les têtes de mort d’Alexander) Et pour cause… Très efficace pour une recalcification, elle est donc précieuse pour aider Sarah B. à assurrer ses nouvelles fonctions après la cruelle disparition. C’est donc tout naturellement qu’elle permet une résorption plus rapide des fractures (espérons)…

En élixir

Pour obtenir un effet optimal, on n’hésitera pas à la combiner avec une calcite. (bah oui forcément !) Excellente pierre de centrage, elle nous relie à la terre lorsque nous sommes un peu déconnectés, perdus. (l’effet Mc Queen sans Alexander)


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Pour des raisons de Fashion Management, je suis en déplacement. Absente de tout réseau social, d’une BONNE connexion internet, et dotée d’un Wifi minable, je suis OBLIGÉE de sortir et de m’amuser au lieu de rédiger mes posts hebdomadaires. Mes yeux – je veux dire tous mes yeux, LOMO, lentilles, Reflex et mes rétines pour vous servir sont über sollicitées par tout ce qui y a à voir (à faire ! ) ici.

Bref, je suis en Chine. Je vous rappellerai dès mon retour. En mon absence, vous pouvez contacter http://www.elle.fr/Site/Grand-Prix-des-Blogueuses-ELLE-2011/(blog)/mymillionfashionblink# et voter pour mon blog…

ça me ferait bien plaisir, merci <3

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Le dictionnaire pourrait avoir la décence d’ajouter vêtements, chaussures, vernis à ongles et bijoux dont nous avons follement envie à peu près 5 (15) fois par an…. C’est devenu tradi maintenant ici, la sacrosainte petite fashion list d’envies, réalisables ou non, à chaque changement de saison … j’en profite pour rappeler que la la liste est AUSSI la bande de poils blancs sur le front de certains chevaux… comprenne que pourra.

Là tout de suite j’ai envie de preppy, de Grande Bretagne, de tweed, de brogues et de bon whisky … Allez c’est parti !

La besace c’est Upla oeuf course, et c’est par là
camel blazer chez J.Crew

celles-ci je les veux absolument signé ‘Alsace überalles’ Heschung !

Elle, je l’ai déjà ah ah ! J.Crew toujours…
pas très cher et très portable (si vous fréquentez un boucher)

Rien à voir avec l’Angleterre mais cette jupe glitter qui coûte une blinde, me fait TRÈS envie ! Je la verrais bien avec une chemise denim (mais rentrée dans la jupe hein !) et des grandes bottes Rossi à talons de 10 !

Marc Jacobs encore LUI ! c’est ici

Bon après bien sûr, il y a les escarpins, on a toujours envie d’une paire d’escarpins CQFD

Jimmy Choo, réussit toujours son coup (ce petit salaud !)

Et puis je dois dire que cette année je ne sais pas ce qu’il a bouffé Guillaume Henry (ancien de mon école l’IFM hihaaa !) mais il sait créer de vrais pièges à filles ! Il me faudrait bien un petit manteau CARVEN pour partir en Chine (bah oui « ça caille à Shanghaï » –  rime déposée à l’INPI merci)


sur net à porter where else ?!

Et puis je voulais vous parler de Noémie, je ne l’ai jamais vue mais je la connais cette petite lyonnaise créatrice de bijoux, parfaitement !  : elle est avec le fils aîné du conjoint de ma copine Sarah – Bref ! – quand on m’a offert son petit nuage avec des jambes à mon anniversaire, c’est simple j’ai eu envie d’aller à Lyon visiter son atelier. (aaaahhh Lyon ….). En ce moment elle fait ça :


un poussin au poignet ?

un cerisier autour du cou ? sa boutique est ici

Sinon j’ai pour habitude avec mon acolyte Sue Ellen, d’interjecter en ces termes tiens tu l’as vu lui ?  dis donc « La classe à Dallas » … là je vous ai trouvé encore mieux : tiens tu l’as vu elle, dans sa jupe ras le bonbon : « la classe à Vegas » !

Chez Paul Smith (prononcé à l’alsacienne siouplait Pol Schmitte) – moins de 200 euros !

Et puis un peu de poésie en provenance directe du Perou, des pièces uniques et façonnées à la main par la créatrice soudés, assemblés, et polis dans son atelier. En plus il se trouve que les poulettes qui sont derrière tout ça sont des amies !

allez donc jeter un oeil là

Enfin, parce que je pense souvent aux garçons – et que c’est bien mon problème –  je leur ai repéré des trucs pour aller boire des coups au Progrès. La chemise à carreaux qu’il faut, qui rendrait n’importe qui beau :

non je n’ai pas de participations chez J.Crew
mais il se trouve que c’est encore lui, et pour vous Messieurs c’est là !

