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VITRA lalalère

27 mars 2015

Sprechen sie Vitra ?

Au plus près de la chaleur familiale et de l’inspiration design. What else ? Le thème du week end ? le détail choc. Je confirme, 88 personnes dans la grange avec leurs détails choc, ça en fait du choc ! Pendant l’une des interminables siestes que Félix nous fait en Alsace, (14h30-19h !) nous sommes partis nous refaire un peu les yeux, et papoter design et bonnes idées à Wal am Rhein chez Vitra, quoi ENCORE ?!! et bien oui encore ! à la fin je parlerais couramment allemand et je serais embauchée. (y a pire comme avenir).

Cela dit, malgré la fréquence des visites on a quand même raté l’expo Alvar Aalto qui s’était terminée 15 minuscules petits jours avant notre arrivée. Le showroom n’a pas été totalement renouvelé depuis cet été, mais quelques nouveaux détails ne nous ont pas échappé. C’est toujours inspirant cette façon qu’ils ont chez Vitra d’aborder le bien être au travail, avec des luminaires qui reproduisent la lumière du jour, des fauteuils qui ne font pas le dos rond, de l’horizon pour penser quand on lève le nez de son clavier. Même le merchandising des gommes est stylé !

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Attention youpi mobile au fond à droite

Vitra a l’art de proposer des compositions d’espaces conviviaux et « mouvants ».

On retrouve les tendances du moment, le tressé, le marbre, le rotin et le verre coloré dont je vous ai déjà parlé, mais aussi, les touches de rose, l’irisé, les motifs géométriques. Le summer green de la Panton Chair.

Panton Chair Summer Green

 

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La grande nouveauté cette fois c’est la Vitra Slide Tower. Youhooo ! un toboggan géant surmonté d’une chambre partiellement vitrée, façon tour de contrôle aérienne (d’autres se croiront dans Baywatch, question de subjectivité). Ce truc est dingue, un petit tapis est fourni pour plus de glisse et d’adhérence dans les tunnels en colimaçon. L’expérience physique du site, et du design, il fallait y penser.

 ci dessous avec les nuages – © Vitra

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Pendant que les autres accumulent ventes privées et solderies pour écouler leurs merdes stocks, et avoir une petite chance de rester debout en ces temps moroses, on a l’impression que Vitra ne connaît pas la crise, pire Vitra s’amuse.

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Et il peut avec un succès pareil ! Vitra « France » a réalisé un chiffre d’affaire de plus de 20M€ en 2013 et ne connaît aucune perte depuis 2010. Vitra « worldwide » est propriétaire d’un nombre colossal de licences d’objets qui ont marqué leur temps. Personne ne sait au juste combien il rapporte vraiment. Le Bâlois reste d’ailleurs impénétrable sur le sujet. Il y a 10 ans, le chiffre d’affaires passait à 285 millions ! Dans l’intervalle, Vitra a aussi appris la mondialisation. D’Allentown (Etats-Unis) à Zhuhai en Chine en passant par Goka (Japon), Szombathely (Hongrie) et Neuenburg (Allemagne), ses usines tournent désormais sur plusieurs fuseaux horaires.

Car chez Vitra c’est bien la créativité qui est la valeur ajoutée. Rolf Fehlbaum à la tête de Vitra (Bâle) flaire aussi les nouveaux talents. Ronan et Erwan Bouroullec, Barber & Osgerby, Ron Arad, Antonio Citterio, Konstantin Grcic, tous vont être édités par Vitra (et une collaboration depuis plus de 20 ans avec Jasper Morisson !). En septembre 2013, l’entreprise de Birsfelden devient propriétaire d’Artek, fabrique de meubles fondée en 1935 par Alvar Aalto, l’un des pères du mouvement moderne. Une immersion dans le riche catalogue du designer commence à se sentir !

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Voilà c’est tout cela qui donne à Vitra cette image capable d’instaurer une véritable confiance en la marque, lui permettant d’attirer en 3 ans sur le campus, plus d’un million de visiteurs déjà. Allez J’y retourne cet été !

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Broderie Architecturale

7 mars 2015

« Nous avons expérimenté beaucoup de matériaux et même brodé du béton pour Chanel »

Si on m’avait dit qu’un jour j’allais rencontrer une brodeuse de béton… J’aurai fait des yeux ronds comme des machines à coudre ! En visite privée il y a quelque jours, avec l‘Association des Anciens de L’IFM pour découvrir un savoir faire innovant. Une soirée fort sympathique, où quelques visages connus sont réapparus, et la rencontre de ceux qui font l’atelier Montex, que j’ai découvert charmants et passionnés. Avec la création de MTX Broderie Architecturale, l’Atelier Montex ouvre une nouvelle page de son histoire. Cette activité inédite, passerelle entre la Haute Couture et l’Architecture, redimensionne à l’échelle de l’espace le savoir-faire spécifique de la Broderie en lui ouvrant d’autres perspectives, dans les métiers de l’architecture et de la décoration.

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Filiale de Chanel aujourd’hui, l’Atelier Montex a été crée en 1939. Il s’est imposé comme l’un des partenaires les plus innovants de la Haute Couture. Si le savoir-faire de la broderie se perpétue au coeur de l’atelier, ce dernier a également vocation à expérimenter, inventer, pousser le geste, les techniques, les matériaux utilisés vers d’autres possibles. Directrice Artistique de l’atelier, Annie Trussart insuffle cette dynamique de recherche et de curiosité à ses équipes.

Véritable passerelle entre la haute couture et l’architecture, ces créations prennent la forme de pans de mur entièrement brodés qui redimensionnent le savoir-faire de la broderie en 3 dimensions. Neuf pièces, présentées au Salon du Meuble de Milan en 2013, et autant de cristaux toupies de Swarovski, tubes de verre facettés, fils laminette ou morceaux de rhodoïd crystal savamment brodés. Impressionnant.

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Un jeu de transparences, d’alternance de vides et de pleins, de mat et d’irisé, magnifié par ce lieu contemporain immaculé, où brûlait dans un coin une divine bougie Dyptique (beau et qui sent bon, la boucle est bouclée).

