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Fashion & Design J'ai testé

Sensitive interview #07

22 septembre 2015

Robert Lussier

J’ai rencontré Robert dans le cadre de mes fonctions, au sein de la Maison (de linge Haute Couture) D.Porthault. Best Sheets ever !  Robert a la culture des marques, son oeil est pointu mais reste contemporain, impertinent. Je n’ai pas commencé le job depuis longtemps, mais j’ai rarement vu fan aussi aimant, aussi enthousiaste ! Il faut dire que Directeur Artistique insatiable, Robert cultive la passion de son métier dans la mode, le parfum, la beauté. Il a lancé avec son associée designer sa propre marque LESNOB, moitié dark moitié glitter, une mode pleine de contrastes et de codes du luxe fabriquée par des partenaires soigneusement choisis pour la qualité de leurs produits et leur savoir-faire. www.lesnob.com. 

LESNOB Glasses

LESNOB Glasses

Robert admire donc le patrimoine de la marque D.Porthault et s’amuse de ses archives qu’on a feuilleté ensemble pas plus tard que la semaine dernière. Il était fasciné. Des produits D.Porthault il en a plein, il vit dedans, déjeune dedans, se lave dedans, et dort dedans… et ce n’est pas fini, ses amis aussi !

C’est ainsi que lui et son sens des belles choses, (et chez D.Porthault ce n’est pas ce qui manque les belles choses, les broderies, les transparences du voile, les tissus, les couleurs, les imprimés) partirent en Normandie afin « d’habiter » ces fantastiques produits, leur donner vie, les rendre mouvants, glamour et quotidiens, eux qui, sans un pli, sans un bruit, étaient restés un peu figés, dans les beaux lits parfaitement bien bordés, avec leurs sublimes draps brodés. Ci dessous des photos de ce shooting d’été, qui bouscule tout des codes des visuels du linge de maison, (non sans rappeler qu’à leur époque Daniel et Madeleine Porthault révolutionnaient eux aussi tout du linge tout blanc, y apportant de la couleur, des imprimés!) nous avons tout naturellement baptisé ce projet : l’art de vivre D.Porthault. 

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Il paraît que dormir dans des draps D.Porthault est une expérience d’une sensualité et d’un bien être effrontés, presque incompatible avec se lever pour aller travailler. D.Porthault serait donc « presque pas sage » depuis 1920… j’ai franchement hâte de tester ! En attendant, Robert a accepté de répondre à mes questions, vous allez comprendre un peu ce que généreux veut dire :

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* do you exercise the job of your dreams ?

yes and yes and yes!

i not only now have my own advertising agency which is my main love….a job called advertising

i love making beautiful things…so now

i also design a handbag line called lesnob & take photographs…its all encompassing now.

i love to do many things

 

 * your definition of your own work

i love beautiful things.

i love opposites, as they attract…

future, nature. vintage, modern. black, white. country, city…

minimal, over the top. serious, humorous.

i love images & words that evoke emotions…

 

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* your relationship with the style, the fashion ?

i grew up in Detroit in the 80s- so new wave was my influence….both in dress and music. i always wore black- my uniform, which i still do today…

 

* the gift you often offer

flowers or lesnob chocolate

 

* your hero – what would you like he says about your work?

my dogs lemon and yin. they love the simple beauty in life…

to walk on the beach, travel, lay in the sun…

 

 

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 * your driving force

to create what i want, to push myself and make the world a little more beautiful !

 

* one of your 5 favorite sense

smell, so i can inhale my roses and my dogs fur…

 

* the color combination or pattern that fascinate you

black & beige. orange & pink…opposites attract !

 

D.Porthault Table cloth

 

 

*how is it furnished or decorated in your home?

a mix modern & vintage.

 

 * the basics of your wardrobe

simple. comfortable. chic. quality !

i love hermes, comme des garcons, rick owens, saint laurent for men

 

 * the object that never leaves you

my iphone, my laptop, my sharpie markers & a bottle of ‘zephir de rose’ by rosine parfum, …all fitting in my lesnob tote bag

 

 *lifestyle for you is ….

the way you see the world…

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*your definition of luxury

freedom is luxury

 

 * current projects (which you can speak)

secret !

 

* the brand that makes you dream ..

rosine, lesnob & of course d. porthault

 

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Pictures © Robert Lussier, & special Thank to Mia too !

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J.Crew on t’aime

7 mars 2015

Le spot-to-be depuis le 6 mars 2015

Il fallait que j’aille célébrer l’ouverture tant attendue de JCREW qui ravit depuis quelques années déjà mon dressing et mon porte monnaie. De la chemise à carreaux pastel, au sweat Tie and Dye en passant par le blazer en tweed à sequins … je commence à avoir une petite collection qui risque de s’agrandir dangereusement. Hier, a ouvert le 1er shop JCREW français, Rue Malher – dans le trendy Marais – plus précisément, où 170m2 de parquet blond et puits de lumière lui sont dédiés.

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Et pourquoi JCREW ça marche ?

– Parce que c’est accessible, je veux dire, ça nous ressemble, des blouses en coton, des sweats à messages, beaucoup de denim, des talons pas trop hauts, des pièces faciles, mais qu’on oublie pas, et surtout pas trop d’égéries glacées parfaites qui effraient

– Parce que le casual est réinventé. Avec des fils argentés, des sequins, des broderies, du lurex, c’est la touche glitter qui fait rocker son treillis. L’alchimie contemporaine du fute troué et de l’escarpin rouge glossy pointu. Redoutable.

