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19 février 2015

Quoi de neuf dans la maison ?

 

Maison & Objet est loin derrière nous, les pou-pouilles d’Ambiente viennent à peine de remballer.

Après avoir vu, touché, senti, regardé, photographié, dis bonjour à untel, souris, porté un quintal de catalogues, claqué la bise à unetelle, argumenté, analysé, été ignorée par ma friend qui s’est caché pour ne pas nous voir (nouveau concept-tord), j’ai digéré mes visites et farfouillé dans mon musée d’images personnel…

Ce qu’il en ressort : 10 tendances DECO à suivre … ou pas.

1. L’accumulation

Pour une fois qu’on peut en mettre partout. Le même produit dédoublé, multiplié, pour lui donner encore plus de force. Je suis sensible aux murs remplis de miroirs, ou à ce défilé d’assiettes, principe merchandising somme toute assez courant chez les acteurs du secteur (Royal Copenhaguen, Paola Navone, Conran Shop …). Cette tendance là a beaucoup d’années devant elle.

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Chez Vitra à Weil am Rhein

2. Le Cuivré

résiste … encore très fort. ça fait bien plus d’un ‘couple of years’ que le matériau fait rosir nos objets. Sur les meubles, les vases, seul ou mixé à d’autres matières. C’est un métal que j’aime d’amour, vraiment. (cf. mon article à ce sujet il y a un petit moment déjà, ici). A foison sur Etsy, chez Anthropologie. Un Tom Dixon en a fait son fond de commerce et pour un peu Villedieu-les-poëles est en passe de devenir le spot le plus stylé de 2015.

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L’hOtel MOndrian de Tom Dixon, à lOndOn

 

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Photophore MENU

 

3. Le Rotin

Le rotin, c’est mon addiction, mon crève coeur. Sur mon profil facebook récemment je commentais encore cette nouvelle fraîche d’Ikéa en plein lancement de sa collection capsule de rotin et de vannerie. Je vous en fait un copié-collé. Car je n’ai pas le courage de me répéter : « Ah nous y voilà le rotin, la vannerie ! Juste l’ADN de feu ma petite société « La maison de Léna ». Structure trop petite pour importer des containers d’Indonésie, un Made in France que je ne regrette pas mais qui m’a coûté cher… Être en avance aussi. Mais ce fut innovant. En 2007 le monde entier méprisait le rotin. Être à la mode c’est bien. Ça fait vendre. J’ai des mails plusieurs fois par mois de personnes qui souhaitent acheter mes produits. J’ai très envie de recommencer l’aventure. Aujourd’hui j’ai plus de recul et d’outils. »

Bref aujourd’hui tout le monde en veut, les bobos achètent les structures de lits de leurs enfants en rotin, se découvrent des passions pour le cannage français, chinent les miroirs en photo plus haut – et ont dépassé le stade du « ah oui je vois c’est le fauteuil d’Emmanuelle ». India Madhavi sait de quoi je parle, elle l’aime le rotin, depuis toujours.

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La Chimera de Samuel Accoceberry

 

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Jaime Hayon

4. Le verre coloré

Peut être l’une des plus belles tendances déco du moment, très répandue en luminaire, il suffit de voir les Pulpo, Brokis, Poetic Lab, Glas Italia, et j’en passe. Les vases en font partie aussi, prouvant chaque jour que 1. on a pas besoin de mettre des fleurs dedans et 2. que l’accessoire sert aussi à vendre les grosses pièces. Une recherche semble en cours sur le verre irisé, argenté, hologramique presque …( ça se dit hologramique ?). Le verre coloré, comme toutes les pâtes de verre, ou de cristal sont des leviers forts de désirabilité, ils font envie, leur transparence, leur dégradé, un truc vibrant, en rapport avec l’émotion, c’est sûr.

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version Patricia (Urquiola)

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version (saint) Sebastian Herkner

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version cardiaque Eva Milinkovic

5. La nature

ça parait con-con, le truc dont on parle tout le temps, l’écologie, le green, « la ruche qui dit oui », la detox archi bobo (d’autant qu’on a hyper faim !) et tout mais n’empêche … La nature pour moi elle est comme l’art, elle donne de l’interêt à la vie. Elle ressource, et ce, même si l’on n’est pas très honnête en geekant comme un malade sur son smartphone dans les champs (oui en plaine, à Hirtzfelden on capte !). Il y a quelque chose à voir avec le regard, qui se perd, qui pour une fois peut aller loin. Normal que les designers qui sont les meilleurs piffeurs au monde, en mettent dans la maison. On fait pousser ses herbes, on imite la danse de l’eau (Poetic Lab) on fait grandir ses poissons (Matthieu Lehanneur depuis 2008 entre parenthèses), et, plus access on ouvre son intérieur aux imprimés végétaux, aux feuilles, aux fruits, aux animaux … (Broste Copenhaguen, Frohstoff …)

 

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Local River – M.Lehanneur

 