Un nouveau champ des possibles s’ouvre pour la décoration d’intérieure, les commandes spéciales, les cabinets d’architectes, le BtoB. L’atelier Montex répond à des commandes privées, développe des partenariats avec certaines marques pour des vitrines ou l’agencement de palaces français et internationaux, et donne toute sa dimension au mot sur mesure.

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 Modules d’hexagones en feutrine, brodés de baguettes Swarovski, tubes plastifiés, fixations métal

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Merci !

Broderie Architecturale – MTX 3, rue de Montyon 75009 Paris T. +33 (0)1 47 70 71 17

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Quelques tonnes de finesse dans ce monde de brutes

3 mars 2015

L’Irak, la Mésopotamie, pays du jardin d’Eden

Sans vous refaire un cours d’Archéologie, il y a quand même des choses qui quand elles disparaissent laissent un vide énorme. Il y a eu Cabu mon copain de mon CLUB DO d’enfant, et ceux de Charlie bien sûr, moins proches de mon enfance mais de ma phase adulte, phase dans laquelle j’ai posé quelques orteils en janvier.

Sauf que voilà, y a toujours un con pour tout casser, et dans ces moments là y a DAESH.

DAESH vient de souiller l’Assyrie.

DAESH, il est tapi dans la boue, super entraîné, armé jusqu’aux dents qu’il a de fort moisies d’ailleurs, élevé à la grenade anti oxydante pour te casser la baraque, te casser les pieds, ta gueule, tes valeurs, tes oeuvres d’art et ton moral. Le pire c’est qu’il y a du DAESH dans notre quotidien, des gens qui veulent ta peau, qui feraient un croche patte à tes enfants au restaurant, qui mettraient les leurs dans des congélateurs, des gens qui viennent à la salle de sport pour DISCUTER ! qui n’ont pas fait exprès de faire tomber ton fils, ou de casser tes affaires, des gens qui à la caisse du supermarché sont postés devant la machine CB alors que tu mets tes courses dans les sachets avant de payer, des gens qui ne rendent jamais les invitations à dîner, qui t’aiment tellement qu’ils t’offrent du désodorisant pour chiottes, qui sont pas commerçants et pourtant qui ont un commerce, qui manipulent leur entourage mais qui passent pour des victimes, qui ne sont pas corrects dans leur relations professionnelles, ou qui souhaitent que tu échoues, qui t’écraseraient pour passer avant toi sur le job, qui t’appellent juste quand ils ont quelque chose à te demander. Et puis, il doit aussi y avoir du DAESH dans les trucs nocifs qui tuent à petit feu les gens qu’on aime.

Les taureaux androcéphales ailés et les bas reliefs assyriens beaucoup de gens s’en foutent mais pas moi… Il se trouve que j’en ai soupé 4 années à la FAC de l’Archéologie. La Mésopotamie en faisait partie, outre que ce soit mon cours préféré (le cours hein pas le prof ! d’ailleurs j’ai des copines pour le prouver, compliqué d’être au top de la disserte quand on ne parle pas arabe ou Kurde), la Mésopotamie c’est la base, c’est l’origine du monde, elle est au commencement de tout.

La superbe Ninive, capitale assyrienne aux remparts inébranlables, avec ses palais légendaires et ses bas-reliefs fabuleux, habitée dès la préhistoire, c’est la ville du roi Assurbanipal (et celle de Sardanapale, plus connu dans ses fringues moirées du tableau de Delacroix). Ninive est au premier rang des villes de lettres et d’art de l’antiquité.

 

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La lionne blessée, sur le bas relief du palais du Roi

C’est aussi la ville de Mossoul d’où nous vient la mousseline (y compris celle de canard). Mossoul, la métropole du nord, située sur la route de la soie, de l’encens et des épices et coupée en deux par le mythique Tigre. Mossoul veut dire en arabe, le trait d’union, le lien. – on croit rêver, ces incultes aiment décidément se vautrer dans les symboles – et puis Khorsabad, ancienne Dur-Sharrukin et sa ziggurat de 40 mètres ! (à ne pas confondre avec zigounette, qui est une petite sculpture hellénistique en ronde bosse d’une douzaine de cm en moyenne et qui se doit d’être lavée tous les jours) et la magnificence du palais de Sargon II.

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reconstitutions du Palais de Sargon II Dur-Sharukkin Copyright © 2009, IBAM ITLab

 

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Babylone (l’actuelle Bagdad) qui connaît son apogée durant le règne de Nabuchodonosor II (lui aussi plus connu de par son teint qui Verdit dans la saison en 4 actes de la Nouvelle Star) et qui fit construire des murailles gigantesques, une ziggurat telle qu’elle inspira le mythe de la Tour de Babel, cette porte d’Ishtar qui me fascine avec son bleu profond et ses dragons, et qui heureusement pour elle est à Berlin (on vient pas souvent les emmerder les allemands) et bien sûr les célèbres jardins suspendus, que finalement personne pas même ce prof … comment s’appelait-il déjà … Gilgamesh quelque chose … n’a su localiser. Bref, Hérodote lui même qui avait pourtant visité de long en large Babylone (il était en avance à son rendez vous chez le coiffeur) et réputé prolixe en « carnets de voyage » ne parle pas d’une miette de feuillage suspendu dans la cité. Le mystère reste entier. Et nous le mystère on aime bien.

Mais ce peuple… quels artistes, quelle finesse ! c’est inégalable. Pour rappel, vers l’an 600 av.J-C, pardon aux grecs mais, quand eux même, en étaient encore à la Koré (jeune fille) et au Kouros (jeune homme) assez archaïsants il faut le dire, et sans sourire (la tronche de cake est universelle, intemporelle) l’Irak lui en était là :

 

 

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Allez au Louvre !

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Allez à Berlin !

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hypothétique jardin 

 

 

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Une volonté de détruire notre civilisation et le christianisme ? oui ! Pour conclure, je citerai un chapô de Courrier International qui résume bien l’ineptie « Musée de Mossoul : un saccage aussi bête que prévisible ».