– Parce que Jenna Lyons sa présidente est d’un style fou, un boyfriend et un rouge à lèvres mat l’habillent… elle est parfaite en pantalon, elle est chic, elle est grande, et elle a des seins ! c’est tout ce qu’on demande nous pauvres accros de la mode. Et aussi parce qu’elle pose son fessier musclé sur des TOLIX sivouplé

 

Jenna

 

– Parce que beaucoup de boutiques ont du souci à se faire question accueil, service et accompagnement de la clientèle dans son EXPERIENCE SHOPPING. Bon ok ça vient d’ouvrir et la petite limonade gingembre-citron-vert fait partie de la chance du débutant mais quand même c’est tout l’art complexe de l’américain friendly (le même qui te fait un hug emphasé alors qu’il ne t’a vu qu’une fois, mais qui ne deviendra jamais ton ami).

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– Parce que à 82 euros le sweat c’est quand même pas la ruine, et que le détail qui tue est toujours là. (c’est lui qu’on paye, c’est l’intérêt, sinon on va chez COS).

 

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L'air du temps Love +++

Il était une fesse …

25 octobre 2014

Ou comment nos fesses sont toujours trop !

Trop plates, trop grosses, trop molles, trop basses… trop trop toujours TROP !

Maltraitées, malaxées, insultées, mises en quarantaine, au régime presque toute l’année, étuvées à blanc dans de la culotte amincissante en lycra, épuisées en séances de fitness…

les gels, les enveloppements, les jeans moulants, le chaud, le froid, les algues, tout y est passé… mais si elles pouvaient parler nos fesses, qu’est ce qu’elles nous diraient, hein ? Et bien elles nous diraient qu’elles en ont probablement ras le c***, et qui sait, elles pourraient un jour vraiment se (relâcher) fâcher !

Heureusement que la mode existe pour leur donner forme humaine parfois… Les Flare, Les Slim, les Chino, les tailles hautes, les basses, les jupes crayon, les talons … autant de subterfuges issus de cortex et d’Inditex de génie…

© thathipsterporn

Alors pour se réconcilier avec elles, au clair de la lune, avec ma plume, je leur ai écrit un mot … Une sorte de face à fesse, – libérateur – le genre de discussion sérieuse qu’on a qu’une fois dans une vie avec son (mari, non je voulais dire ) anatomie – une lettre d’amour, mieux :  une déclaration.

Oui un mot doux, ému, pour mon c*** !

Essayez chez vous, vous verrez c’est thérapeutique, je publie vos copies quand vous voulez

Mon cher c*** ,

Faut qu’on se parle toi et moi !

C’est vrai nous deux ça n’a pas toujours été easy easy – mais quand même plus simple qu’avec mes cuisses – je te rassure. D’abord, tu as grandi plus vite que moi… tu ne t’es pas toujours bien comporté, tu n’as pas toujours bien toléré tous les Finger que par dizaine j’ai avalé, mais je dois reconnaître que tu t’es toujours tenu assez haut, et que finalement – à mon image en soirée –  tu as toujours été rond et de cela je t’en remercie chaleureusement. (Santé ! )

Puis tu t’es mis à être convoité, comme ça, sans prévenir, à un âge où les bikinis étaient fluos… qu’est ce qui t’a pris franchement, on n’étaient pas prêts tous les deux !

Tu as toujours été un grand sensible mon c***,

Comme tu as été « touché »  lorsqu’on a commencé à te regarder ! te souviens tu ? et la première fois qu’un homme a posé les mains sur nous deux, je t’ai senti tout chose, pendant que mes joues changeaient de couleur et picotaient … La première grosse bêtise assortie de sa fessée on préfère ne pas s’en rappeler (dans les années 80 les parents avaient encore le droit de se fâcher), et la dernière… on s’en rappelle comme si c’était hier, tiens d’ailleurs c’était hier !

Mais je t’ai sauvé la mise bien des fois mon c***, des fois où tu aurai pu te compromettre salement dans des histoires simples, pépères, durables (non mais vraiment à quoi tu penses des fois !). Je t’ai rattrapé à temps, tu as parfois confondu faim avec envie et amour avec passion

Et ce soir de bain de minuit où je t’ai tant agité que j’en ai oublié mes vêtements, qui ont été emportés par la marée, c’était en Vendée ! Tu te souviens ? on a bien rigolé toi et moi et tous ceux avec moi encore plus, n’est-ce pas ? Franck – Stéphane – François – Janine – Audrey – Ben et Mumu (bizarrement Mamie pas tellement) - et les autres, sur le passage clouté quand il a fallu rentrer …

Il y a 25 ans, j’admets, voyant des photos de nous en maillot, je t’ai maudit, c’est comme si tu m’avais abandonnée, alors oui j’ai dit : « salaud » oui j’ai prononcé le nom de celle dont on ne prononce pas le nom « c******** » (encore aujourd’hui je n’y arrive pas), alors oui je t’ai caché, enfoui sous les paréos, t’ai condamné à errer dans le noir… pourvu que personne ne te voit !

