Browsing Tag

Louboutin

Fashion & Design Tendances Lab

Fancy Transparency

30 juin 2013

Le style transparent

Le style doit être comme un vernis transparent : il ne doit pas altérer les couleurs, ou les faits et pensées sur lesquels il est placé. »

Ces paroles de Stendhal sont sujet à méditation. Ce n’est bien sûr pas ce que l’on porte qui donne du style, mais bien qui l’on est …

Cela n’empêche pas de voir pulluler des objets de MODE transparents, accessoires-briseurs de secrets, dont tous les magazines se félicitent, chez Valentino, Marc Jacobs, Givenchy ou Chanel, ce dernier jouerait d’ailleurs plutôt à cache cache entre les résilles métalliques.

Bref, une manière de rappeler (peut-être) que c’est bien celle qui porte l’objet qui importe. Sauf qu’on a intérêt à n’avoir rien à cacher dans sa vie pour arborer la minaudière transparente, et, comme toujours, la transparence implique de jouer un (autre) rôle. Afficher son Iphone5 ou son tube de rouge à lèvres glitter et profilé aura forcément plus d’effet que la tétine Bébisol de Félix, ses clopes qui n’ont rien à voir avec la transparence de vos poumons, le tire-jus demi saison devenu tie and dye tellement ça pèle, ou le vieux charbon actif destiné à maîtriser la flatulence post repas …

minaudière Valentino

 

Bref objet de désir sur catwalk mais dans la vraie vie : un leurre.

Les chaussures transparentes sont ce qu’il y a de pire. Elles ont l’art de souligner le cor infâme de vos pieds, (et ceux tout aussi infâmes et cagneux des top de défilés je vous rassure) et de comprimer la chair blanche de parties du corps qui ont nul besoin en temps normal de tant d’attention. Si nos pieds ont des postures improbables dans les sandales vertigineuses que nous leur infligeont, le but justement est que le carnage reste caché.

Et les orteils en choeur nous remercieront : « pour vivre soudés dans l’adversité, nous n’aimons pas Egon Schiele, vivons cachés ! »

 

 

très belle série dans le gratuit « Stylist »

Transparence donc signifie en premier lieu qu’un corps se laisse traverser par la lumière. C’est un des effets que les artistes ont souvent cherché à reproduire. Le Glacis (Rembrandt, Caravage, fresques de Pompéi …)  le Sfumato (Vinci) ou les effets de transparence des verreries des natures mortes (Stoskopff…) en sont autant d’exemples. Et c’était beau.

 Sebastien Stoskopf, nature morte aux verres

Être transparent donc, équivaudrait à se laisser traverser par la lumière, par la vérité en somme. Se confier, se dévoiler, être éthique, sincère et vrai. Très (trop) à la mode aujourd’hui. La tendance 2013 ! Arrêter de mentir ! Se rappeler qu’on a oublié un truc (Cahuzac), se faire prendre quand on a falsifié (super connard), dire ce que l’on gagne… ou perd (Societe.com), être un petit bonhomme normal (Hollande) avouer son infidélité (Kristen) courber l’échine (ou pleurer) lors du contrôle fiscal, être à cheval sur les principes (Findus) ou saucissonner les prix (Super U) … La lumière comme un symbole de la vie, du bonheur. Et le pire dans tout ça c’est que l’on ne « gagne » rien.

Moi la transparence elle me fait envie, comme ça sur L’IDÉE de justice, sur les pantoufles de verre de Cendrillon Martin Margiela il y a 4 ans, sur les yeux bleus de mon fils, ou sur ce que devraient être les rapports sincères entre vrais amis, mais elle me fait bien rigoler aussi la transparence, quand je vois certaines de mes camarades déployer tellement d’efforts pour maquiller leurs actions pour se trouver un job, un actionnaire, pour cacher, dans leurs draps, le sentiment qu’elles ont d’être perdues, coincées, ou leur tristesse d’avoir été recalées par un(e), deux, dix banques, employeurs.

Et quoi dire à l’écoute des vies parfaites que s’inventent certains autres, qui ne se laisseront jamais aller à la transparence toute naturelle du « qu’est-ce que je veux vraiment » « je n’en peux plus » « j’ai besoin d’aide » ou entendu dernièrement : « moi j’ai retrouvé mon poids d’avant grossesse en 2 mois » (Hélas, j’ai tu ma réponse « Ah bon, vous avez accouché d’un petit pois ? »).