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Les 250 ans de Baccarat, au Petit Palais

28 décembre 2014

Beaucoup d’années pour un « tout » Petit Palais

Le cristal : Entre Energie et Lumière

D’un point de vue « lithothérapique » le cristal est le phare dans la nuit. Il est la pierre de Lumière qui éloigne les ténèbres, illumine nos pensées et permet de se retrouver soi. Le cristal développe l’individualité et procure la force nécessaire pour construire pas à pas, dans la sagesse, ses projets de vie, tout en restant soi-même au milieu des influences extérieures. Il est curatif, il est énergétique. Il active le système nerveux et fortifie la colonne vertébrale.

Je relève le nez de mon écrit, je ris… je me demande alors si les maîtres verriers, et les artisans confirmeraient ces apports physiques ou spirituels gagnés auprès du fabuleux matériau. Pour ce qui est de ses propriétés « physiques », le cristal a celle de pouvoir parfois décomposer la lumière en arc en ciel. Mais il existe aussi une variété qui a des propriétés sonores étonnantes : si l’on les entrechoque délicatement, ils émettent un son cristallin, long et d’une infinie pureté.

Scientifiquement la symétrie des cristaux est bien établie. Ceux-ci jouent un grand rôle dans les propriétés physiques telles que la capacité calorifique, la conductivité thermique, la conductivité électrique, la capacité à propager le son.

Un panorama de la création de 1823 à 1937

Verres, carafes, vases, lampes, mais aussi lustres gigantesques, meubles en cristal, flacons de parfums, sculptures... 500 pièces d’exception renvoient au talent des maîtres verriers de la manufacture Baccarat.

Alors autant le dire tout de go, cette exposition est une merveille !

 

Fondée en Lorraine – sur autorisation du Roi Louis XV – l’illustre Manufacture de cristal a traversé les époques pour devenir un symbole d’excellence et d’Art de Vivre. Sur place, un espace entièrement dédié à l’histoire du célèbre verre Harcourt. Ce verre iconique inspiré du calice d’apparat et gravé du monogramme royal, commandé par le Roi Louis-Philippe en 1840, et qui sera adopté par Napoléon III, le Pape Jean Paul II, la Reine du Siam ou le Roi du Maroc.

Et une Galerie d’Honneur de pure magie ! illuminée d’une succession de lustres époustouflants.

 

Malgré la troublante beauté de cette exposition, je reste frustrée de n’avoir pu voir, étudier, apprendre certains détails techniques ou visuels sur le savoir faire de cette étonnante manufacture, la taille, l’obtention de la couleur ou la brillance qui sont de réels axes de différenciation de la marque… un film, des photos ou des dessins de ce qui se passait dans les ateliers… auraient été les bienvenus. C’est comme si Baccarat revendiquait uniquement son rôle d’apparat, de tour de force esthétique et oubliait celui, plus terre à terre certes, du « combat ouvrier » des maîtres verriers avec le feu, ou la matière. C’est dommage, le luxe passe à mon sens, par la main experte et caleuse avant de rejoindre nos tables somptueusement dressées.

Reste que le cristal continue à fasciner le monde, Baccarat assume une stratégie marketing axée sur le Lifestyle, le bijou, le luminaire et confirme que ses choix sont payants… pour l’instant. Son concurrent Lalique le suit de près, avec la particularité de sa matière « givrée », son recentrage sur ses racines, au coeur du bijou art nouveau, son merchandising « écrin ». Quant à Daum, loin derrière, est résolument tournée vers l’Art. La stratégie de « la manufacture de la pâte de cristal », qui a fait de la couleur et de la nature ses signatures, reste justement dans le flou artistique…

 

Baccarat, la légende du cristal. Petit Palais – secouez vous le cristal c’est jusqu’au 4 janvier 2015 !

 

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VITRA Design Museum … again

3 septembre 2014

Parce qu’on ne s’en lasse pas, Darling retournons à VITRA

Pèlerinage annuel au temple du DESIGN…

l’Upcycling bat son plein ici aussi. Recyclage sublimé des PET Lamp (Polytéréphtalate d’éthylène / bouteilles en plastique) de Alvaro Catalan. Scénographie plus que luminaires

Un mur de Hang it on ! fallait y penser

 

 

 

La tendance cette année ? le bien être au travail, où comment se sentir bien en travaillant. Encore faut-il que l’employeur intègre la donnée dans sa stratégie de productivité. Bref, ça donne des modules enveloppants, comme des ilôts de paravents, (feutrine) qui tordent le cou aux open-space que les années 2000 ont galéré à mettre à la mode. Faire, Défaire, pour REfaire. Celle d’aujoud’hui.

Et des Stairs To Heaven …

Du Cuivre, toujours, et la notion de créativité, des mood board de Bureaux-Ateliers. La frontière vie perso, vie privée est floutée.

 

 

 

 

Après KENZO dans la mode, les yeux arrivent en déco

 

 

Choix judicieux … Le miroir FRANCIS de Petite Friture.

Mes pieds, vernis Essie, mais si.

 

 

 

 

 

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J’ai testé : Le Parc d’Attractions de l’UNESCO

26 août 2014

Une nuit au Mont Saint Michel

Le patrimoine de l’humanité n’a plus rien d’humain. Voilà que j’ai eu une idée remarquable pour les premières vacances de mon petit bonhomme de 18 mois, lui faire passer après 9 jours en Bretagne, une nuit à Disneyland au Mont Saint Michel ! lui, remarquez, n’aura vu que la salle de bain minable de l’hôtel tout aussi minable que j’ai déniché sur booking.com. Lui, n’aura pas été transporté par le mysticisme du lieu sur fond de parcours nocturne …

En quelques étapes, oyez l’aventure
STEP WOUANE : le piège

Je suis à Paris, courant février, je clique à tout va sur les sites de certains voyagistes qui m’ont, par le passé réservé de bons souvenirs (Un hôtel charmant et pas cher à Venise, une chambre propre et design à New York, un week end stylé à Saint Emilion, une nuit avec vue sur le canal à Amsterdam …) bref, je me laisse berner par les photos d’une chambre que je ne connaîtrais jamais puisque celle que j’ai occupé n’a jamais été mise en ligne – curieusement -. Je donne donc avec empressement mes numéros de CB aux honnêtes gens des TERRASSES POULARD. La magie du lieu vaut bien un petit sacrifice, me dis-je, je signe donc pour 188 euros la nuit ! Et reprend mon activité normale, au bureau, acheter, dénicher, accepter le nombre olympique des réunions auxquelles je suis invitée, et bien sûr rester polie quand le Mr T. me balance à la face le catalogue de LA C…. en pleine réunion. M’en fous dans 5 mois je pars en Bretagne et au Mont Saint Michel moi Môssieur.