Mais le jour où j’ai pris 17 ans dans la face, et toi dans ta fesse, on s’est jurés toi et moi que les vagues c’est dans la mer qu’elles devaient rester et que nous ne ferions pas ménage à trois …

© thathipsterporn

Alors depuis toutes ces années, on s’est ressaisi, le gras a été bouté mon ami, et à de sombres années, nous n’avions d’ailleurs plus que la peau sur les os, c’était pas beau tu te souviens, un vide intérieur qui se voyait beaucoup trop à l’extérieur, mais tout ça c’est fini, on est restés ensemble mon c***, comme ‘soudés’ (ah ah ! je me fais rire moi même, je suis con des fois).

Je t’ai bichonné au moins autant de fois que je t’ai fait prendre l’air, si ce n’est davantage, je t’ai gommé, crémé, massé, je t’ai musclé, sculpté à grands renforts de gélules de Fucus Vésiculosus, de Centella asiatica, d’homéopathie, et de tous ces pacs man du gras les bien nommés : Acides Linoléiques Conjugués (à toutes les personnes, tous les temps, tous les modes, et même à l’imparfait du tissu conjonctif). Je me suis rendue ridicule dans des positions de fitness suggestives pour que nos deltoïdes se renforcent sous la petite robe d’été … On en a bavé tu sais !

J’ai failli te renier à nouveau quand on a été obligé de s’injecter des hormones pour sois disant procréer, mais toi et moi on le sait mon c***, quand c’est pas le bon cheval, le corps à part accueillir la culotte du même nom, il dit juste non… et puis le jour où ça arrivera, enfin tu te vengeras, mon ventre sera plus volumineux que toi !

Ahhh, tu m’as quand même rendu de biens chers services mon c***…

Quand il a fallu s’asseoir sur des endroits pas possibles, quand tu as tenu la dragée haute à toutes ces confiseries, perché sur des talons de 10, quand tu as tenu le coup bien droit dans la fosse des concerts, quand tu as bougé comme un dieu sur les dancefloor et leurs raies de lumière

Et quand je t’ai mis de force sur une machine de guerre en métal, que je t’ai fait bouffé de l’elliptique, tu n’as pas bronché, tu t’es épanoui même, de cela aussi je voulais te remercier, te féliciter.

© thathipsterporn

Alors aujourd’hui finalement, je réalise combien je te dois mon c*** , parce qu’au fond, les années, les gélules de Fucus Vesiculosus, les pistes de danse, les hommes, les boutons de moustique passent, mais toi tu ne m’as jamais laissé tomber … Rien que pour ça je continuerai à t’offrir de jolies petites culottes en dentelles et en coton, et en 38 s’il vous plait, rien que pour ça je voulais te dire que tu n’es pas mon ennemi et que (si nous levons le pied sur les apéros sucrés et les réglisses Haribo), j’ai confiance en toi mon c*** ! Allez on rempile pour 20 ans !

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Chriss(àla)Mass

14 décembre 2013

Le challenge de la boutique cadeaux

Consommer n’est pas un défi, c’est une mauvaise habitude. Le défi d’aujourd’hui c’est pouvoir s’adonner à sa mauvaise habitude. Le défi d’aujourd’hui c’est de pouvoir juste le faire. Pouvoir offrir, s’offrir un peu de plaisir. Ah le plaisir d’offrir !

Et j’ai nommé le bon vieux cadeau de noël. Il est un challenge à lui tout seul, le cadeau de noël, pour sa facilité à correspondre à son destinataire, par l’âme qu’on y met en l’achetant pour quelqu’un de spécial, de précis. Et on est quand même un paquet à le râter  (paquet cadeau ha ha)! chaque année.

Mais la faute à qui aussi ? hein ?

La boutique cadeaux de certains points de vente. Juste déprimante, sans parcours, sans histoire, sans service… SANS RÊVE. Même Muji se casse plus le tronc à proposer du papier cadeau, des fois qu’on serait sympa, et qu’on offre un petit plus pour emballer la chose.

ça sent le sapin, Noël c’est dans 10 jours !

Quelques idées de dernière minute

(cliquez sur les marques, j’ai mis des liens ! Merci qui )

Le Félixou

j’ai trouvé un CD d’enfer, du rock remasterisé berceuse, chez Popnbaby et ça envoie du petit pot !

Pour le p’tit Félixou j’ai choisi LES PIXIES de ma génération. Mais il y a aussi Kiss, U2, Les beatles …

 

 

KIDS : pour le mien et ceux des autres. Petits et grands enfants

 

 

 

 

Entre 20 et 180 euros : skate étagère, Leçons de chose, tipi Nobodinoz, vaisselle Donna Wilson, casque de pompier (dans tous les magasins d’accessoires fêtes et déguisement), lampe nounours Egmont Toys chez Pop-Line, Tapis tigre Antik Batik les Enfants du design, jeu de morpions en bois, Les jouets libres, mini chaise Panton chez Balouga

 

Et sinon, pour les amoureux du design et les fous de déco : la sélection MAISON

 

 

 

 

de 18 à 2 000 euros (c’est la chaise qui plombe la moyenne !). Lampe volant Atelier d’exercices, chaise LCW Calf Eames chez Silvera, bougie Tallow de Ontwerpduo chez Conran Shop, Mug Big tomato, bougie APC, vases et suspension béton, SERAX, robot édition Ladurée Kitchen’aid et Cocotte Le Creuset aux Galeries Lafayette Maison

 

Pour ELLES

 

 

Entre 15 et 200 euros. Lunettes, carnet, trousse Mon petit plus, cadre vue d’avion Teev, Horloge Georges Nelson VITRA ou Sentou, Parfum Dr Vranjes, bracelet  Stéphanie Jewels, couette HAY chez Madeindesign

 

POUR EUX

 

 

 

de 55 à 600 euros. Noeud papillon en bois, Oncle pape, Vélo Forbes pour Public, coffret Pilot en bois, cirages multicolores Mulard, bracelet ancre MIANSAI, accessoires de salle de bain, Men’s Society, seau à champagne Mauviel au BHV/Marais, Casque Beats

Stylé, Blanc, Alsacien, Pugilat, avec enfants ou avec adultes, seul ou à plein, Happy X mas à tous !