Alors vient le sujet délicat de la pompe, je sais que chez une certaine catégorie de population la Repetto fait beaucoup d’adeptes mais quand on est un grand rat on ne met pas des chaussures de petit rat, c’est tout ! de la présence, du corps, de la matière bon sang.

Une imitation de Clarks tout au moins :

Ralph Lauren a encore frappé

Et puis pour finir - denim ma marotte – un petit jean brut

de la maison Kitsuné sur MrPorter

J’avoue que ma sélection n’est pas ce qu’il y a de moins cher ici bas mes amis, (et encore z’avez pas vu ma paire de boots Dries Van Noten avec du python sur les talons) mais à part les pulls bi-colores Sandro, les cachemires à 69 euros Zara, les slims colorés Massimo Dutti, et à peu près tout ce qui est (bien) copié chez H&M j’ai pas été franchement transcendée cette saison … finalement on en revient toujours à la même constatation : on a VRAIMENT rien à se mettre !

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13 juillet 2011

Premier cabinet de curiosité culinaire

Faire dialoguer la mode et la gastronomie… C’était le week end dernier, dans les jardins du Palais Royal. En digne représentante de l’IfM, j’y étais !

Défilé, parfum, tendances, saisons, savoir-faire …Quand les passerelles se forment entre ces deux mondes, un vocabulaire parfois similaire, un lien commun : le travail de la main.

Des chefs (Olivier Roellinger, Michel Troisgros, Jean François Piège …) des hommes de la mode (Martin Margiela, Jean Claude Ellena, Alexandre Vauthier …) des photographes, des scénographes, des auteurs, des designers et des odeurs … de pâtisserie, de cuisine.

MMmmmhh …

Et vive les « Bouchées double » !

Des voies pas encore évidentes à saisir pour tout un chacun, des scénographies qu’on aurait souhaité plus grandioses, mais une première édition qui aura eu le mérite de poser enfin la réflexion sur le sujet.

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Mon beau miroir

4 juillet 2011

La campagne Printemps Eté 2009 de Steven Meisel pour Lanvin

C’est fou tout ce qu’une image a à nous dire …

En ces temps très studieux, pendant que d’autres se vaporisent de la brume de plage Beach Waves de Tekkai dans les cheveux, d’autres philosophent et décryptent, on aura deviné qui décrypte en l’occurrence.

L’image représente au premier plan, une jeune femme. Elle est allongée, sur un canapé, dont le velours beige est lacéré, déchiré et recouvert d’une étoffe soyeuse de couleur vieux rose.

Cette femme, en appui sur son coude droit, se retient au dossier du canapé avec son bras gauche, donnant un caractère instable à sa position. Elle occupe toute l’image, et sa présence dans l’espace dessine une grande diagonale. Elle est en mouvement, elle tend son visage pour embrasser le miroir où elle se reflète. Ses jambes sont repliées en avant, et semblent vouloir se rapprocher du spectateur.

Elle porte une robe bustier, courte, de couleur vieux rose, brodée de perles rouges foncé et bleues nuit qui brillent comme des miroirs. La matière du vêtement est souple, soyeuse. La couleur de sa robe se confond presque avec l’étoffe dont est recouvert le canapé, dans une teinte d’ensemble de rose rougi un peu délavé. Ces perles accompagnent le mouvement du personnage, en suivant les courbes de son corps. On les retrouve irisées et brodées sur la seule chaussure apparente de la composition. Il s’agit d’escarpins à talons aiguilles. On peut d’ailleurs y distinguer le seul élément jaune de l’image, des strass qui semblent former le cœur de fleurs. A noter que la seconde chaussure est absente de l’image. En dehors. Le foisonnement des plis et des broderies du vêtement s’oppose à la chair nue et lisse du personnage.

Les Bijoux

De nombreux points de lumière sont apportés par les bijoux métalliques qui contrastent avec la fluidité et la souplesse du vêtement : un large collier, plastron argenté qui habille son cou et sa gorge, il est composé de formes rondes enlacées et incrustées de cabochons de pierres noires et jaunes, ces dernières pourraient être de l’ambre ou des topazes. .