STEP TOUT : je m’emmêle les pinceaux dans les dates de résa

Maman m’informe que rester à Hirtz plage au 15 août la branche moyen, et qu’elle ferait bien un petit dossier manuscrit « histoire et tradition » de 30 pages dont elle a le secret en allant se recueillir sur le Mont. OK je fais, je réserve une autre chambre et je décale les dates. EASY pour une habituée de Booking.com comme moi. Je fais une annulation puis une autre résa, et puis non, finalement je ré-annule tout pour reprendre ce coup ci deux chambres d’un coup. Z’avez vu un peu la maîtrise 2.0 de la vacancière.

STEP FRUIT : je booke le Moulin de ROSMADEC à Pont Aven en semaine de vacances 1

Maman m’informe que rester à Hirtz en semaine 1 la branche moyen, et qu’elle ferait bien une cure de fruits galettes au beurre salé pour fêter les 4 kg qu’elle vient de perdre. PAS DE SOUCI je fais, je rajoute une nuit pour nous à la moulinette, et je booke pour vous 9 jours. Félix est ravi il va enfin pouvoir profiter de son Papi et de sa Nanie qu’il ne voit pas souvent. Je donne avec empressement mes numéros de CB pour être bien sûre de partir, parce qu’on est déjà en avril et y a eu des changements de management au bureau, qui m’ont secoué sévère. Allez kesstutenfou ma cocotte dans 4 mois t’es en vacances !

STEP FORT : 3 semaines avant le départ, l’envoi du mail de confirmation à la mère Poulard pour ses Terrasses

De : Moi

A : Mère P.

Objet : notre réservation dans votre établissement

Chère Mère P, je tenais à vous confirmer notre réservation de 2 chambres, pour la nuit du 13 au 14 août. Vu la présence de mon bébé, qui n’a pas réussi à sympathisé sur les plages du Finistère pour y rester entre potes, nous l’installerons avec nous dans son lit parapluie Babybjörn (qui est une tuerie de compactitude). Bien à vous, 

De : Mère P

A : Moi

Objet : RE/ notre réservation dans votre établissement

Chère Jeune maman, c’est avec un plaisir non dissimulé que nous vous accueillerons du 13 au 14 août, puisque votre réservation est confirmée, dans notre magnifique établissement, qui a 3 étoiles au demeurant et qui a reçu le label certifié conforme par notre maire Mr V. (propriétaire entre autres et en toute simplicité de 17 autres lieux du Mont) de « tourisme d’exception ». Nous mettrons si vous le désirez à votre disposition un lit d’appoint pour votre bébé afin qu’il puisse tester de nouvelles literies de qualité. Mystiquement vôtre, Mère P.

STEP FAILLVE : autant de soleil en France c’est pas croyable

On peut même rester plus d’une heure sur la plage ! c’est trop de la bombe le Finistère Sud, d’ailleurs la plage elle s’appelle plage de TAHITI, en référence aux eaux turquoises et à ce surplus de soleil qu’on sait même pas quoi en faire tellement on s’étaient habitués aux pluies nuageuses parisiennes, premiers pâtés, premier bain, premier boudoir au sable, premier chapeau perdu (y a plus de vent qu’à Tahiti on dirait ?) Papi aime capter le WIFI en bord de mer. Le moulin est charmant, accueillant, tout le monde est gentil et nous dégustons des plats raffinés (j’ai même goûté de la langoustine crue en maki !) et des galettes de blé noir. LA VIE ! Nous renonçons quand même au combo ZODIAC-GLENAN, pour cause de bébé trop petit.

STEP SEEKS : l’arrivée sur le Mont Saint Michel est magique

Ce promontoire surplombé d’une abbaye devrait appartenir au patrimoine de la marécagité. Et que c’est bien organisé, avec ce parking en plein air pour voitures en batterie, et ces navettes pleines de poésie et de japonais. Les nostalgiques sont quand même venus pieds nus, crottés jusqu’aux genoux pour se la faire à l’ancienne, du temps où les fidèles ne connaissaient pas Hello Kitty. On sent tout de suite qu’on va être bien, tranquilles, au contact d’humains pieux et profondément altruistes. Nous voilà dans la place. Mon père et son baluchon me regardent tous deux avec l’air d’avoir envie de me tuer. Du Saint Michel en porte clé, du Saint Michel en pendant de sac, du vitrail en pare soleil de voiture, de la bagouze Triskel, tout ici respire le chic de l’authentique Normandie unescoisée. Pauvresse je pousse ma poussette avec bébé hurlant à l’intérieur, les pavés doivent lui donner des impressions de PowerPlate. La valisette, le rehausseur, le chauffe biberon, ma tenue de fête pour Saint Michel, le lit babybjörn, tout est là entre ciel et terre, et écrasé par les altruistes qui veulent passer coûte que coûte devant/sur le bébé. Comment ? 20.000 visiteurs par jour vous dîtes ? je crois qu’on est dedans, et puis 15h c’est pas comme si c’était la pire des heures non ? putain j’ai pas de plan, il est où cet hôtel ?

STEP SEVEN : des airs aux film de D.FINCHER, l’installation chez la mère P. et ses Terrasses

Nous prenons nos quartiers dans les appartements de l’établissement suscité, qui n’a pas de budget pour rénover ses structures ou nettoyer son gagne pain, mais en a assez pour se payer des tsunamis de commentaires altruistes sur TRIPADVISOR. Bienvenue aux pétasses de la Mère Molard Terrasses de la Mère Poulard. Nous sentons tout de suite le caractère altruiste, du site, du personnel, du maire, et sommes fermement invités à payer la chambre AVANT d’y avoir dormi ou de l’avoir vu, j’attends du reste encore la proposition du lit d’appoint. Après 25 minutes d’attente à la réception, je viens de comprendre … qu’il y a une annexe plus haut sur le Mont Olympe, plus RESORT vois-tu, moderne et tout, à seulement 454 euros la nuitée. Je perds légèrement la foi en arrivant dans la 201, côté rue, je vois d’un côté mon ticket de CB que je serre encore dans ma main tremblotante et qui semble m’attendrir avec ses petites chiffres mouillés, et de l’autre la tronche des chambres !