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La nature chez Daum, l’adn

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imitation de la nature façon Poetic Lab

 

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 PCM Design, la nature moulée

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Bienvenue21, du papillon presque vivant

 

6. Le marbre

C’est la Deco qui s’embourgeoise tout en restant très graphique. En même temps, le marbre ça vit, il y a des veines dans ce matériau là, de l’aléatoire, et malgré le caractère froid dont il essuie souvent les critiques, il est aussi sensible que solide. Il a fait son arrivée la saison dernière et la tendance semble s’affirmer. Ayant récupéré la Table Knoll de mon enfance, qui est arrivée la même année que ma soeur, en 1975, malgré sa légendaire solidité, la voyant désormais chez moi, j’y ai vu aussi, mes petits coups de fourchette, mes tables de multiplication, mes révisions du BAC, les repas du soir, les premiers cendriers, plein de potes autour (dans mon souvenir je ne pensais pas qu’on pouvait en mettre autant). Aujourd’hui les purées tomatées de mon fils semblent tatouer la matière, je le vois y lire son tchoupi et cogner ses camions. C’est beau un meuble qui vieillit.

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magie de Pinterest

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pour de faux, H&M

 

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Mauricio Galante x Cerruti

 

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Margaux Keller pour Roche Bobois

 

7. Le Wording

Enfin le droit d’ouvrir sa ….. ce n’est plus l’apanage des vieux ! (j’en connais qui sont pas si vieux et qui l’ont toujours ouverte, à parler à tort et à travers, par pur plaisir de voir les humains s’étriper. j’ai pas encore la recette pour faire taire ces gens là). Puisqu’on est pas assez vieux – et trop bien élevés – pour oser dire ce qu’on pense (ralala, je me brime souvent vous savez, Benoît si tu me lis, c’est pas easy ne rigole pas !) on s’exprime à la maison, des lettres, des initiales, des mots entiers parfois, des prénoms, des interjections, des devises qui tiennent à coeur (Leave me alone, bitch ! ) en carton, en métal, en papier, ou à leds. Ils sont nombreux les Kidimo, Seletti, Marilème à écrire leur déco. Nous à la maison on a été jusqu’au lalala. façon typo de BE PÔLES au dessus d’un bureau. Et dernièrement j’ai craqué pour un petit OUI! turquoise de chez YouTalkingToMe marque que j’avais fait venir à noël au BHV (c’est bon les mots positifs).

 

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 YouTalkingToMe

 

merci

Kidimo

 

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Seletti

8. L’aquatique

Et d’ailleurs le monde marin en général, soit façon cabinet de curiosité avec des coraux, des organismes translucidement mous (méduse, anémone et puis je pense aussi à quelqu’un d’autre hahaha !) – comme les créations de Vox Populi ou de Gilles Caffier, les céramiques de FOS Ceramiche – soit le champ lexical du reflet, des encres délavées, de l’eau. On retrouvera donc dans ce registre les deep dye, et tie and dye, la vaisselle japonisante, les vagues clapotantes, les écailles irisées aussi bien sur le textile mode (défilé Rodarte, Blumarine, Iceberg) que dans le linge de maison (Baan, Colonel …). On se souvient aussi des algues des Frères Bouroullec qui font écho à la façade du Mucem à Marseille.

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Vox Populi

 

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L’expérience Ithaa Undersea aux Maldives

 

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les résines « habitées », Bleu Nature

 

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Mucem par Rudy Riccioti

9. Le vert

Je le sentais arriver ce vert, j’ai une envie de vert depuis quelques mois. Toutefois il est souvent boudé en deco et sur le red carpet (vert et rouge traduc : déco de noël – et puis ça porte malheur aux stars, comme on en est pas on s’en fout un peu, NDLR). Pas facile à choisir, à accorder, la palette est large. Du vert anis, ou du vert bouteille, du kaki ou du gazon. Gros dilemme. Il est magnifique en petites touches – une nappe, un coussin, un unique mur, un sac Balenciaga à 1400 balles – ou sur un fauteuil, un petit meuble. C’est simple, le vert c’est pour ceux qui osent pas le jaune ! plus calme et tout aussi énergisant. Moi je trouve ça kiffant le vert, (le jaune aussi remarque) j’en ai beaucoup chez moi; ma salle de bain est vert grisé, le mur de mon salon est Citrine, mon paravent en feutrine, une de nos lampes et tout récemment ma jupe de saint Valentin (Mon valentin est vert aussi) – oh oui ça va hein, vous êtes nombreuses à trouver ça moisi et puis vous êtes bien contentes quand IL y pense et fait un cadeau ! -. je ne sais pas combien de temps ça va durer, mais faites vous plaisir les verts du moment sont beaux, beaux, beaux !

 

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 banquette Patricia Urquiola

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10. Le fil

Liane naturelle ou fil de scoubidou, fil d’osier, de coton ou de plastique. Il est là le fil hémophile, soutenant nos fesses, nos livres ou nos fleurs. Tressé aussi parfois.