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Carnet Anversois

1 décembre 2013

Les Rebelges

Nous étions toutes les quatre à ANVERS mercredi dernier. Quand je dis toutes les 4, c’est moi, ma rhino, ma sinusite et ma pharyngite. Comme ça, ensemble, soudées, comme les doigts de la main (gelés) comme les amygdales (qui doublent quand elles sont en feu, ah bon vous ne saviez pas ?). Une team quoi !

 

Et je ne regrette pas une minute, tellement c’était beau, bien, bon. Dépaysant presque. Pas de François Hollande qui fout le moral à Z ici. Des commerçants qui assument leur supplément de hype, ils savent eux. Une signature, une raison de faire venir. De la création, du cher et du moins cher, du moche (oui le Meir c’est moche) et du fashion (Le Fashion Department de la Royal Academy of fine arts, et des boutiques transversales à tomber). Mais toujours arty.

 

Je dis transversales car c’est le nouveau wording pour Concept Store. Car il s’agit bien de cela, mixer des produits de tous les genres avec l’oeil pour les sélectionner, et l’art de les faire cohabiter. J’en ai marre des concepts stores.

Ce fut rapide, aller-retour dans la journée, et j’ai tout fait à pieds. J’ai même retrouvé ma petite cousine – étudiante dans la célèbre école de mode – pour déjeuner d’un KROK pas cher du tout et de soupes chaudes dans une tarterie cosy du quartier de la mode, près du Musée, que j’ai pris soin avant bien sûr, d’aller visiter.

 

Un panorama de la création flamande et belge depuis 50 ans. Des silhouettes avec un style inimitable. La muséographie raconte l’histoire de ces créateurs célèbres aujourd’hui (Margiela, Ann Demeulemeester, Dries Van Noten, Véronique Branquinho…) en dévoilant leurs dessins d’étudiants. Touchant.

Puis, le Palais de la Mode où les équipes merch de DRIES VAN NOTEN y installaient des plumes d’autruche colorées et animées, pour qu’elles puissent faire la roue en vitrine : « achetez nous, shoppez moi ! venez faire vos gifts chez Dries « ! il m’a semblé qu’elles criaient (mais y avait du vent).

 

 

C’est là que j’ai entamé mon tour sérieusement. (j’avoue m’être épuisée à vouloir prendre le métro depuis la gare le matin – 45 minutes de perdues ! – que c’est mal foutu, tu retrouves pas les lignes et que en clair ça pue de la raie niveau transport)

Flamant 

chocolaterie Dominique Persoon

Boutique HADHI

Because Fair is Beautiful

Des boutiques (une deuxième à GAND)  avec une dimension équitable qui semble réelle – pas comme d’autres – si à tout hasard vous voyez de qui je parle - qui travaille avec des coopératives d’artisans au Kenya, aux Philippines, ou en Colombie, impliquant des projets pour l’accès à l’eau potable ou des rémunérations justes.

J’y ai vu des paniers tressés et tie and dye magnifiques, des cocottes culinaires en argile noire de Colombie, un tabouret de je ne sais où mais avec des pieds fluo archi désirables et puis j’ai acheté un petit sac à main incroyable en bois et en laine bouillie de chez ONTWERPDUO pour me faire plaisir et me la péter dans le Thalys avec des sacs de shopping.

   

 

 

 

Passons sur la boutique Petit Pan, dans la même rue, parce que au fond ce n’est ni flamand, ni belge. C’est créatif mais parisiano-chinois

 

Garde Robe nationale

 

Une boutique pleine de marques locales, plutôt moyen / haut de gamme, avec un sens des couleurs que je n’ai vu qu’ici. Des accords très particuliers dans les tons, qui me parlent. Du vert sapin et de l’orange fluo, des gilets tie and dye.

 

 © R. Vandekerckhove

J’ai craqué pour une maille d’une créatrice belge ROOS VANDEKERCKHOVE, beige, bien douillet avec du jaune et du pink fluo. J’y ai découvert la marque JUST IN CASE, que j’ai adoré, pour les girls sans chichi, avec des imprimés graphiques, des cardigans, et des robes très féminines (environ 160 euros). Sinon, les chaussures ont l’air folles ! je reviendrai cet été.

A signaler de belles pièces pour la marque Magdalena. Moins surprenant, des marques comme CLOSED, ou TARA JARMON.