Trop de transparence tue la vérité. Si la transparence était vraiment à la mode, on pourrait enfin dans ce pays gagner de l’argent, sans mentir, dire ce que l’on pense à un individu qui vous pourrit la vie, ou bien être scandalisé par le comportement de quelqu’un sans être taxé de raciste, d’anti sémite, de misogyne, d’homophobe, de catho, ou de misanthrope… ET encore plus important, on pourrait compter sur ses amis, pour partager un apéro après un entretien foiré ou une mauvaise rupture…

La transparence n’est pas si intéressante, en mode comme dans la vie; parce qu’elle n’est jamais assumée (sauf Rihanna qui a de jolis pieds en Louboutin). En revanche, l’est davantage le travail sur les vides et les pleins, car au moins, il y a alternance des matières, du vide et du trop. Mais pas du transparent. Alors pour une fois, je vais chausser mes méduses incolores et peindre mes ongles de top coat … pour passer l’été

en toute indifférence transparence …

 

 

marsouin, sois transparent arrête de pipeauter !

Vous aimerez aussi:

Fashion & Design Tendances Lab

Il est l’or

2 août 2012

Faut que ça brille !

Monseign’OR il est l’OR de se réveiller ! Or, ils nous manquent ces deux astres…

L’or considéré comme le plus précieux des métaux, est le métal parfait ! il a l’éclat de la lumière, il a un caractère solaire (surtout dans mes pauvres cheveux qui ont le rayon bien jaune en fin de saison) royal (Ségolène ?  ça m’étonnerait, plutôt silver froide je dirais), divin (souvenez-vous les dieux grecs, et leurs moultes pluies d’or pour séduire ou arnaquer … ils arnaquaient souvent les Dieux, mais on les excuse bien, c’était pour baiser)

Je ne parle même pas du célèbre Styx, fleuve dont les eaux infernales avaient le don de vous rendre la chevelure dorée. (à ne pas confondre avec les « Stickssi » de nos apéros en famille qui n’ont jamais – EUX – le temps de briller bien longtemps vu la race qu’on leur met)

Attention théorie :

Peut-être même que c’est parce que les abricots antiques grecs sont tombés dans le Styx qu’on les appela les Pommes d’Or (du jardin des Héspérides NDLR) … quelle culture n’est ce pas ? … je n’ai aucun mérite, plutôt que de lire Martine, moi je me tapais l’Illiade et l’Odyssée, (bon ok aussi un peu Boule et Bill) un pur bonheur d’adolescente prépubaire. Mais je me félicite de la direction que prend mon article car cela me permet de placer que l’or exprime la connaissance. La preuve je m’y connais un max lorsqu’il s’agit de savoir de quel métal je souhaite avoir un cadeau joaillier. Genre.

Un marsouin qui s’est efficacement amoureusement mis au gold

On parle aussi de l’Âge d’or qui constitue la perfection. Alors, malgré l’âge canonique que j’affiche au compteur, je ne touche pas d’une miette la perfection. Je sais pas, je lui fais peur ou alors elle s’est barrée en vacances comme les journalistes que j’essaye de joindre pour caser mes petits designers textile … Perfection connais pas.

et franchement …

entre nous …

c’est un malheur que je ne me souhaite pas. La perfection est très très emmerdante. si si.

Le chapitre des Noces d’or est nettement plus drôle que l’âge d’or de la perfection, car il est tout son contraire. Moi qui ne suis même pas arrivée aux noces d’épeautre, de cotons ovales Diadermine ou de je ne sais quelle sous-céréale new age, ou toile de jute nuptiale … du coup je ris (c’est combien les noces de ris de veau déjà ?) parce que faut bien avoir un caractère doré à l’or fin pour se supporter 50 ans !! Non à choisir 2 ans c’est bien, 2 ans c’est le cuir, ça claque c’est wild, et c’est encore mieux si l’on a le budget pour les peaux Hermès. Bref, je veux du cuir ! (Gold steuplé – cf fashion fixette )


Mais ne nous méprenons pas, l’or aussi parfait, lumineux, érudit qu’il soit – c’est aussi ces paillettes dorées et autres micro-chiures illuminées que la pouffe se met sur la peau dès qu’il fait beau et chaud ! Pouark !!! je déteste l’huile prodigieuse Or de Nuxe, j’exècre les Terracottas irisées, je vomis les Après-Soleil enlumineurs d’épaules … qui tâchent les doigts des beaux gosses aux soirées du Prosper avenue de la mer à Saint Jean de Monts ou sur le dance floor de la Boîte à Sel de Noirmoutier où nous étions ma foi plusieurs kilos de rattes à se dandiner (ahhh toute ma jeunesse … dorée ? bah disons qu’il faut le chercher le luxe à saint Jean de Monts !) Bref, j’ai testé ! La paillette depuis, a définitivement été bannie de mon vocabulaire. Après tout, chacun fait ce qu’il veut avec son épiderme. Moi je préfère le MAT, le MAT ça envoie du FAT !

best seller depuis plus de 10 ans, purée mais comment c’est possible ?