 

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Le fameux projet PET lamps

 

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Stephen Burks

 

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vases Jun Murakoshi

 

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Elsa Randé

 

 et si jamais il y avait des petits soucis de © de photographes que je n’ai pas trouvé, un petit mail à sophie@mymillionfashionblink.com – et je m’occupe de rendre à César …

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I laine you

24 octobre 2014

Wool ah !

Aujourd’hui j’ai testé : Tricoter mon petit pull de take away !

Ce matin j’ai reçu un cadeau. Un paquet qui sentait bon, mais alors trop bon ! Sous le papier de soie étoilé et parfumé, un kit pour me remettre à tricoter (là je râcle hum, hum depuis le point mousse que m’a appris ma maman pour confectionner une écharpe pourrie à ma Tinie … je n’y ai pas remis les pieds, enfin les doigts !)


Et un coup de coeur comme ça, ça ne s’ignore pas !

Destiné à emporter sans me brûler les mains mon p’tit café-Jean Pierre au bureau je découvre un ravissant sac de coton écru, des aiguilles géantes en bambou, une pelote de Mérinos orangée, des tas de cartes colorées (tiens il est pas mal le brun sur la photo, je me demande si il sera à Who’s next la semaine prochaine …) des étiquettes sérigraphiées, des petits sachets adorables, une notice dessinée et Oh surprise des bonbons ! mais purée qu’est ce que ça sent bon dans ce paquet, c’est du musc du patchouli nan allez sérieux c’est quoi ?

Je lis des mots doux comme la laine contenue dans le colis : Peace, Wool, Hyper facile, Supra doux ! se Slow Manager… déjà ça donne envie de lover, lover sa journée, lover sa vie et lover bien entendu son petit pull de coffee cup pas encore tricoté … Je découvre donc cette nouvelle marque dont l’univers me séduit. Peace and Wool donc « imagine des accessoires et des vêtements très faciles à tricoter, par des gens comme nous. ../ les notices sont limpides, les laines 100% naturelles et de très grande qualité pour que les pièces que tu vas tricoter durent longtemps et que tu te sentes bien dedans ».

Une petite résistance indignée (sont trop fort chez Peace and Wool comment ils savent que j’aime bien résister et m’indigner ?!)

Et là tenez vous bien. Lisez ce qui va suivre c’est juste un peu comme je voyais la vie du temps de ma Maison de Léna : « Tricoter c’est renouer avec ce que l’on a oublié de nous apprendre, parce que nés dans le prêt à consommer (euh dans les années 75 on faisait aussi du point mousse et de la purée maison), c’est aussi fabriquer quelque chose, donner de son temps et de son attention, donner du sens à donner, donner de ses mains. »

Normalement ça doit donner ça, j’ai hâte ça va être grave stylé !

Bon faut absolument que je tricote mon petit pull de Take Away me dis-je sans plus tarder. Vite vite je déplie la notice ! ça tombe bien le niveau de difficulté est Beginner. Genre. Aucune excuse pour me planter, en une demi heure c’est plié, j’aurai mon petit pull de take away !

Une illustration didactique, plein de petits shémas … y en a beaucoup quand même pour un si petit pull. Je commence à suer, j’ai l’impression qu’ils minimisent la difficulté en imprimant YOUPI.

Puis je déplie la notice baptisée B.A BA du tricot

Comment dire, je crois que je suis con, je ne sais pas « monter 26 mailles » ! je sais monter des blancs en neige, monter à cheval, monter les escaliers, monter dans les tours, monter une surprise Kinder, monter sur mon amoureux tout émoustillé (j’ai testé si y a pas de cul dans un article les lecteurs décrochent), mais là ils m’ont séché chez Peace and Wool, j’en suis qu’au numéro 1 du B.A BA et les 26 mailles, je vois pas comment me les cogner ! La honte je décide de NE PAS téléphoner à ma mère, ni à COCO qui se fouterait bien de ma gueule.

J’essaye au moins de faire le noeud coulant

Je crois qu’il s’écroule coule bien là ! bon ça fait déjà 15 minutes que je m’excite et normalement je dois finir dans 1/4 d’heure. J’ai les doigts moites et je pense à ma copine la Miss K qui écolo comme elle est, aurait déjà monté toutes les mailles, changé de pelotes deux fois et le triomphe humble viendrait agiter son p’tit café Starbucks avec son petit pull de Take Away installé dessus !

Je prends un bonbon pour déstresser

C’est vrai que les notices sont limpides, le petit détail est qu’il faut juste savoir tricoter ! Les mailles à l’endroit, à l’envers, je me rappelle plus comment je faisais pour cette pourriture d’écharpe de poupée Tinie (qui entre autres faisait pipi) !