 

« Nan mais attends, tu devineras jamais ce que la prof de jupe à godets m’a dit c’te P*** ?!! ?? »

YOUR

 

 © Instagram YOUR

Décidément, ils aiment bien le mixage les belges. Une boutique « transversale » encore, avec des objets, des cadeaux, de la mode, des accessoires, et même un coiffeur. Notons au passage : Grosse tendance sur le jeu de Memory. allez savoir pourquoi, mais mettez en sous le sapin, moi j’dis. Allons y gaiement : Acne, Cire Trudon, Dr Vranjes, Pop up, DOIY Design, Suck UK, Kikkerland, Ibride, Korres, Timex, Bellerose, Delo, Comme des garçons …

 

Grote Markt

La big place que toutes les villes ont. En ce moment, les petites maisonnettes du marché de noël étaient en train de s’y installer. ça ressemble aux villes du NORD et à Bruxelles.

 

 

 

 

 

The Recollection

 

 

Plus qu’une boutique, un cabinet de curiosités. Nichée au coeur du quartier des antiquaires, the Recollection est apaisant, et foisonnant. Blanc, juste ce qu’il faut d’usé, de design et de tranquilité. Des tables peuplées de parchemins, des lampes,, des bougeoirs en cuivre, de la vaisselle, des petits meubles. On y trouve The Gentle Factory, Piet Hein Eek, Studio simple, Jars, Textiel Museum Tilburg, Aesop.

 

Les vitrines des antiquaires de la Kloosterstraat, des petits airs de nature morte flamande

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Magnifique maison au bout d’une arrière place. Une perle blanche jusqu’auboutiste, avec sa boutique au rez de chaussée, son restaurant au sous sol, et une galerie au 1er étage. C’est l’expérience 13 : des cabines d’essayage confinées, où l’on est enroulés par un escargot de lin, une offre mixte et mixée, raffinée et parfois décalée, des senteurs qui font rester. Hay, Midori, Santa Maria Novella, Anne Claire Petit, Marni, Isabel Marant Etoile, et des designers amis présentant leurs derniers objets.

 

 

Et hop, sur le retour vers la Centraal Staation (tout A deux A là baas) je suis vite passée m’aacheter un Diaamant et je suis rentrée  !

 

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Un noeud à la gorge

11 novembre 2013

A la vitesse de 54 noeuds

 

En ce moment je suis à 100 à l’heure, comprenez 54 noeuds donc. Et ne voilà pas qu’en deux jours, je ne vois que des noeuds, pas du petit flot de paquet cadeau, non du lourd, du noeud artistique et du noeud papillon.

D’abord c’est le noeud-noeud de Miss Dior qui m’est apparu. Celui que Joana Vasconcelos expose au Grand Palais (Galerie Courbe jusqu’au 25 novembre c’est gratuit, allons y !). Dior c’est la consécration du féminin délicieusement chichiteux, de la petite jeune fille en fleur à la Madame en rose et noir. Floraison enrubanée, bonjour, moi je m’appelle Christian.

 

Et puis vint le noeud du MIF. Alors c’est quoi le MIF me direz vous ? MIF c’est Made In France. What else ?!

Oui pendant que vous, étiez barré chez les potes, la family, chez Roméo en week end de 3 jours, ou à Thoiry avec les mômes, moi je déambulais au Salon éponyme. Loin d’être fashion à première vue. Je vous réponds : C’est sûr, le MIF c’est pas M&O (maison et objet ndlr), y a pas du designer branché tous les 4 mètres et des nanas avec des franges à mi front qui portent des gros colliers. Le MIF c’est aussi l’innovation du découpe saucisson en bois de buis qui est niqué à cause du gras. Mais que la France est belle !

Et là je rencontre Hugues, à moins que ce ne soit Alexandre, bref, l’un des fondateurs de ONCLE PAPE, le noeud papillon des hipsters, le noeud papillon en bois ! fabriqué par un ébéniste périgourdin, siouplait avec des petits morceaux de textile récupérés en guise de noeud central. Et ce noeud là, il déchire.

Et pourquoi il déchire ?

1. parce qu’il n’est pas arrivé tout seul et qu’en Oklahoma en 2012 Woodenbowties lançait les siens. Nous avons donc ici l’authentique version du noeud papillon en bois french touch. Arriver trop en avance n’est jamais bon.

2. parce qu’il est mixte, et que sur une fille c’est carrément et furieusement mode. C’est la broche de cou pas goudou du tout (parions qu’au prochain M&O les nanas avec les franges à mi front quitteront leurs gros colliers pour les fameux noeuds en bois).

3. parce que le bois c’est le matériau 2013. La boissellerie nous envahit, partout dans la maison, dans son salon (voir les exquises créations de Caroline Gomez ou de Kann design) en cuisine (ustensiles, et cagettes genre chez Pic vert & Cie) en coque d’iphone (Grovemade), en accessoires et donc maintenant dans son dressing ! Chez ONCLE PAPE, on trouve ces créations en bois de Rose, de Buis, en Olivier, mais aussi en Acajou, Palissandre, ou en Cèdre.

4. parce que les jeunes entrepreneurs passionnés qui ont tout compris de la puissance du 2.0 alliée au Made in France, bin ça fait plaisir.

5. parce que c’est le prix d’une cravate ! entre 55 et 80 euros, que le packaging en carton est canon et que le merch est astucieux.