On retrouve ces mêmes pierres jaunes serties dans le métal, sur les deux bracelets manchettes argentés que le personnage porte à chaque poignet. On voit près de son visage également, une seule boucle d’oreille ronde, de grand format, sertie de pierres et de perles rouge-rosées, que la jeune femme porte plaquée contre son oreille… on ignore la présence d’une deuxième boucle. Des lunettes aux verres fumés, larges et rectangulaires complètent la tenue du personnage, les branches se différencient par leur brillance, elles sont recouvertes de paillettes, formant comme des écailles. Contrastant avec la boucle d’oreille mate.

Derrière les lunettes on ne distingue pas si ses paupières sont baissées ou si au contraire yeux ouverts, elle embrasse son reflet. On peut entrevoir seulement un maquillage vaporeux, dans les tons de gris et quelques cils noirs. Sa bouche est bien dessinée avec un rouge à lèvres bordeaux, ses ongles sont de la même couleur, un rouge foncé. Les pommettes sont rosées. Ce maquillage sophistiqué laisse à penser qu’il s’agit d’un maquillage du soir. Sa chevelure blonde mi longue est tirée en arrière et se termine par des boucles souples et mousseuses. Tous ces details du visage et du buste du personage se retrouvent amplifiés par le reflet  de la scène dans miroir.

Enfin, la silhouette rejette en arrière son bras extraordinairement long et retient avec son seul pouce un petit sac noir, probablement en peau de crocodile, par une chaîne métallique qui entoure son doigt, le sac est ainsi suspendu derrière le personnage, sur toute la hauteur du dossier du canapé. Sur la chaîne est attaché un médaillon qui ressemble à une pièce de monnaie sur laquelle le logo de Lanvin apparaît. L’ensemble formé par bras tendu et son épaule, ainsi que la chaîne du sac forme un triangle.

La scène se déroule dans un intérieur. L’arrière plan nous montre un rideau presque blanc qui forme des plis verticaux et volumineux derrière le canapé. Ce rideau laisse entrevoir la silhouette d’une cheminée dans le coin gauche de l’image mais ne laisse aucune chance au spectateur de situer la pièce où nous nous trouvons, une chambre, ou un salon, un appartement ou une maison …

De ce coin supérieur gauche vient une lumière assez diffuse, vaporeuse qui donne une impression de flou puis plus le regard se déplace vers la droite, la netteté apparaît, les contours du corps du personnage, la finesse de ses traits, les détails de son vêtement …

Le jeu des lignes

 

Lorsque l’oeil parcourt une image, en général il balaye de gauche à droite et de haut en bas en plusieurs diagonales, puis parcourt les deux grandes diagonales de l’image. C’est le sens de lecture des langues à alphabet latin. Ce qui peut expliquer pourquoi le nom de la marque est inscrit précisément dans le coin droit. Plus on va vers la droite plus l’image est claire pour mettre le focus sur la robe, et les accessoires

Les lignes horizontales évoquent le calme, la profondeur (horizon et étalement des plans) et permettent d’élargir l’image. Ce sont elles qui donnent l’ambiance de l’image, l’impression de flottement du personnage.

Les lignes verticales évoquent la rigidité, arrêtent le regard, l’empêche d’aller plus en profondeur et permettent d’allonger l’image. C’est ce que nous avons derrière le canapé, on ne veut distraire notre regard, on veut garder notre regard sur cette femme et ses apparats.

Les lignes obliques contribuent au dynamisme de l’image, elles orientent le sens de lecture. Les lignes brisées évoquent la rupture, l’instabilité. C’est ce qui donne cette notion de mouvement.

Les courbes évoquent la douceur par opposition à la dureté des angles. Les courbes rondes de ses fesses, de sa cambrure, de ses épaules, de la chaussure contrastent avec les triangles formés par ses genoux, son coude droit puis sa main.

La lumière

La lumière est diffuse, elle uniformise les couleurs, estompe les reliefs et les contrastes. La source lumineuse est derrière le sujet et rend visible le contour des objets et leur texture.

Cette lumière est blanche comme l’est la lumière du matin, contrastant tout à fait avec la robe de soirée du personnage, et indiquant qu’elle semble avoir passé la nuit dans sa robe, sans enlever ses bijoux. Traitement “hamiltonien” de la lumière : caractérisé par la maîtrise de la lumière douce de l’aube ou du crépuscule, le flou artistique, l’ambiance vaporeuse et les décors naturels en intérieur. Des photos qui sont à la limite de la peinture.