Tout en suçant mon bonbon, je me caresse doucement le visage avec le Mérinos, pour oublier que la sensation de mon petit pull de Take away sur mes mains crevassées de froid, je risque pas de la connaître ! Il me reste 5 minutes, je sens que je vais fourrer la coffe cup dans la pelote.

j’en suis à ça

Là il me reste 3 minutes je commence à m’encourager comme le faisait Philippe Lucas avec Laure Manaudou, j’ai les lèvres qui tremblent mais non je ne pleurerais pas, espèce de blondasse incapable « de donner du sens à donner« , infoutue « de donner de ses mains » !

30 secondes, je décide de faire une sculpture de Take Away .

Ta dahh !

Alors oui je m’adresse à toi Peace and Wool, j’adore ton concept, le ton et le coeur que tu y mets, j’adore ton ténébreux mannequin d’écharpe, ta petite saucisse d’amour emmaillotée dans son mérinos douillet, mais pitié viens me donner des cours de jersey !


www.peaceandwool.com

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24 mai 2014

Passez donc à la Maison !

Pour des raisons ma foi bien évidentes de confidentialité par rapport à mon job, je ne peux faire état ici, de mes veilles et découvertes de marques, de concepts … et pourtant j’en meure d’envie.

Alors puisque nous gens de la maison on a du souci à se faire avec l’arrivée consécutive du H&M Home à Tolbiac, (t’as vu la mode, t’as vu les prix ?)

 

 

 

de La Trésorerie rue du Château d’Eau,

 

 

de Place A (le concept store petit prix),

 

 

 

 

de la Jeune Rue bientôt qui va secouer le LIFESTYLE,

 

 

…/Je me suis rendue compte que ce n’était pas déloyal de vous éveiller un peu à quelques marques du secteur, puisque Les Galeries Lafayette et le BHV ont fort à faire chacun(e)(s) avec leur remodeling. ET l’ouverture des nouveaux comptes est un processus beaucoup trop long pour pouvoir faire entrer tout ce que je repère.

Aussi, je contribue en quelque sorte à une concurrence loyale, qui pourra certainement secouer quelques systèmes pachydermiques dans (peut-être) quelques temps. (notez que TEMPS, peut être le « Temps X » d’une certaine idée de la science fiction, comme celui plus léger  « des Cerises », ou même parfois comme en ce moment, le SALE TEMPS de la question crise/rentabilité…cela dépend de où on se place en même TEMPS  !)

Bref, notre petit client chéri, qui veut être à la fois unique, et spécial en achetant un produit exclusi-vif, veut aussi pouvoir mettre pas plus de 3,95 € dans son torchon imprimé furieusement mode. Je tiens à signaler une veille spéciale pour tous nos mamouths du secteur, les BUT et autres FLY, CONFORAMA, qui sont capables de réfléchir différemment, et de reconsidérer l’usage que les gens font des produits pour ensuite leur proposer des objets tendances à un prix attractif. 

Quand ils seront là, au coeur de la tendance, avec la bonne couleur, le bon design et le bon prix, ça va saigner !

En attendant que les géants bougent, moi et mes 2 kg en trop j’arrive quand même encore à me bouger.

 

 

 

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Inspirez-Respirez

1 février 2014

Mon oeil en vitrine

 

J’ai un boulot fou, je n’ai plus le temps d’écrire ou de faire des photos. (Note à moi même : penser à me payer un soin sur Beauté Privée quand ma rhino-pharyngite-grippale sera terminée) Parfois, le chômage, le congé de mat, le mi-temps a du bon. On a moins de fric mais on fait des trucs pour soi. Finalement on s’enrichit en gagnant moins. (enfin ça c’est pour la beauté du geste, parce que faut se les payer son loyer, sa nounou, son rôti)

Aujourd’hui, j’ai décidé de montrer un peu mon travail, celui-là au moins se voit, puisqu’il est exposé Boulevard Haussmann, siouplait ! J’ai sélectionné en décembre dernier, des produits de MAISON & OBJET, des produits inédits, des produits jamais vus ni de la presse, ni du grand public. Aux Galeries Lafayette, avec tout ce ramdam comexien et cie, la thématique de ce mois de février était toute trouvée : l’oxygène, la respiration, faire le vide (ah ah c’est le cas de le dire Pouêt Pouêt ). Prendre le temps d’aller au pole emploi, faire une pause, bref le SLOW. 

 

Un peu de légèreté, c’est si inspirant…

 

 

 

 

 

 

Les produits sont magnifiés, dans ces petits écrins blancs. Allez voir, au Lafayette MAISON ! c’est jusqu’au 16 février.

Pour les provinciaux, je vous donne le nom des marques, contre un petit mail. Interactivité interactivité.

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Mes coups de coeur Maison et Objet

 

Tout nouveau, tout beau

Nuée, linge de maison, satin de lin, et coton – Belgique

 

La malle W. Trousseau

 

Marileme, France

Noble & Wood, UK

 

 

Uashmama, sacs en papier indéchirable (Tyvek) multi tasks, Italie

Les tendances qui durent…

Le scandinavian style

Le bicolore, le bi matière

La moustache

Le merchandising visuel

Le fluo

 

Et demain ?