Une moquette rouge foncée, (enfin je crois) tâchée par des décennies de fidèles altruistes vraisemblablement aussi propres que des sangliers dans une souille, je les imagine mains jointes en train de prier pour que cette constipation passagère cesse et de voir leur voeu sur le champ exaucé. Et les moisissures de la salle de bain, des milliers de petits champignons agenouillés sur l’autel des pièces d’eau, comme ça fervents, repentants peut être même, les luminaires et le mobilier cassés, triturés, recloués, les murs infiltrés, les plafonds aux crevasses maronnasses. OH MY GOD ! et le patrimoine de l’humanité là haut dans sa nef, il dit Amen ou bien ?

 

STEP HATE : c’est bête nous n’avons pas pu terminer le questionnaire de satisfaction le bureau s’est écroulé

Je donne mes consignes : ne retirer sous aucun prétexte une miette de chaussure, d’une miette de pied, d’une miette de membre de ma famille. Puis m’adresse à Saint Michel directement : Dites donc Michel -, c’est téméraire de laisser un questionnaire vierge Marie de satisfaction comme ça dans un endroit si cher pour si peu de respect pour les touristes ?  Vous ne tenteriez pas le diable par hasard ? Je vous signale qu’elle n’est pas qu’à la France votre baraque, mais à l’Humanité toute entière. 

On installe le lit du marmot dans la salle de bain, ouf il rentre ! mon adorable gosse blond va dormir la tête dans les chiottes… moi qui m’y préparais pour ses années de cuites au lycée, je trouve cela un peu prématuré. On prend des photos pour informer le nippon qui lui, pourrait dormir ravi dans un cagibi que ce n’est pas le charme français, mais qu’il se fait juste arnaquer, je vais checker chez les parents, purée les tâches sont encore plus larges, plus foncées, (mais c’est quoi au juste du café ? du sang ? du vomi ? de la sauce grand veneur ?) le moisi tire vers le violet, et le plafond a l’air rouillé. Le marsouin lui en profite pour faire la grève de la propreté, moi je tente la douche, bien tenté, je n’arrive pas à rincer le shampoing avec un si petit filet de sardine d’eau douce.

STEP Taigne : Je redescends à la réception pour demander les horaires de l’abbaye et son parcours nocturne en gelée

Là, j’assiste à la tristesse d’une maman chinoise, descendue à la réception pour « gueuler », et qui s’exprime dans un français parfait (putain mais qu’est-ce qu’ils ont a adorer tant la France ?!) : elle n’arrive pas à faire entrer le lit de son bébé dans la chambre. Je me mords la lèvre pour ne pas lui dire qu’elle aurait du acheter un lit Babybjörn bien pensé et donc SCANDINAVE ! véridique la réceptionniste (ALINE pour qu’elle revienne !) lui propose de dormir dans une autre chambre que son mari pour essayer de caser le baby dans son lit. C’est bien connu faire une pause couple pendant les vacances est bénéfique pour la durabilité de son mariage. Le temps d’halluciner sur le digne établissement qui vient – peut être – de se goinfrer le pognon d’une nouvelle chambre, je change de requête, et lui demande un plan / infos pour aller la visiter ct’e abbaye de malade, de nuit. « je n’ai pas de renseignements ici, il faut aller à l’office du tourisme à l’entrée du Mont« . Oui bien sûr à quoi je pense parfois, c’est pas comme si elle travaillait tout le temps ici. On sous estime l’implication des professions d’hôtellerie, et liées au service client, ils ne sont pas briefés des horaires de leurs attractions touristiques et n’ont pas le temps d’aller visiter les curiosités culturelles. Puis elle ajoute, le petit déjeuner est servi entre 7h et 10h et coûte 25 euros par personne. Je souris crispée à la chinoise ravie de s’être débarrassée de son mec pendant une nuit pour faire du Cododo avec son petit, petite gâterie qu’il doit lui refuser depuis des mois.

STEP ILAIVEUNE : On sauve les meubles en mangeant des crêpes, sèches et sans beurre ( y a t-il un commerçant honnête ici ? ALLO ? ben nan ça répond pas)

Et on file coucher le petit dans ses chiottes… Les parents ont bien essayé d’aller se recueillir dans l’abbaye vers 17h et de saluer Michel, mais ils se sont pris une quenelle à l’entrée du site, 40 minutes d’attente. Y a que moi et ma mère qui sommes capables de se fader des queues au nom de la culture ! Pour le coup notre parcours nocturne s’est fait plutôt dans le calme, et à part quelques soucis digestifs liés à la fermentation des crêpes+cidre pression, en 15 minutes la file d’attente était bouclée, et nous avons pu ENFIN déambuler seuls dans ce lieu assez incroyable avouons le. Les photos parlent d’elles même.

2 heures après, les échoppes Hello Saint Michel closes, nous rentrâmes retrouver notre petit gardé par ses dévoués grands parents. Mais l’épopée ne s’arrête pas là, pas de bébé dans les chiottes au retour ! ouf je l’entends gazouiller chez les parents. L’alarme incendie s’étant déclenché à grand bruit 1 heure après notre départ, le bébé traumatisé, a hurlé sa mère tout seul dans ses toilettes …

STEP TOUELVE : paquetage vite fait bien fait, prêt à se barrer à 8h30 sans petit- déjeuner

Les navettes dégueulent leurs touristes dès 7h30 sur le Mont, fallait se grouiller. De toute façon on était déjà réveillés depuis 5h00, les fenwicks venant approvisionner en cendriers Saint Michel les boutiques du Mont et milliers d’oeufs pour les omelettes Poulard à 39 balles. Vite !

STEP SHIRT-TINE : mon commentaire illustré de photos en live sur TripAdvisor …

Allez là ! je vous laisse le chercher pour rigoler.