Et là, à l’aube de ce mardi de rentrée, le noeud à la gorge d’une fin d’un week end de 3 jours, se desserre…

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Fashion & Design Tendances Lab

Fancy Transparency

30 juin 2013

Le style transparent

Le style doit être comme un vernis transparent : il ne doit pas altérer les couleurs, ou les faits et pensées sur lesquels il est placé. »

Ces paroles de Stendhal sont sujet à méditation. Ce n’est bien sûr pas ce que l’on porte qui donne du style, mais bien qui l’on est …

Cela n’empêche pas de voir pulluler des objets de MODE transparents, accessoires-briseurs de secrets, dont tous les magazines se félicitent, chez Valentino, Marc Jacobs, Givenchy ou Chanel, ce dernier jouerait d’ailleurs plutôt à cache cache entre les résilles métalliques.

Bref, une manière de rappeler (peut-être) que c’est bien celle qui porte l’objet qui importe. Sauf qu’on a intérêt à n’avoir rien à cacher dans sa vie pour arborer la minaudière transparente, et, comme toujours, la transparence implique de jouer un (autre) rôle. Afficher son Iphone5 ou son tube de rouge à lèvres glitter et profilé aura forcément plus d’effet que la tétine Bébisol de Félix, ses clopes qui n’ont rien à voir avec la transparence de vos poumons, le tire-jus demi saison devenu tie and dye tellement ça pèle, ou le vieux charbon actif destiné à maîtriser la flatulence post repas …

minaudière Valentino

 

Bref objet de désir sur catwalk mais dans la vraie vie : un leurre.

Les chaussures transparentes sont ce qu’il y a de pire. Elles ont l’art de souligner le cor infâme de vos pieds, (et ceux tout aussi infâmes et cagneux des top de défilés je vous rassure) et de comprimer la chair blanche de parties du corps qui ont nul besoin en temps normal de tant d’attention. Si nos pieds ont des postures improbables dans les sandales vertigineuses que nous leur infligeont, le but justement est que le carnage reste caché.

Et les orteils en choeur nous remercieront : « pour vivre soudés dans l’adversité, nous n’aimons pas Egon Schiele, vivons cachés ! »

 

 

très belle série dans le gratuit « Stylist »

Transparence donc signifie en premier lieu qu’un corps se laisse traverser par la lumière. C’est un des effets que les artistes ont souvent cherché à reproduire. Le Glacis (Rembrandt, Caravage, fresques de Pompéi …)  le Sfumato (Vinci) ou les effets de transparence des verreries des natures mortes (Stoskopff…) en sont autant d’exemples. Et c’était beau.

 Sebastien Stoskopf, nature morte aux verres

Être transparent donc, équivaudrait à se laisser traverser par la lumière, par la vérité en somme. Se confier, se dévoiler, être éthique, sincère et vrai. Très (trop) à la mode aujourd’hui. La tendance 2013 ! Arrêter de mentir ! Se rappeler qu’on a oublié un truc (Cahuzac), se faire prendre quand on a falsifié (super connard), dire ce que l’on gagne… ou perd (Societe.com), être un petit bonhomme normal (Hollande) avouer son infidélité (Kristen) courber l’échine (ou pleurer) lors du contrôle fiscal, être à cheval sur les principes (Findus) ou saucissonner les prix (Super U) … La lumière comme un symbole de la vie, du bonheur. Et le pire dans tout ça c’est que l’on ne « gagne » rien.

Moi la transparence elle me fait envie, comme ça sur L’IDÉE de justice, sur les pantoufles de verre de Cendrillon Martin Margiela il y a 4 ans, sur les yeux bleus de mon fils, ou sur ce que devraient être les rapports sincères entre vrais amis, mais elle me fait bien rigoler aussi la transparence, quand je vois certaines de mes camarades déployer tellement d’efforts pour maquiller leurs actions pour se trouver un job, un actionnaire, pour cacher, dans leurs draps, le sentiment qu’elles ont d’être perdues, coincées, ou leur tristesse d’avoir été recalées par un(e), deux, dix banques, employeurs.

Et quoi dire à l’écoute des vies parfaites que s’inventent certains autres, qui ne se laisseront jamais aller à la transparence toute naturelle du « qu’est-ce que je veux vraiment » « je n’en peux plus » « j’ai besoin d’aide » ou entendu dernièrement : « moi j’ai retrouvé mon poids d’avant grossesse en 2 mois » (Hélas, j’ai tu ma réponse « Ah bon, vous avez accouché d’un petit pois ? »).

Trop de transparence tue la vérité. Si la transparence était vraiment à la mode, on pourrait enfin dans ce pays gagner de l’argent, sans mentir, dire ce que l’on pense à un individu qui vous pourrit la vie, ou bien être scandalisé par le comportement de quelqu’un sans être taxé de raciste, d’anti sémite, de misogyne, d’homophobe, de catho, ou de misanthrope… ET encore plus important, on pourrait compter sur ses amis, pour partager un apéro après un entretien foiré ou une mauvaise rupture…

La transparence n’est pas si intéressante, en mode comme dans la vie; parce qu’elle n’est jamais assumée (sauf Rihanna qui a de jolis pieds en Louboutin). En revanche, l’est davantage le travail sur les vides et les pleins, car au moins, il y a alternance des matières, du vide et du trop. Mais pas du transparent. Alors pour une fois, je vais chausser mes méduses incolores et peindre mes ongles de top coat … pour passer l’été

en toute indifférence transparence …

 

 

marsouin, sois transparent arrête de pipeauter !