La papeterie

Le DIY

Le bois, le cuivre

La nature dans la Maison, dans le Retail, dans la Déco

La Fête !!

 

On en a un peu marre

Le vintage

Les lampes en papier

Les pâtisseries concept

 

Un lieu, une boutique, un quartier ?

Franz à Bruxelles

Colonel, Paris

Eataly à Rome, à New York

L’Ile de Malte

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La terrasse du musée Dapper à Paris 16 (y a pas que des vieux salons de thé dans le 16ème !)

Le magazine australien Frankie

 

 

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Copper … field

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Précieux métal rouge

 

J’aime le CUIVRE. D’amour je veux dire.

Le CUIVRE, je le comprends.

Le CUIVRE chimiquement a un beau Cu

Le CUIVRE a un super CV

Le CUIVRE n’est pas sale, il est différent

Le CUIVRE, parmi les autres métaux rayonne, attire. (ce n’est sans doute pas un hasard si les bracelets tibétains  magnétiques sont en cuivre…)

 DÉMONSTRATION :

Z’avez vu, c’est fou non ?

Avec son identité visuelle très forte, j’aime la puissance, le caractère, et la couleur du CUIVRE. Par ailleurs, je l’aime aussi quand il faute avec l’or en bracelet et/ou en bague ! (Ha ha ha ! ça c’est pour bien faire passer les messages)

 

Monsieur Paris

Le cuivre est donc doté de propriétés particulières, et même extraordinaires ! ce qui renforce encore davantage ma passion pour lui : malléable, extrêmement durable et 100 % recyclable, anti bactérien, excellente conductivité thermique (comprenez les casseroles des chefs et la bassine à confiture maintenant ?) et électrique, il a aussi une grande faculté à réfléchir la lumière. Il vous amène aussi votre café au lit (si vous lui parlez gentiment, non pas comme vous Monsieur l’avocat)

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Sa nature intrinsèque démultiplie forcément les choix esthétiques et formels, et il séduit de plus en plus de créateurs à l’heure de l’éco-conception. Je suis d’ailleurs plus que certaine de voir mon métal rouge chéri à Maison et Objet dans quelques mois. Je le sens. Je l’ai senti chez le coiffeur l’autre jour d’ailleurs, ou subitement j’ai eu envie de BLOND VÉNITIEN pour la rentrée.

Je rappelle juste au passage la différence entre le Blond vénitien et le Roux, avant que ne s’abatte une salve de violences gratuites destinée à pourrir la vie des (pauvres) blondes vénitiennes qui se font traiter de rousses ! c’est fou l’inculture des gens (calmez vous les rousses, je vous aime !! et ceci n’a rien à voir bien sûr avec le fait que j’étais vaguement rousse lorsque j’étais un bébé, je vous aime de façon autonome :)) 

EXEMPLE : Je vais donc vous faire une confidence, je crois bien que les 3 cheveux que mon bébé a sur la tête sont blonds vénitiens. Alors que son cousin Edgar lui est vraiment roux, voyez-vous ? Je ferme la parenthèse.

 

 

Ah Ce fameux blond Botticellien, clair, cuivré, hérité de la Renaissance Italienne ! que Vénus elle même obtenait en s’enduisant la chevelure d’un mélange de safran et de citron. Une beauté à la fois charnelle et céleste (ouais c’est Vénus quoi c’est pas Gossip !). Puis toutes les autres, moins « divines » disons : Des femmes aux fronts épilés (faudrait essayer en 2013 ! cette prestation manque à toutes les plaquettes de tous les instituts, au profit du sillon inter-fessier d’ailleurs, c’est d’une injustice), les cheveux blonds, tressés et entrelacés de pierres précieuses et de perles. Le teint diaphane, les lèvres et les joues étaient rougies, et, touche suprême, l’était aussi le bout des seins !

 

 

Matériau ancestral donc (MAUVIEL casserole depuis 1830 – Artichoke, beauté de lustre intersidérale dessinée par Poul Henningsen depuis 1958 ) à l’identité visuelle très forte, le cuivre commence à se faire une place sur la scène design contemporaine. De Susan Bradley à Tom Dixon avec ses célèbres luminaires Copper Shade, en passant par Jaime Hayon ou Max Lamb, de plus en plus de designers redécouvrent les potentialités esthétiques du « métal rouge », ses jeux de lumière et les possibilités de façonnage qu’il offre.

 

ARTICHOKE – dessiné par Poul Henningsen, Edité par Louis Poulsen

…et les pistes d’exploration du matériau ne manquent pas ! vases, luminaires, tuteurs de jardinières (fongicide le cuivre : anti larves et pucerons), corbeilles à fruits (dont les propriétés anti bactériennes empêchent de fait la moisissure des fruits…trop pas con le cuivre !)

 

vu par Jaime Hayon (vous prononcez comment vous Jaime en espagnol ?)