Le nom de la marque –  LANVIN Paris - s’inscrit en toutes lettres blanches sur le côté droit de l’image, précisément dans la partie nette de la photo, aux confins de tous les univers de la marque : la robe, les accessoires et le corps de la femme égérie. Les plis de la robe peuvent renforcer l’évocation de la marque, car ils semblent dessiner des lettres : le A et le V de Lanvin. Le L pourrait être illustré par le coude plié sur lequel elle s’appuie également …

Thème du miroir

Le premier thème est celui de la beauté réfléchie, largement utilisé en publicité. Le miroir accentue, dédouble les regards, construit une triangulation dynamique entre le personnage, son reflet et le spectateur.

On pense donc bien sûr à l’évocation du Mythe de Narcisse. Où, ce jeune homme, qui repoussa l’amour de la nymphe Echo, fut condamné par Vénus à n’aimer que sa propre image. Au bord de l’eau, penché sur son reflet, il dépérit.

Et c’est l’ensemble de la campagne LANVIN qui pose la question du narcissisme Cette campagne est incarnée par le mannequin norvégien Iselin Steiro. Mannequin célèbre, Iselin a fait la une de tous les grands magazines. Elle est le visage de Valentino et Lancôme, défile pour Paul et Joe, Balenciaga ou encore Gucci. Sa plastique particulière s’adapte à toutes les identités de marque, on a souvent du mal à la reconnaître … Une ambiguité qui renforce ici le discours de l’image.

Plutôt que le thème du miroir, on peut reprendre celui de l’eau comme surface réfléchissante. Comme le souligne Gaston Bachelard dans son livre « L’eau et les rêves«  ce n’est pas du tout la même chose de se mirer dans l’eau d’une source que dans un miroir. L’eau recèle une profondeur qui manque au miroir. Le miroir est une surface inerte, il ne fait que renvoyer des apparences, et sert de support à la méditation sur la vanité de la beauté. Au contraire, l’eau est un milieu vivant, qui invite à plonger dans une réflexion sur soi-même, à travers le temps.

Cette idée pourrait être reprise par le changement de décor entre le canapé vieillit qui représente le passé, sous la couverture soyeuse qui représenterait le futur et cette femme habillée, une transition qui serait le présent.

L’image nous donne donc l’impression d’un reflet qui n’est pas statique, pas identique mais flou, mouvant. On aurait donc à gauche la réflexion de cette femme sur sa propre identité à laquelle elle dirait adieu par un baiser et à droite, elle aurait trouvé son véritable style, étant habillée en Lanvin. Elle en acquiert une nouvelle assurance dans la séduction, une plénitude, des sentiments accentués par la netteté de la photo.

A ce thème de la beauté se superpose peut-être le thème de l’homosexualité évoqué par l’ambivalence de ce baiser qui peut d’abord interpeller le spectateur. j’ai choisi ici de rapprocher le thème de l’ouvrage de Sandra Boehringer, la Grèce et la Rome antiques, ne distribuait pas les interdictions et les permissions autour des critères de la sexualité. Et l’auteur nous délivre le message selon lequel être homme ne suffisait pas en ce temps là à vous placer du côté des dominants.

Cette femme n’est pas seule, le reflet embrassé a les contours d’un deuxième personnage. Les lunettes aux verres teintés renforcent cette distance qu’elle entretient avec elle-même, et la possibilité d’un autre protagoniste dans l’histoire …

Aime t-elle son propre reflet, ou quelqu’un d’autre ? et qui ?

Entre les deux fronts féminins : un cœur. Il nous confirme que nous sommes bien dans le registre de l’amour

Le baiser entre ces deux femmes, est une révélation de l’identité et de la différence dans le miroir. (Ex Création du monde de Michel Ange, Chapelle Sixtine). Comme le bras droit de Dieu se tend pour donner à Adam l’étincelle de vie, ce baiser donnerait l’étincelle de vie à ce personnage imaginaire. Ce point de rencontre serait la création de quelque chose ou quelqu’un de nouveau…

Entre les deux épaules, le danger, une image terrifiante : un monstre bouche ouverte, d’où l’on aperçoit des dents, une sorte de serpent marin, de dragon, qui s’immisce entre ces deux personnages. Peut être s’agit-il du danger que représente la vanité… l’amour de soi ou l’amour de l’autre.