Pourquoi je suis allée vérifier mes comptes bancaires au retour, je ne me l’explique toujours pas Monsieur l’agent. Pour rigoler toujours, 235 balles prélevés EN PLUS, rapport au cafouillage des résas de la STEP 2. Saint Michel Archange, le plus bel ange du ciel, dit-on.

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ILYA & EMILIA MONUMENTA

25 mai 2014

L’étrange cité

 

De la Tour de Babel à la ville de Milet, de la Saline Royale d’Arc et Senans, au Phalanstère de Fourier, en passant par la Cité Radieuse de Le Corbusier à Marseille, la cité idéale ne cesse de fasciner les architectes, les urbanistes, les artistes, les utopistes.

 

Ville rêvée, ville programmée. Pays imaginaire pour peuple heureux ( ?) C’est ce à quoi le couple KABAKOV nous propose de réfléchir pour cette nouvelle édition de l’exposition du Grand Palais MONUMENTA.

 

La Cité Etrange est comme les Utopies du même moule, conceptuellement élaborée avant d’être matériellement construite, et sa fondation résulte d’une volonté intellectualisée. Découpage spatial, démographie, politique ; campagnes rationalisées … Est -ce qu’on y est plus heureux, je ne sais pas… Adultes pensants, et souvent trop chiants, nous sommes déjà dans la connaissance et la comparaison, pour que le système réussisse, il faut sans doute être comme l’enfant qui ne connaît rien et a besoin d’un cadre pour être heureux. J’irai quand même demander aux Habitants de Neuf Brisach à l’occasion ce qu’ils en pensent (Vauban avait gravement des idées de Cité Idéales de la Renaissance).

Vers un épanouissement de l’humanité ? 

Il demeure qu’ici, la vision est poétisée, (et truffée d’un tas de maquettes de ouf !) et l’on s’interroge sur comment rencontre t-on les anges, sur une coupole qui se repose, allongée au sol plutôt que perchée en hauteur, ou quels seraient nos dimanches dans une salle de musée sans tableaux ?

 

C’est dans un village grec donc, tout blanc, que l’on déambule, sans string et sans Tzaïziki. Le dispositif architectural lui, nous invite à entrer dans l’intimité de maisons, ou de lieux qui finalement nous éloignent de ce qu’on était venus chercher, la monumentalité !

A ce propos voir http://mymillionfashionblink.com/les-boules-de-geisha-reviennent-a-la-mode/

 

 

Même si la douce spiritualité de se questionner sur un monde où l’on serait plus heureux, m’interpelle, entendez un monde où nous serions plus à même de s’approprier notre passé, pour mieux vivre notre présent et ainsi gérer sa transition avec notre futur … bref, nous restons étriqués dans cette succession de petites pièces, qui nous force à l’introspection. Le parcours presque muséal enferme. Et moi j’avais envie de grand air et d’ouverture(s) ! Une grosse claque monumentale bien énorme et spectaculaire, au moins aussi épaisse qu’un BAMBI remasterisé un week-end de gastro.

Même si tous les magazines d’art nous dirons combien c’est chic d’aller s’instruire à La MONUMENTA, je reste dubitative sur l’appropriation de l’espace.

 

 

 

Félix lui s’éclate ! avec ses petites pompes de marche, à faire du charme aux médiatrices MONUMENTA, lui et sa petite figure d’ange tout droit sortie d’une ville UTOPIE (Rue Sésame ?) et ses petits pas maladroits. Et l’oeil humide regardant mon angelot, je me dis que vu de ses yeux à lui oui c’est monumental ! alors mon avis au fond on s’en fout.

 

En ce jour de fête des mères, (BONNE FETE MAMAN ! ) une fois n’est pas coutume, une spéciale dédicace me vient, lorsque je pénètre dans la salle des Portails… OUI je pense à mon père et au sien (de portail) – forteresse en fer forgé sculpté de petites grappes de riesling par un compagnon du devoir itou itou – et destiné (non pas à empêcher que le chien ne se taille comme un lâche chasser seul dans la campagne alsacienne, mais ) à le protéger de l’enfer de la sphère collective.

A propos de sphère collective, merci à la fête des mères, qui nous a permis, (moi j’ai eu la mienne pendant la sieste du petit Mouarrf ) de visiter tellement tranquillement, qu’un achat d’un carnet des excellents dessins des hôtes fut fait à la boutique. C’est dire l’état de coolitude.

 

 

MONUMENTA au Grand Palais jusqu’au 22 juin – et  c’est 6 euros l’introspection

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Carnet Anversois

1 décembre 2013

Les Rebelges

Nous étions toutes les quatre à ANVERS mercredi dernier. Quand je dis toutes les 4, c’est moi, ma rhino, ma sinusite et ma pharyngite. Comme ça, ensemble, soudées, comme les doigts de la main (gelés) comme les amygdales (qui doublent quand elles sont en feu, ah bon vous ne saviez pas ?). Une team quoi !

 

Et je ne regrette pas une minute, tellement c’était beau, bien, bon. Dépaysant presque. Pas de François Hollande qui fout le moral à Z ici. Des commerçants qui assument leur supplément de hype, ils savent eux. Une signature, une raison de faire venir. De la création, du cher et du moins cher, du moche (oui le Meir c’est moche) et du fashion (Le Fashion Department de la Royal Academy of fine arts, et des boutiques transversales à tomber). Mais toujours arty.

 

Je dis transversales car c’est le nouveau wording pour Concept Store. Car il s’agit bien de cela, mixer des produits de tous les genres avec l’oeil pour les sélectionner, et l’art de les faire cohabiter. J’en ai marre des concepts stores.

Ce fut rapide, aller-retour dans la journée, et j’ai tout fait à pieds. J’ai même retrouvé ma petite cousine – étudiante dans la célèbre école de mode – pour déjeuner d’un KROK pas cher du tout et de soupes chaudes dans une tarterie cosy du quartier de la mode, près du Musée, que j’ai pris soin avant bien sûr, d’aller visiter.

 

Un panorama de la création flamande et belge depuis 50 ans. Des silhouettes avec un style inimitable. La muséographie raconte l’histoire de ces créateurs célèbres aujourd’hui (Margiela, Ann Demeulemeester, Dries Van Noten, Véronique Branquinho…) en dévoilant leurs dessins d’étudiants. Touchant.