Je finirais non pas par la couleur de l’argent, qui pour moi restera argent … puisque les lingots servaient chez nous à caler les portes ! (ah ah ! spéciale dédi aux détracteurs du 16ème qui pensent que leurs habitants croulent sous le fric. Sans remarquer que dans les 20ème, les Saint Ouen et les Montreuil y a des putains de lofts rénovés par des bobos plein aux as, pendant qu’avenue Foch les héritiers n’ont pas les moyens de payer les frais de successions et s’éclairent à l’halogène Ikéa …ah ah ah que c’est bon d’écrire !)

L’or je le tolère gravement, en peinture. Le seul art – avec la gastronomie, le sexe et la musique (faut pas déconner non plus) – capable d’embellir la vie, apparemment futile, accessoire, et qui pourtant élève l’âme, provoque des sensations rares, laisse les soucis sur le bord du chemin pas doré doré. Certains peintres, eux, avaient de l’or dans les mains, je pense à l’un des plus grands maîtres de l’histoire de l’art, qui lui en avait au bout des pinces et par extension au bout du pinceau, pauvre homme, tellement doué qu’il est devenu tout prétentieux. Rembrandt.

femme au bain (Bethsabée c’est toi ?) – 1654

Canaletto lui, à Venise était à l’or ce que Rembrandt était aux Pays Bas … euh vous me suivez ?  Ville de la lumière dorée, du blond vénitien et des influences byzantines, l’Or va bien à Venise, mieux qu’à Maison du Café d’ailleurs.

la basilique San Marco – 1700 et des pommes d’or

L’or … trésor ambivalent donc. Je vous le souhaite en carats, en pluie, en ruée, en étalon, en toison, en barre, en poule-aux-oeufs, et en paillettes même si vous voulez. En cadeau avant de finir, une petite planche des plus belles tendances glitter de la saison ! (si ça pouvait faire venir un soleil doré plutôt que la chaussette Doré Doré, on serait bien contents merci)


Vernis Chanel Gold lamé 20 € • Manchettes plaqué or, et strass Hélène Zubeldia 180 € et 295 € • Lady Max Christian Louboutin 965 € • Nain de jardin Ottmar Horl, 60 € • Ballerines Lanvin, 350 € • Short Claudie Pierlot soldé 98 € au lieu de 245 € • Montre timex 59 € •

Vous aimerez aussi:

Fashion & Design Tendances Lab

Desperate fashion housemaid

27 juillet 2011
illus_3715

Nettoyer tendance

Aujourd’hui Messieurs Dames, les tâches ménagères sont tendance ! Récurer frise la haute couture et le sommeil est devenu un plaisir cosmétique… oui oui oui. Et pour cause, les codes de la fashion envahissent même les pubs d’électroménager, ou d’équipements de la maison. Whirlpool par exemple n’hésite pas à faire apparaître Dame Nature (avec son tronc Haute couture, et son feuillage de mousseline) aux côtés de sa collection d’appareils électroménagers, et voici notre Tree (très sélectif) toute enrubannée de textiles délicats, qui ressemblent à s’y méprendre, à tout, sauf à du coton biologique …Alors « femme tronc » tu le sens le plaisir de lancer ton petit programme Eco ?

Chez Whirpool, décidément ils enfoncent le tronc avec cette femme clou tout en références Mugleresques affirmant ici un propos plus futuriste. La business woman envoie ses good vibes à nos chaussettes sales et à nos plats à gratin tout croûtés… mais attention toujours dans la SENSATION. La sensation ménagère c’est le clone de l’expérience shopping finalement.

Pour résumer, la ménagère de moins de 50 ans n’aurait plus d’âge, elle rajeunirait même ! une jeunesse méritée et gagnée grâce à ces appareils du futur malins et autonomes, l’empêchant de s’abîmer dans des tâches bassement harassantes … le tout sans piquouse et sans bistouri ! (merci aux chirurgiens de chez Whirpool). En gros aujourd’hui la femme moderne remplit son frigo lookée et fait son repassage perchée sur des talons de 12, mieux elle défile sur le carrelage de sa cuisine, avec un petit fond sonore électro (programme essorage court), et des DJ marmots (on a faim on a faim, mais on n’a pas faim d’épinards !), fière et gracile, elle ventile l’air telle une hotte dernier cri pendant que ses échalottes sont en train de rissoler : évier – sèche linge – lave vaisselle – poubelle – robot … que c’est beau !