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La mode des Harpies

9 juin 2013

Fetish Fashion

En temps de crise, on aurait tendance à se recentrer sur la communauté, le troc, l’Humain. Ou bien pas du tout ! moi je pencherai plutôt du côté des « pas du tout » tellement je trouve l’humanité encore plus avide, cruelle, et manipulatrice qu’en période de croissance. Ce leurre du bien vivre ensemble, tu parles; alors que chacun pense à son petit confort, son petit intérieur, son grand week-end, son dressing, son assiette, son chiffre d’affaire ou sa cellulite. Pour célébrer en beauté mon come back sur la toile, j’ai voulu penser à celles qui vous stressent, vous polluent, vous harcèlent, bref vous veulent du mal. Chacun sa Harpie, boss, ex, voisine, collègue, prof, conseillère syndicale, banquière, concierge, moi évidemment j’ai la mienne. Mon boulet, mon fardeau.

Dans la mythologie grecque ou romaine, les Harpies sont les filles de Thaumas et de l’océanide Électre. Elles sont au nombre de deux, parfois trois : Aelo (ou Nicothoé) dite Bourrasque, Ocypète (qui r… & qui p…) dite Vole-vite et Podarge (ou Céléno) dite Obscure. Elles n’agissent jamais vraiment toutes seules, forcément, elles montent les uns contre les autres, et sont souvent idées par un chiard sur qui on peut toujours compter pour « rapporter », pour accuser et/ou faire monter la purée dévastatrice… Oui oui c’est de toi dont on parle, dévoué assistant Harpie-culteur. Tu n’es pas tout à fait crétin, tu te reconnaîtras. Où en étais-je ? Oui, les Harpies sont des divinités de la dévastation et de la vengeance divine. Plus rapides que le vent, caquetantes, elles dévorent tout sur leur passage, ne laissant que leurs excréments. Voila votre vie couverte de crottes de harpie…

Elles représentent les parties diaboliques des énergies cosmiques, sont les pourvoyeuses de l’enfer par des morts soudaines et symbolisent les obsessions vicieuses, autant les tourments obsédants, que les remords d’ailleurs (lueur d’espoir ?).

Les harpies ont généralement un corps ailé d’oiseau et une tête de femme. La mienne a des chaussures SAN MARINA. Ces sales « Chiennes de Zeus » volent les âmes des morts et pire : vole les enfants ! Globalement elles nous tourmentent par leur méchanceté incessante. Elles habitaient les îles Strophades, dans la mer d’Ionie, sur la côte du (Poh poh poh !) Péloponnèse. La vôtre habite peut-être en dessous de chez vous, crèche dans le même bureau, le même hameau ou partage votre déjeuner dominical. Virgile les situera même à l’entrée des Enfers avec les autres monstres (et les moutons seront bien gardés).

En MODE ça donne quoi ? un nouveau monde de masques, d’armures, de corsets, de tabliers et perruques; d’ongles griffus et de talons échassiers. Une mode qui utilise la couleur de notre propre peau pour faire croire que nous sommes nus, qui explore la peau comme un matériau et le squelette comme source d’inspiration pour des vêtements qui illustrent la nudité en utilisant par exemple des protèses (j’aimerais bien voir celles d’Angelina Jolie à ce propos). L’idée de transformer le visage et le corps est devenu un fétichisme majeur : l’évolution de la mode de demain…

 

visuel en bas à droite © Marcel van der Vlugt

 

Iris Van Herpen

Jean-Paul Gaultier, en 2009 (déjà !)

Les matières sont très importantes : le cuir, le latex, le vinyle, le velours, le satin, la dentelle… Le toucher de certains tissus peut même raviver les souvenirs de l’enfance.

 

Yiqing Yin

La marque Dolce & Gabbana est très fétichiste dans son genre, elle travaille la spiritualité, la dentelle, le jeu de jambes, et la mise en scène baroque.

 

Le masque qui déforme, « réforme » le visage … Et aussi la perforation au laser, l’arrivage de l’impression 3D pour retravailler la matière. Les patchworks seront aussi très présents, beaucoup de mélanges de tissus et de textures donc. On va retrouver les matières qui constituent les peluches aussi. Esprit enfance, doudou fétiche forcément.

 

Margiela, AH 2013

 

Paloma Faith on stage in Manish Arora

 

Il y a un retour important du volume dans la mode. On a vécu pendant 10 ans avec des ballerines, les femmes ont maintenant envie de hauteur. Tout ceci a des répercussions sur la chaussure qui devient plus haute, plus volumineuse.

 

 

 La harpie donneuse de coups de pieds, Iris Van Herpen

 

Ceci vous aidera peut-être à les reconnaître, bien qu’à première vue, ou à vue de nez devrais-je dire : traquez surtout l’haleine fétide qui s’échappent de leurs bouches pleines de jugements, de reproches et de propos fallacieux. Un conseil : piquez leur des plumes pour prendre de la hauteur … BEAUCOUP de hauteur.

De là où vous êtes, vous êtes HEUREUX,

Pas elles.

HARPIE BIRTHDAY !

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Co branding ding dingue dong

27 mai 2013

Quand la Princesse se met au Comptoir …

 

Je n’ai pas l’habitude de faire ce que je m’apprête à faire là tout de suite, car j’ai nettement plus envie d’écrire et de réfléchir que de postillonner de l’acidité. Mais là je suis obligée !