Puis, le Palais de la Mode où les équipes merch de DRIES VAN NOTEN y installaient des plumes d’autruche colorées et animées, pour qu’elles puissent faire la roue en vitrine : « achetez nous, shoppez moi ! venez faire vos gifts chez Dries « ! il m’a semblé qu’elles criaient (mais y avait du vent).

 

 

C’est là que j’ai entamé mon tour sérieusement. (j’avoue m’être épuisée à vouloir prendre le métro depuis la gare le matin – 45 minutes de perdues ! – que c’est mal foutu, tu retrouves pas les lignes et que en clair ça pue de la raie niveau transport)

Flamant 

chocolaterie Dominique Persoon

Boutique HADHI

Because Fair is Beautiful

Des boutiques (une deuxième à GAND)  avec une dimension équitable qui semble réelle – pas comme d’autres – si à tout hasard vous voyez de qui je parle - qui travaille avec des coopératives d’artisans au Kenya, aux Philippines, ou en Colombie, impliquant des projets pour l’accès à l’eau potable ou des rémunérations justes.

J’y ai vu des paniers tressés et tie and dye magnifiques, des cocottes culinaires en argile noire de Colombie, un tabouret de je ne sais où mais avec des pieds fluo archi désirables et puis j’ai acheté un petit sac à main incroyable en bois et en laine bouillie de chez ONTWERPDUO pour me faire plaisir et me la péter dans le Thalys avec des sacs de shopping.

   

 

 

 

Passons sur la boutique Petit Pan, dans la même rue, parce que au fond ce n’est ni flamand, ni belge. C’est créatif mais parisiano-chinois

 

Garde Robe nationale

 

Une boutique pleine de marques locales, plutôt moyen / haut de gamme, avec un sens des couleurs que je n’ai vu qu’ici. Des accords très particuliers dans les tons, qui me parlent. Du vert sapin et de l’orange fluo, des gilets tie and dye.

 

 © R. Vandekerckhove

J’ai craqué pour une maille d’une créatrice belge ROOS VANDEKERCKHOVE, beige, bien douillet avec du jaune et du pink fluo. J’y ai découvert la marque JUST IN CASE, que j’ai adoré, pour les girls sans chichi, avec des imprimés graphiques, des cardigans, et des robes très féminines (environ 160 euros). Sinon, les chaussures ont l’air folles ! je reviendrai cet été.

A signaler de belles pièces pour la marque Magdalena. Moins surprenant, des marques comme CLOSED, ou TARA JARMON.

 

« Nan mais attends, tu devineras jamais ce que la prof de jupe à godets m’a dit c’te P*** ?!! ?? »

YOUR

 

 © Instagram YOUR

Décidément, ils aiment bien le mixage les belges. Une boutique « transversale » encore, avec des objets, des cadeaux, de la mode, des accessoires, et même un coiffeur. Notons au passage : Grosse tendance sur le jeu de Memory. allez savoir pourquoi, mais mettez en sous le sapin, moi j’dis. Allons y gaiement : Acne, Cire Trudon, Dr Vranjes, Pop up, DOIY Design, Suck UK, Kikkerland, Ibride, Korres, Timex, Bellerose, Delo, Comme des garçons …

 

Grote Markt

La big place que toutes les villes ont. En ce moment, les petites maisonnettes du marché de noël étaient en train de s’y installer. ça ressemble aux villes du NORD et à Bruxelles.

 

 

 

 

 

The Recollection

 

 

Plus qu’une boutique, un cabinet de curiosités. Nichée au coeur du quartier des antiquaires, the Recollection est apaisant, et foisonnant. Blanc, juste ce qu’il faut d’usé, de design et de tranquilité. Des tables peuplées de parchemins, des lampes,, des bougeoirs en cuivre, de la vaisselle, des petits meubles. On y trouve The Gentle Factory, Piet Hein Eek, Studio simple, Jars, Textiel Museum Tilburg, Aesop.

 

Les vitrines des antiquaires de la Kloosterstraat, des petits airs de nature morte flamande

Graanmarkt13

 

 

Magnifique maison au bout d’une arrière place. Une perle blanche jusqu’auboutiste, avec sa boutique au rez de chaussée, son restaurant au sous sol, et une galerie au 1er étage. C’est l’expérience 13 : des cabines d’essayage confinées, où l’on est enroulés par un escargot de lin, une offre mixte et mixée, raffinée et parfois décalée, des senteurs qui font rester. Hay, Midori, Santa Maria Novella, Anne Claire Petit, Marni, Isabel Marant Etoile, et des designers amis présentant leurs derniers objets.

 

 

Et hop, sur le retour vers la Centraal Staation (tout A deux A là baas) je suis vite passée m’aacheter un Diaamant et je suis rentrée  !

 

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Se Braquer au Grand Palais

19 octobre 2013

Braque, l’expo

« Faut pas se braquer » qu’on me répète à tue-tête. Hein t’es pas d’accord Georges ?

Et pourtant parfois y a de quoi, se faire envoyer péter, sur les roses, communiquer avec des gens qui n’ont jamais le temps de vous entendre, encaisser les sermons pour laisser les egos s’exprimer… Coordonner des gens qui n’ont pas envie de collaborer, courber l’échine qui a perdu en muscles depuis la grossesse, ça tire et ça brûle, mais faut céder, sourire et continuer à avancer. Fermer les vannes de la répartie, se faire tout petit pour pas emmerder, pour pas déranger.

Alors c’est sur, c’est pas dans ma nature, ça se rapproche dangereusement de ce que je déteste le plus : SUBIR, bien entendu, ça me fout une humeur de chien, de Braque de Weimar plus précisément. Mais pas avec des « Crottes, Zut, ça suffit, je vous demande de vous arrêter ! » Avec un bon caractère Est allemand plutôt.