Chez AEG, le pubeux préfère le côté sur mesure, très …. couture ! Nos lignes sont assimilées à celles de la machine où je rêve ?… (Hummm … attention AEG tu frises le mawashi – sur mesure – dans ton tambour)

Chez Kitchen Aid, c’est définitivement les années 50 qui l’emportent, l’objet de cuisine est rose comme un bonbon anglais et représente l’objet de désir par excellence, on est plus que jamais dans la fashion ! et avec une manucure digne du bar à ongles O.P.I on ne met plus les mains dans la pâte ! (bah non puisqu’on fait l’amour à son robot)

Pour Bultex, se coucher revient à se lover dans sa crème de nuit préférée, point de rencontre un peu facile, certes, mais n’empêche, personne n’y avait pensé avant, et puis nous restons dans le domaine de l’objet foutrement sensuel qui nous enlève quelques foutues années. Alors le lendemain matin tout chante, on est beaux et repulpés de l’intérieur, prêts à bouffer de la stagiaire et de la réunion toute la journée !

Je ne peux m’empêcher ici de rappeler, que sans ces machines de génie du monde moderne, nous serions encore au lavoir en train de battre nos draps au dessus de la la rivière, et au baquet en train de récurer les reliefs gras de nos repas familiaux…

d’ailleurs je vous laisse, je vais chausser mes Louboutin, j’ai mon swiffer à passer.

Vous aimerez aussi:

J'ai testé voyage voyages !

Barcelone, au ciel et sur la terre

5 avril 2011

Avec mon pilote

L’avantage d’un blog c’est qu’on raconte sa vie. Moi j’aime bien, vous aussi, mais pas mon pilote. Car mon pilote lui, est discret, il n’adorera pas l’exercice, mais n’empêche, il m’a emmené chez lui mon pilote ! à Barcelone

Sur fond de Jamie Cullum, et de rioja, le décollage s’est bien passé, car avec mon pilote, même les turbulences font rêver. Coups de soleil sur le bout du nez, pour cause de cheminée, culture et glandage sur la plage … de petites vacances bien méritées !

J’aurai encore pu plus visiter, si j’avais moins picolé (au soleil) à mon premier déjeuner, et ce ne sont pas les fines tranches d’artichaut frits qui m’ont dégrisé, ni le hamburger de foie de canard, disons que la bière sous 22 degrés, je conseille pas, ça donne pas envie de trottiner dans les musées, mais juste de siester

Alors on a refait le monde, depuis 15 ans qu’on s’étaient perdus de vue, moi j’ai déménagé quatre fois, lui le double, nous avons habité et lui et moi dans plein d’endroits, changé de métier chacun deux fois, et au fil des verres bus on s’est aperçu que le monde nous a bien refait aussi, il nous en a fait bavé le world !  il nous a changé, il nous en a mis sur le dos des doudounes dodues, des carapaces de tortues…

Peut être que c’est à cause de tout cela finalement, que lui a eu envie de piloter des avions et moi de prendre le ciel en photo des centaines de fois… s’élever, prendre de la hauteur, être entourés d’air, je ne sais pas.

Purée la cheminée elle fume dans l’appart ! et nos fringues sont toutes imprégnées de carbonisé !
 

La bouteille de Rioja nous a bien eus, c’est à cause de tout ce soleil qu’il y a dans le raisin, c’est sucré et on le sent pas…jusqu’à ce qu’on se lève !

hips ! je dors où ?

Vacances ou pas, on a défié les lois des heures espagnoles avec un lendemain qui chanta, et un déjeuner grillé sur la terrasse de l’immeuble à 17h. Une heure et demi de sieste plus tard, il était quand même 19h30, l’heure de boire des coups en ville bordel !

Je chausse mes Louboutin, qui mine de rien, commencent à voir du pays, après Paris, New York, Venise, les voilà au Murmuri le bar d’hôtel que j’ai déniché pour mon pilote ! des Tapas, des Bellinis, la soirée qui va bien. (j’ai pas envie de rentrer)

Culturellement Barcelone se place là quand même, et est marquée comme un jamon numéroté de l’identité de Gaudi. C’est avec un petit mal de cheveux léger-léger que le lendemain matin, on a embarqué dans la voiture du pilote, Jamie Cullum pour visiter La Pedrera.