En histoire de l’art, le format paysage est traditionnellement utilisé pour représenter les « Marines ». Ce courant pictural trouve son inspiration dans les sujets évoquant la mer. Le format horizontal étant réservé aux scènes d’histoire, le temps est donc lié à ce choix de composition. Une histoire est racontée.

La transversalité des mondes : l’eau, l’air, la terre

 

Une multitude de codes sont en effet empruntés aux Eléments.

La robe brodée de perles, par leurs couleurs, leur texture, rappellent les coraux des fonds sous marins, et sont comme autant d’écailles sur son corps, sa boucle d’oreille, une sorte de coquillage, ses jambes dont le deuxième pied est absent pourraient évoquer qu’elle n’est pas humaine, et qu’il s’agirait d’une queue de poisson, cette idée est renforcée par sa position allongée, cet environnement flou, ce miroir comme un symbole aquatique.

Si l’on s’attarde sur cette femme, on s’aperçoit qu’elle sépare très nettement le canapé en deux : d’un côté la partie claire, usée, qui pourrait être la Terre, de l’autre la partie rose recouverte par l’étoffe, qui pourrait symboliser l’Air. La couleur de la robe est une transition entre ces deux parties. Placée entre ces deux entités, cette femme évoquerait un troisième monde, l’Eau.

Le geste de ce bras déployé qui semble battre l’air n’est pas sans rappeler l’aile d’un oiseau,

Une sorte de Victoire de Samothrace moderne. sculpture héllénistique dont la base est une proue de navire. C’est une figure féminine pourvue de grandes ailes, une messagère (en grec, angelos) …

Cet « entre mondes » est d’autant plus fort qu’il est symbolisé par les deux bracelets comme ceux des esclaves, signe d’appartenance à chacun des mondes. Les chaînes de son sac à main pourraient évoquer cet état hybride qui la rend prisonnière et l’enchaîne. Elle pourrait être à la fois être une sirène, un serpent rampant sur le sol ou un oiseau prenant son envol.

Enfin, Ce bras déployé retenu à la chaîne métallique pourrait être aussi  l’évocation du monde qui la maintient en vie ou auquel elle se raccroche … l’image n’est pas sans rappeler le tableau d’Eugène Delacroix ‘La mort de Sardanapale’ où la figure féminine en train de mourir semble vouloir se retenir à la vie en étirant ses bras sur le lit où le héros central lui, est vivant : on retrouve cette même position de la tête, la chevelure rejetée en arrière, bras déployés, ce mouvement sensuel alangui, une ôde à l’abandon, le jeu très marqué entre les vides et les pleins, entre les angles (genoux, coudes) et les arrondis, entre le mat et le brillant (bijoux, strass et textile brut du sofa et des étoffes)

Un visuel riche de symboles et d’évocations donc qui résumerait pour nous l’idée d’un passage, d’un changement, d’une frontière. Entre le milieu terrestre et le milieu marin ? Ou entre deux états ?  La femme humaine et la sirène ? ou l’oiseau ? Entre la vie et la mort ? entre la jeunesse et la maturité ?

Ou encore, entre le couple et la solitude

Enfin Merci à Laurence pour sa participation à ce formidable travail

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Love +++ voyage voyages !

Ahh Paris !

14 mai 2011

On râle, on râle … et pourtant

On l’aime cette ville !

On se réconcilie toujours quand on se dispute avec Paris, je ne me l’explique pas, mais c’est comme ça… dans un parc, un café ou sur l’oreiller, on ne boude Paris jamais trop longtemps, et de toute façon on n’a pas le temps !!

Le parisien lui au de bouder, préfère gueuler ! A l’IFM, j’en ai appris un peu plus là dessus, et notamment sur mes préférences cérébrales, d’ailleurs j’ai enfin un argument pour employeurs français qui continuent de te coller dans un tiroir, avec une jolie petite étiquette produit… je suis inclassable les gars ! Je suis autant dotée en rigueur et réalisation qu’en prospective et créativité (bref un élément à recruter absolument)

J’ai également, parce que faut pas déconner, 1 point en critique et 1 point en impulsion, traduction = pousser une bonne petite gueulante de temps en temps est tout à fait dans mes possibilités, ceux qui me connaissent savent que la possibilité est chez moi très possible… Tout ça pour dire que, autant j’aime bien me lever pour laisser ma place à la vieille dame dans le métro, (si celle ci est gentille je précise) autant j’aime bien insulter les grévistes du RER A et les passagers qui :

1. ont un sac à dos

2. n’ont pas vraiment compris que y’a plus de place !!