RIP Guido …

Fermons la parenthèse. (accolade n’est pas un mot utilisé là où je suis). Et dans ces moments moisis de la vie, ce qui me fait du bien moi, c’est l’Art. Mais pas flâner dans un musée rempli de connards à la retraite qui vous bousculent parce qu’ils ont eu le coupe file du siècle, pas de partage à la noix, ou d’échange avec mes congénères, Non, mon kiff à moi c’est d’être en tête à tête avec la peinture. Elle me soulage, et m’apaise. Alors comme je n’ai plus de voix pour faire la guerre, je me suis barrée plus tôt en semaine, absolument pas pour des raisons de shopping, ni même pour retrouver ma nounou championne internationale de la tronche de cake, avec ses mensonges et sa démission (salvatrice !). Mais bien en mode PRIMAIRE pour me reposer l’esprit, le moral et les yeux en regardant des couleurs et des formes ! (putain mon ex prof d’histoire de l’art me filerait un zéro).

Quoi de mieux d’aller se Braquer toute seule comme une grande à l’expo Braque du Grand Palais ?! Pour un vendredi soir je ne vois rien. (Moui un ballon de Loup dans La Bergerie pourrait rivaliser)

 

Et je n’ai pas été déçue… enfin pas complètement disons. La teneur des propos était bien adaptée à mes sentiments « Une toile fauve qui ne rugit pas » C’est à peu près ce que je suis devenue, et même si ça ne me ressemble pas tout à fait, ceci me livrera par la suite bon nombre de précieux enseignements j’en suis sûre. Alors je serre les dents.

 

 

Mon moment extatique, fut la période fauve de Braque, qui de 1905 à 1908 nous fait du petit paysage lumineux et sérieusement porté sur le mauve jauni. Le Cubisme lui m’emmerde. Et me rappelle trop les petites cases dans lesquelles ils faut réussir à rentrer; mais n’empêche, quelle matière et quelle touche.

 

J’ai contemplé sans retenue ses nus un peu mous, qui donnent envie de plonger dans la chair rassurante de ces grosses dames. J’ai été réconfortée par cette immense nature morte brune, j’ai failli pleurer devant « 5 bananes et 2 poires » c’est dire l’état d’épuisement.

J’ai été saisie par la dualité des natures mortes, où les sujets vont par deux, deux objets, deux fruits, deux poissons. Comme quoi faut être deux pour se braquer, au moins. A plus c’est un braquage.

Les poissons noirs

Et puis pour finir le parcours, les célèbres oiseaux, en papiers découpés, comme une invitation à distancier, à prendre de la hauteur… pour survoler toute cette merde, qui vue du ciel ma foi, est un minuscule étron dans l’immensité complexe de la vie.

Aujourd’hui j’ai vu Braque et ma colère s’en est allée …

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Peut-on être Enceinte et au fait des dernières Expos ?

21 octobre 2012

Réponse : Sous l’eau !

Cette année, forte tendance à être sous l’élément aqueux; ce doit être de famille : moi littéralement sous l’eau (non mais mattez la date de mon dernier post !), et mon bébé sous le liquide amniotique. Parfaitement raccord ! (raccordement-cordon ah ah ! voyez même l’humour est grippé, noyé … je me désespère). Bref, on gigote pas mal tous les deux, cela dit c’est meilleur signe pour lui que pour moi.

© Alice Leblanc Laroche

Je vous fais grâce des emmerdes de rentrée, mais j’avoue, je cumule de sacrés COMBO ! des trucs graves hein, avec la Sécu, l’hôpital, la belle-mère et tout … donc je ne parle pas ici de mes lenteurs digestives qui tour à tour m’incendient l’oesophage ou rendent mes intestins léthargiques au point de me faire découvrir oh merveille, oh joie ! les hémorroïdes (bin oui c’est trash la grossesse) non, ça c’est du pipi de renard argenté – Note à moi même : penser à faire un petit sujet croquignolet, sur qu’est-ce qu’on jongle rigole quand on est enceinte) -

© Pica Pica

Donc à la question : peut t-on être au fait de l’actualité culturelle quand on est enceinte ? je dirai que la réponse est la même s’agissant de la mode…

…On est quand même légèrement LARGUÉES ! D’où une exigence plus poussée dans ses choix, (sauf pour les robes de grossesse en jersey et en viscose qui boulochent sur le bide et ça y a pas le choix), on devient plus sélectif :

– donc ce ne sera pas : Edward Hopper + musée du Quai Branly + galerie Kreo + le nouvel accrochage d’Orsay que j’ai pas eu le temps d’admirer, (parce que je vous le rappelle je suis sous l’eau)

© Julien Colombier

– Que nenni, ce sera un gentil : E.Hopper + une autre, une mini (donc pas une de Beaubourg, à bon entendeur) … le débat reste ouvert, si vous en avez adoré une, je veux bien me faire aider dans ma sélectivité (et soulager mes pieds privés de talons hauts) déjà qu’on peut plus faire sa maline au bar, alors regarder les oeuvres sans verre de rosé et avec 8 kilos de plus

© Négare

Celle de Montreuil (photos ci dessus, ci dessous) elle compte pas, c’est du bonus, c’est la finalité de mon boulot ! La fameuse REPEAT ME qui a eu lieu du 5 au 14 octobre dernier. Je me suis trainée avec mon petit bébé de 500 grammes jusque dans l’Est parisien, et je n’ai pas regretté, le jus d’ananas était fameux. Sérieusement, le lieu promet d’être un vivier d’artistes et de professions créatives hors des sentiers battus, et ‘mes’ 22 Designers did a great job !

© pica pica

C’est magique la grossesse, jamais je n’aurai imaginé être capable de construire un nouvel être, je suis fascinée à chaque examen, que tout soit là, et en place, que la nature ne m’ait pas oublié, comme elle l’a fait par le passé si souvent. Mais franchement on a la cervelle un peu molle du genou, moi qui aime écrire et réfléchir, on est gravement submergés par la logistique, le pratique et le Gaviscon.

© Leitmotiv

Sans parler de Super Connasse qui sera toujours là avec sa langue fourchue pour te dire que c’est que le début parce qu’après tu pourras pas dormir, et sortir, et penser, gnagnagna. (note à moi même : penser à faire un article aussi sur les Super Connasses qui te sapent le moral en jubilant livrent leur conseils)

© Claire Leina

© Marie Wagner

© et merci à notre partenaire ICE TROPEZ qui pense aux femmes enceintes avec son O%

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