…. et là en grande forme on enchaîna, avec la Sagrada (familia)

Ils ont quand même bossé depuis 8 ans !  la dernière fois que j’ai vu cette nef centrale, c’était une forêt d’échafaudages ! Peut être que dans 40 ans, La Sagrada Familia sera achevée (?)… alors moi et mon pilote on sera vieux, on aura encore d’ici là déménagé quatre fois, et on se retrouvera encore autour d’un rioja, pour s’embrasser dans la Sagrada toute finie…

Mon pilote, il est comme mon père, il aime faire du shopping avec les filles le dimanche, alors en toute sécurité,  je l’ai emmené voir la vitrine de l’une des plus belles adresses de design de Barcelone Cubina ….

Une crème catalane après, je passais ma dernière soirée devant la cheminée. Une nuit après, je passais ma dernière après midi à la plage, à compter dans le ciel les avions. Mon pilote aussi il fait des dessins dans le ciel avec son A 320…

Vous aimerez aussi:

Fashion & Design J'ai testé

Les Louboutin

18 décembre 2010
photo-02

Mais pourquoi ces escarpins nous font cet effet là ?

Parce que ce sont des chaussures qu’on offre plus qu’on ne se les achète, un pur produit de séduction, dont les hommes (y a un truc chez eux avec la femme nue en escarpins) finalement mesurent toute la portée (plus qu’un solitaire Tiffany curieusement…) C’est un homme qui m’a offert mes escarpins (voyez je dis déjà MES … c’est fou l’effet que nous fait ce Louboutin!) Ce fut une cérémonie intime troublante comme si j’avais reçu un quintal de macarons au jasmin Pierre Hermé, ou un objet défendu. L’événement fut dignement fêté …

Parce qu’elles représentent déjà la moitié d’un loyer d’un tout p’tit 2pièces à Paris – je mesure l’indécence que le propos suscitera (mais je ne vous oblige ni à lire, ni à en acheter) – Et pour m’y connaître assez en contraintes de fabrication Française et Européenne, pour respecter suffisamment toutes les étapes qui font qu’un produit est d’une qualité exceptionnelle, je sais que leur prix – magnifique – se justifie justement ici…

Parce qu’elles sont compatibles avec le pavé citadin, en un an de pratique (en retard à mes rendez-vous, en mode mariage sur piste de danse, debout pendant des heures, en vaporetto …), comment vous dire … 8,5 cm de pur bonheur : aucune ampoule, pas l’ombre d’un petit Urgo sur le talon, pas d’orteil endolori… La cambrure est parfaite, l’assise impeccable, on plait en marchant, et très important on marche en se plaisant… (c’est pour moi la clé de la réussite du créateur)

Parce qu’elles suscitent l’admiration - Gwyneth, Nicole, Liv, Marion, Anna – nous envient notre créateur français et en font venir  de nombreuses paires sur mesure par avion. ça ne va certes pas chercher bien loin mais de savoir que je partage ma rouge semelle avec la secrétaire d’Iron Man … quand même ça tue!

Enfin, parce qu’elles vous embellissent, vous donnent de l’assurance, et font rêver … quoi de plus altruiste que de faire rêver les gens. Et comment Christian s’y prend ? (je dis Christian parce qu’on est devenus intimes maintenant avec Christian, il a révélé cette femme incroyable qui est en moi et lui seul sait que j’assortis mon vernis à sa célèbre semelle) d’abord par le dessin, de la tige et du chaussant, le bombé du talon, le bout, les formes sont échancrées, rondes, lisses, tout droit issu de l’imagination d’un homme qui connaît les femmes mais qui surtout les aiment, en leur donnant justement la possibilité de s’imposer dans ce monde de zinzins… Une sorte de Yves Saint Laurent du soulier; par la matière ensuite, on dirait que le cuir est glacé, doux comme un mot doux …

Puis songez un instant que lorsque l’on se retourne sur votre passage, le dernier souvenir que l’on emporte de vous est cette semelle rouge glossy… Et le rouge est vous le savez indissociable d'(de)une (ma) grande passion.

A ce niveau de la chaussure, les déjà amoureuses de talons, les droguées du soulier, les fétichistes du pied bien (et multiplement) chaussé sombrent dans le vice, l’addiction.

Je regarde l’état de ma semelle tous les mois, car leur usure pourrait indiquer qu’une nouvelle paire serait indispensable … remarquez vu le succès, un seul cordonnier au monde propose de remplacer à l’identique l’iconique semelle rouge et ça tombe bien il est à Paris! (Minuit moins 7 – 75010)

Vous aimerez aussi:

Enjoy this blog? Please spread the word :)