 

Max Lamb Stool, édité par Discipline

Il existe bien sûr des institutions chargées d’ions positifs pour dynamiser ce formidable matériau, un concours annuel est donc organisé tous les ans par L’institut Européen du Cuivre, et le Centre Italien du Cuivre, destiné à de jeunes designers professionnels (moins de 40 ans je précise, des fois que 40 ans ce serait jeune !), ainsi qu’à de jeunes étudiants (jusqu’à 40 ans alors ?). Cette année, cocorico, c’est un français qui a gagné le premier prix, Francesco Morackini mais bien sûr il a un nom italien. (c’est comme en 1983 à Roland Garros finalement, où au 1et tour Yannick Noah était camerounais, et hop ! il a été naturalisé français en moins de 3 heures !)

 

Il nous a sorti quoi Francesco ? Un alambic qui se décompose en quatre éléments ayant chacun une utilité propre. L’alambic, une fois retourné, sert d’arrosoir. Le faitout se transforme en pot de fleur ou en ustensile pour cuire des pâtes.  Le réchaud devient appareil à fondue. La corbeille à fruits, elle, joue sur la versatilité du cuivre, car au fil du temps sa couleur évolue vers le brun sombre ou le vert en fonction de l’humidité. Une création ingénieuse, pour les amoureux la vieille prune et multi-tasks !

Enfin, un produit exceptionnel à seulement 7 euros Messieurs-Dames, le torchon en fils de cuivre !

Les fils de cuivre permettent d’enlever la saleté des casseroles, cuisinère et poëles, en douceur. Car le cuivre Messieurs dames en plus de tout le reste, est un métal souple qui ne raye pas ! fait briller l’inox, enlève la rouille des couteaux. Et se lave en machine à 60°C !

What else ?

 

 

 

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et pourtant elle l’a fait ! (trop honnête, bibiche avoue)

Après avoir piffé la tendance de cette édition et plus (rapidement) largement de la création du moment, le bi colore, le bi matière, le grand retour du Japon et de la Corée dans l’art de vivre chez Talents à la Carte, mon Maison et Objet cette année, s’est résumé à juste me lover dans les canapés Coogee Sentou !

mais j’ai envie de dire … Comment ne pas ?

1. comment ne pas rester insensible à la poésie de Sentou ?

2. comment ne pas reconnaître l’excellente digestibilité des couleurs ?

3. comment ne pas saluer la cohérence de l’univers de la maison ?

4. comment ne pas ignorer que les maisons d’édition de mobilier en bavent assez pour admirer celles qui sont toujours debout ? (au pif voyez moi je m’y suis cassé le nez … et les dents, bonjour la tronche que ça me fait !)

5. comment ne pas reconnaître la pointilleuse qualité des produits ?

6. comment ne pas comprendre que l’art de vivre, le vrai est ce qu’il reste quand on a tout oublié ?

Alors OUI maintenant je peux le dire, j’ai fait partie de l’aventure Sentou pendant 6 mois, j’ai développé avec passion tous ces produits, j’ai argumenté, briefé, pinaillé avec les fournisseurs, écouté, négocié avec les designers, j’ai rencontré des gens rares… alors je vous le demande :

7. comment ne pas faire la groupie sur le stand de la marque pour laquelle j’ai aimé travaillé, qui m’a fait une place douillette dans ses bureaux ?
8. comment ne pas vous dire Pierre que vous êtes précieux ici bas ?
9. comment ne pas avoir une pensée pour mon Marsouin d’eau douce (à plus de 13°) qui a risqué sa vie pour régler le litige du siècle à La Poste ?
10. comment ne pas proposer une petite pastille à la violette à Romain ?
11. comment ne pas remercier Marielle pour son plan Press Kit chez Marimekko (et les autres… elle saura) ?
12. comment ne pas avoir envie d’y retourner ?

Alors OUI je vous embrasse tous, Pierre, Romain, Marielle, Albane, Raphaëlle, Nora, Corinne, Annie & Marceau, toutes les équipes des boutiques, Eric et Sylvie, les « petits » nouveaux-nouvelles Pauline et Irène et aussi Caroline, Séverine, Stéphane, Sandrine, Dominique... et les autres mes fournisseurs chéris Boris fidèle lecteur, Rodolphe, super Maurice, Super Fabrice, super Pat ! je vous souhaite de beaux succès avec (ou sans) moi ! ah ah ah

et c’est là que normalement je pleure …

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Belles et bonnes idées

27 février 2011

J’aurai bien aimé les avoir … (d’ailleurs!)


Murakami chair, Jacob Rochus

vous en voulez plus ? c’est par ici

20 hangers wardrobe, Alice Rosignoli

découvrez son univers par là

Reindeer chair, Baìta design

Le Brésil ? c’est par ici

Pretty Vases Domeau et Pérès, par FX Balléry

j’adore le travail de ce garçon !


Fabbrica del vapore, Industreal par Guillaume Delvigne

venez voir !