Je ne recherche pas forcément la meilleure affaire quand je m’habille ou que je pars en shopping (je suis assez nulle en discount) voyez-vous, je suis même prête, connement, à payer de bons prix pour de bonnes marques. Disons que je me débrouille toujours pour avoir un code promo.

Mais là c’est autre chose, là c’est pareil. Il se passe quelque chose dans l’économie fashionesque qui ne me plaît pas du tout. Ils commencent à s’y mettent à plusieurs pour nous endormir et nous déposséder. Vous avez du recevoir vous aussi le combo de newsletters Princesse Tam Tam et Comptoir des Cotonniers. Qui titre en fluo avec un graphisme qui rappelle que NON vous n’êtes pas dans de la mode éphémère mais bien dans un vrai ‘LABEL ». Et accessoirement deux : 1.SUMMER  2.ESCAPE

3. bin oui toi le pauvre tu restes bronzer à Massy Palaiseau

Comme vous, j’ai cliqué pour être dirigée vers la page des produits. Une collection capsule à l’effigie des deux marques (même l’appellation capsule est déjà has been) :  vêtements de plage imprimés, panoplie de glandouille estivale en tissus ultra fins, une tenue de cocktails immaculée à trous trous et micro-maillots de bain bandeau. Des tons frais, une touche de fluo pour la tendance, mouais pas mal. Ils se sont pas fait chier sur le shooting photo, aucune mise en scène en situation, même pas une petite baignade dans la Manche, c’est lampes de studio et murs blancs + vagues photos fadasses d’un pont en teck (on comprend bien qu’ils n’ont pas LES MOYENS de dépenser dans la com). Le chapeau est fun.

Autant quand Kitsuné, La Cerise sur le Gâteau ou Carven prêtent leurs noms à une autre marque, issue d’un autre univers si possible, (au pif Monoprix, ou Petit Bateau) on a l’impression d’un cadeau, de produits d’exception abordables, de bon goût, on perçoit TOUT DE MÊME un tantinet de développement produit, un peu de taff derrière quoi ! enfin TU VOIS ?!!….

 

 

 

 

Mais là : maillot de bain bandeau : 105 euros !!!!! mini short : 85 euros !! Robe bustier de plage : 95 euros !!! T-Shirt imprimé : 75 euros !!!  mon coeur fait TAM TAM, et j’ai comme l’impression que les COTONNIERS veulent nous arnaquer. Je suffoque.

 

 

Alors je ne ferai pas plus de publicité à cette Capsule qui ressemble davantage à une Pilule qui ne passe pas, car elle est pour moi une honte aux partenariats, Co Branding et Trade marketing réunis, et je me demande à combien vous êtes tombées dans le panneau…

Mais je souhaiterai rappeler à ces marques, qu’il ne suffit pas d’associer deux noms pour créer de la valeur. Que le Co branding justement n’est pas une addition (multiplication !) de marges de deux marques qui veulent se faire du pognon précisément au moment où leur société est en pleine crise et qui plus est où il n’y aura pas d’été cette année pour la porter ta robe longue de cocktail à 185 balles ha ha ! Non, il est pour moi un développement produit commun, un échange, une notoriété qui sert l’autre, des identités qui se nourrissent mutuellement, bref une surprise là où on ne s’y attend pas. J’ose prononcer le mot RESPECT (?). C’est à dire avec des prix qui restent décents !

Sauf que maintenant le monde change et qu’on est plus des débiles, ta capsule je pourrai très bien te la transformer en suppo sur KissKissBankBank.

Car quand c’est bien fait un partenariat, on ne le sent même pas, (comprenez on ne sent même pas toute cette puissance marketing derrière la petite série limitée qui nous rend vulnérables) et nous achetons (pauvres moutons).

Et TAM ! la Princesse est tombée du Comptoir où elle aguichait les Cotonniers.

Bisous

 

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21 mai 2013

Je REviens ! comprenez « I’m Back » quoi !!

 

Voilà, bébé a 3 mois (et 21 jours), je suis de REtour, oui oui je REviens ! au moment où mon petit REjeton prononce ses premiers aRE. Pendant ces longs mois, oui je l’avoue j’ai laissé mon blog en friche, à l’abandon, en jachère … pour que s’aère le terreau (et uniquement pour ça bien sûr) il faut bien se REcentrer sur sa cREativité de temps en temps.

Pouhalala par quoi commencer ???!!! les -20% chez CARVEN il y a 15 jours ? une petite sélection de la fête des mères ? l’expo DYNAMO ? mon mémoire à terminer ? les nouvelles marques ? le plastique dans les lèvres de Nicole K, le défilé homme de chez HERMÈS, le CDI parfait qui n’existe pas ou que pour les autres ?

Que de questionnements, d’interrogations… C’est difficile un REtour,  je ne suis plus la même (c’est vrai ça il me reste encore 5 kilos sur les hanches…), ma cervelle aussi fait son RE, c’est qu’un accouchement ça REmue le corps, mais aussi le coeur et les méninges !

Un petit post en douceur que celui ci donc. Avec un p’tit board d’été en plein dans la Toussaint, pour combler nos GAP !

Vous observerez la règle de merchandising visuel très simple qui est la mienne depuis peu, le 2 tiers 1 tiers. 2/3 tiers pour Félix, 1/3 pour Maman !

Je vous dis à très bientôt <3

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