3. ne se lavent pas les dents avant de partir de la maison le matin

Alors tout énervés qu’on est, on sort de dessous la terre et de cette parfois douloureuse promiscuité, et là et bah c’est Paris quoi ! pour peu qu’il y ait du soleil, les vitrines brillent, la Tour Eiffel montre ses jambes, les garçons de cafés sont presque gentils, les soirées sont incroyables… et puis je crois qu’il n’y a rien de plus beau que de rentrer en taxi à Paris la nuit.

Alors oui cette ville, elle m’en a fait bavé, en 11 ans, j’ai rencontré des gens affreux à l’intérieur, mais j’ai rencontré des gens que j’aimerais toute ma vie aussi, je me suis battue, dans le métro, dans mes boulots, au greffe du commerce, à la boulangerie, dans la queue du cinéma, dans les salles d’attentes des médecins, en scooter sur les avenues, j’ai acheté au moins 100 paires de chaussures, j’ai eu un million et demi de combats visuels avec des garçons célibataires, des hommes mariés, des touristes accompagnés de leur moitié, je suis rentrée pieds nus sous un orage d’une soirée, j’ai appelé deux fois les pompiers, j’ai testé le speed dating, je suis allée dîner chez Taillevent, chez Guy Savoy, chez Lucas Carton et au Jules Verne, j’ai crée une société, j’ai vu un homme mourir dans ma cour intérieure, j’ai été opérée 4 fois, j’ai dansé sur le podium du Scorp, j’ai vécu avec un réalisateur de cinéma, j’ai souris plusieurs fois dans le métro et ceux qui vivent ici savent que c’est pour ça maintenant, qu’on ne sourit plus, j’ai été vendeuse chez Chloé, je me suis mariée, je suis allée deux fois à Roland Garros, j’ai fait au moins 200 vernissages,  j’ai eu un chat, j’ai fait bien des choses inavouables, j’ai trouvé trois fois de l’argent en billet par terre …

et j’ai encore tellement de choses à y faire.

Alors oui on peut bien dire que tout fout le camp, que les automobilistes n’aiment pas les deux roues, que ces derniers ne peuvent pas blairer les piétons, que les piétons n’aiment pas les pavés souillés par vos chiens, que la Tradi à 1,20 € c’est quand même du vol, que des tickets resto à 5,35 € ne nous payent qu’un Bo Bun pourri… et que si on vivait à Saint Pierre sur Dives on aurait un plat du jour pour ce prix là !

… que personne ne respecte rien ni personne, mais n’accusez pas Paris ! Paris n’est que le reflet en GRAND de la PETITE mentalité de la France d’aujourd’hui.

AHHhh mais Paris restera toujours Paris ! avec ses secrets et sa palette des possibles. Et le possible j’adore ça, car c’est la nourriture de l’espoir, le terreau fertile des entrepreneurs comme moi. Paris recèle de moments précieux, comme celui de sceller son amour en accrochant un cadenas sur le pont des Arts, comme se donner rendez vous dans le jardin du Musée de la Vie Romantique, se faire livrer ses produits frais directement de Rungis ou découvrir un jour par hasard lors d’un rendez vous de boulot dans le 11ème, des cours intérieures remplies de pavés mignons, d’arbres et de fleurs, suivre un cours de cuisine avec Thierry Marx himself au FoodLab … finalement il ne manque à Paris que Central Park !

J’aime mes racines et je mourrai si je ne retournai pas dans mon pays, respirer de temps en temps, mais pour moi Paris sera toujours la plus belle.

Enfin, vous avez mérité quelques douceurs, après avoir supporté le mauvais caractère des parisiens…

Le meilleur Cheese Cake : Café des philosophes, dans le Marais, 28 rue Vieille du Temple, 75004

Le meilleur Bellini : Café Laurent, Hôtel d’Aubusson, à Saint Germain, 33 rue Dauphine, 75006

La meilleure Huile d’olive : La tête dans les olives, 2 rue Sainte Marthe, 75010

Le meilleur Macaron au jasmin : Pierre Hermé, 72 rue Bonaparte, 75006

Les meilleurs Tortellini à la Trévise : Gli Angeli, 9 rue du Béarn, 75003

Les meilleures Epices : Epices Roellinger, 51 bis rue Sainte Anne, 75001

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