Appo, Carlo Trévisani pour Seletti  © Zamponi

vous voulez le rencontrer ? c’est par là

Losanges, les frères Bouroullec pour Nani Marquina

par ici les Bouroullec !

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Full sentimental

31 janvier 2011

Maison et Objet, le cru janvier 2011

Une salon qui m’a paru être dédié au plaisir, au sentiment éprouvé, à l’émotion. Je conjuguerai volontiers le verbe « Ressentir » pour définir cette édition 2011. Des créateurs qui se sont adressés à notre cœur et à nos sens: nous ont fait rire, ou pleurer, nous ont fait goûter, aimer

Des Ateliers d’Art de France qui « rêvent », Leblond Delienne qui ferait de l’« Emotional design » (y en qui manquent pas d’air) ou Country corner qui sous titre « Décoration et émotions ».

Hay

Ce n’est pas un hasard du coup si José Lévy, lui qui créativement est une incarnation de transversalité, (DA chez Holland & Holland, designer édité chez Bensimon, collaborations avec Garnier Thiébault, Deshoulières …) nous parle aussi d’émotions :

« L’intention de départ est d’arriver à délivrer un message, une histoire. Le destinataire final du produit crée doit ressentir l’émotion dégagée et s’approprier l’objet à travers sa fonction et la sensation ressentie. C’est ce qui crée l’attachement à l’objet. C’est l’affectif que l’on projette qui demeure le plus important »
 
Toolives Koray Ozgen pour Odun

C’est comme ça que je l’ai « senti » moi ce Maison et Objet, comme un retour au plaisir, au ressenti, à travers la nature, mais aussi les photographies, les objets qui nous touchent car ils évoquent des rites ou des savoir faire précis et bien sûr la gastronomie… Miam

Rien de surprenant donc à ce que la food ait épousé le design, et comme un écho à notre fameux repas français classé au patrimoine immatériel de l’humanité depuis novembre dernier, la gastronomie est plus que jamais donc réalité culturelle.

« Manger ne se réduit pas à la seule action de se nourrir mais repose sur des valeurs et une culture, comme la convivialité, le partage, la sociabilité » disait Gilles Fumey, géographe et spécialiste des questions alimentaires.

(je ne sais pas où classer ceux qui en laissent jamais pour les autres, ceux qui vont se chercher LEUR dessert ou (et ?) qui bouffent en faisant la gueule)

Laurence Brabant

Le parcours d’influence Unplugged de François Bernard d’ailleurs nous parle de tout cela (non pas du rat qui va se chercher son dessert!) de cette conscience du plaisir qui associe le bon et le sain. Je sens bien moi avec mes petites antennes dressées que quelque chose est en train de bouger, dans nos rapports de proximité avec les choses, les gens ou la nature et François Bernard d’ajouter de l’eau à mon moulin :

« la nourriture pourrait bien être le fer de lance d’une production made in local déjà rejointe par la mode, les cosmétiques, les matériaux de construction, le design… »

Dans la série Food mon amour, la recherche Foodesign Guzzini arrive en France pour sa quatrième édition, après Milan, Francfort, Tokyo et Séoul. Et a invité 30 designers français à repenser les arts de la table à travers des propositions d’objets du quotidien capables d’accompagner l’évolution de nos comportements alimentaires. Faire le lien en somme entre experts gastronomes et designers… il y a eu des choses ma foi fort bien pensées …

le Pot à miel de François Azambourg qui a la folle ambition de résoudre le problème de la cuillère qui coule grâce à un petit escalier!

C’était aussi la 3ème édition de Paris des chefs où 20 duos Chefs-Designers se sont rencontrés … dis donc mais il n’y aurait pas une idylle entre l’alimentation et le design ? Citons entre autres les rencontres de Thierry Marx (Restaurant le Mandarin Hotel) & Sybille Le Margerie (architecte d’intérieur), de Jacques Génin (chocolatier) & Marc Brétillot (designer culinaire) ou de Jean François Piège (Restaurant Thoumieux, Paris) & India Mahdavi (architecte d’intérieur)…


Marc Brétillot

Bon le chef de renom a finalement relativement peur du designer culinaire… et je cite « se sent bousculé« . Pour avoir assisté à l’une des rencontres, j’ai été secouée d’un petit rire quand j’ai entendu Jacques Génin en plein montage d’une tartelette au citron, demander à Marc Brétillot qui plantait un jardinet de roquette dans la délicate mousse, que l’essentiel serait que le designer ne touche pas aux bases. Ha Ha Ha !

Je n’épiloguerais pas sur la tronche du célèbre chocolatier quand il vit ses tartes si fines, si appétissantes transformées en hamburger avec en prime de la salade au milieu ! moi qui suis tout à fait pour le design culinaire, je dis oui, tant qu’on respecte l’artisan et le produit

Le rire a donc très honnêtement rempli sa fonction : dédramatiser !

S’amuser, comme ce mouchoir nez rouge qui vous transforme en clown de cirque quand vous êtes enrhumé, (ATIPYK)

Jouer, comme avec ses séries limitées de dominos de franchement je ne sais plus qui … ( bouhh ! j’arrive pas à me relire sur mon carnet !)

Revisiter, comme les deux cousines de la marque Pied de Poule qui passent la vaisselle vintage au gaffer, revisitant le Gien au fushia

et à leurs irrésistibles jeux de mots, sur leur nouvelles collections « La muraille d’Echine » « La promenade des onglets » ou encore « Le pont des soupières »!

Ah ça!  je me suis bien poëlée !!

Pour revenir au coeur du sujet, le mien justement a battu plus d’une fois, mon premier coup (oui de coeur) est ma rencontre avec Guillaume Delvigne, qui utilise une matière que j’aime tout particulièrement – le liège – d’ailleurs je l’avais utilisé moi aussi pour une pièce de La maison de Léna, sauf que Guillaume il y ajoute la transparence du verre, le geste du souffleur, la pureté du dessin. Juste sublime (à voir aussi sa lampe éditée par la Tools)!

Mon deuxième va à Clémence Joly, dont j’ai été impressionnée par son univers (sa boucherie en crochet est incroyable) et puis lorsque l’on s’y penche d’un peu plus près – son site entre autres –  on est touché par son goût du livre en tant qu’objet, avec son papier à qui elle a même inventé une maladie, sa ponctuation et sa typographie…

Enfin l’émotion ne serait pas entière si je taisais celle ressentie lors de la réception du ticket de caisse de mon sandwich thon-crudités assorti de son petit paquet de Kitkat balls et de sa petite bouteille de San Pé,  je ne sais pas… une sensation d’évanouissement peut-être ?

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De l’air !

8 septembre 2010

Une rentrée qui ne manque pas de souffle. Cet automne c’est dans les airs que ça se passe !

Après des saisons d’excès et pour gérer les ballonnements post crise internationale il faut du bouillon dégraissé léger-léger. Et la légèreté justement la voilà, elle fait un retour remarqué, une façon de revenir à l’équilibre, de défier la gravité… du monde, du travail ou des gens.

Seulement voilà, le bouillon léger a des yeux, pas beaucoup, mais quand même il en a deux, les miens, qui adorent aller regarder, fureter, étudier … Voici quelques exemples aérés qui m’ont particulièrement frappé, touché, ou juste aidé à respirer.Dans la série hauteur sous plafond, on commence par Maison & Objet, les premiers jours de septembre, on ne renifle pas au sol  façon truffier, on lève l’iris vers les cents ciels, un petit tour dans la rue, en voyage et chez

Merci…

Cette année, les nuages nous éclairent, le mobilier est une alchimie entre les vides et les pleins, le four o’clock tea se prend au plafond, et le champagne a son fauteuil de dégustation, aussi léger qu’une bulle … de champagne – naturellement –

Suspensions nuages désarmantes de poésie chez Myyour

« Néfos » de Paolo De Lucchi



De l’air entre nous

Le mobilier alvéolé de l’éditeur italien Talenti




Un Earl Grey au plafond ?

Teapot light BTC


Mais aussi, La toile tissée de bois du stand Royal Botania ou “La Gloriette dégustation” pour Veuve Clicquot des frères Campana …

Tout en réfléchissant à l’attraction des corps, tout à coup je me m’interroge : Isaac Newton aimait-il les cageots ?


Mais si l’on est perché sur son pommier toute la journée, fort est à parier que niveau attraction, ce ne sont que les pommes que nous attirons … Philippe Ramette le sait lui.

Et puis sinon, pour aérer les ambiances viciées du bureau, être au-dessus des basses mesquineries de la vie, je ne peux vous suggérer de suivre la tendance et de décoller. Et pour brasser de l’air, il y a THE Drone de Parrot, ce joujou de luxe d’à peine 400 grammes porte un nom dans le langage du vendeur de la FNAC :

 » C’est un quadricoptère  poulette !« 

L’objet intègre deux caméras, pour voir ce qu’il se passe devant vous (une cloison est si vite arrivée) et en dessous ! (manies comportementales de la collègue fourbe)

Grâce à son système Wi-Fi embarqué, vous pouvez le piloter à l’aide d’un iPhone, d’un iPod touch ou d’un iPad tout en visionnant son déplacement sur votre écran.

Il vous en coûtera quand même 299 euros… Plus cher qu’un vol pour Rome, Venise ou Barcelone avec Easy Jet ou Vueling. Réfléchissez, à vous de décider comment et avec qui vous avez envie de voler…

Attendez un peu … j’en connais une de destination qui vous cueille dès l’aéroport en toute légèreté

Un peu de dentelle architecturale Messieurs Dames ?


Aéroport de Marrakech

Et en mode ça donne quoi ?

La campagne de Lacoste « un peu d’air sur terre » depuis déjà cinq ans, la marque a très tôt senti ce besoin de s’alléger, de respirer.

 

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