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Paris

Art & Expositions J'ai testé

Peut-on être Enceinte et au fait des dernières Expos ?

21 octobre 2012

Réponse : Sous l’eau !

Cette année, forte tendance à être sous l’élément aqueux; ce doit être de famille : moi littéralement sous l’eau (non mais mattez la date de mon dernier post !), et mon bébé sous le liquide amniotique. Parfaitement raccord ! (raccordement-cordon ah ah ! voyez même l’humour est grippé, noyé … je me désespère). Bref, on gigote pas mal tous les deux, cela dit c’est meilleur signe pour lui que pour moi.

© Alice Leblanc Laroche

Je vous fais grâce des emmerdes de rentrée, mais j’avoue, je cumule de sacrés COMBO ! des trucs graves hein, avec la Sécu, l’hôpital, la belle-mère et tout … donc je ne parle pas ici de mes lenteurs digestives qui tour à tour m’incendient l’oesophage ou rendent mes intestins léthargiques au point de me faire découvrir oh merveille, oh joie ! les hémorroïdes (bin oui c’est trash la grossesse) non, ça c’est du pipi de renard argenté – Note à moi même : penser à faire un petit sujet croquignolet, sur qu’est-ce qu’on jongle rigole quand on est enceinte) -

© Pica Pica

Donc à la question : peut t-on être au fait de l’actualité culturelle quand on est enceinte ? je dirai que la réponse est la même s’agissant de la mode…

…On est quand même légèrement LARGUÉES ! D’où une exigence plus poussée dans ses choix, (sauf pour les robes de grossesse en jersey et en viscose qui boulochent sur le bide et ça y a pas le choix), on devient plus sélectif :

– donc ce ne sera pas : Edward Hopper + musée du Quai Branly + galerie Kreo + le nouvel accrochage d’Orsay que j’ai pas eu le temps d’admirer, (parce que je vous le rappelle je suis sous l’eau)

© Julien Colombier

– Que nenni, ce sera un gentil : E.Hopper + une autre, une mini (donc pas une de Beaubourg, à bon entendeur) … le débat reste ouvert, si vous en avez adoré une, je veux bien me faire aider dans ma sélectivité (et soulager mes pieds privés de talons hauts) déjà qu’on peut plus faire sa maline au bar, alors regarder les oeuvres sans verre de rosé et avec 8 kilos de plus

© Négare

Celle de Montreuil (photos ci dessus, ci dessous) elle compte pas, c’est du bonus, c’est la finalité de mon boulot ! La fameuse REPEAT ME qui a eu lieu du 5 au 14 octobre dernier. Je me suis trainée avec mon petit bébé de 500 grammes jusque dans l’Est parisien, et je n’ai pas regretté, le jus d’ananas était fameux. Sérieusement, le lieu promet d’être un vivier d’artistes et de professions créatives hors des sentiers battus, et ‘mes’ 22 Designers did a great job !

© pica pica

C’est magique la grossesse, jamais je n’aurai imaginé être capable de construire un nouvel être, je suis fascinée à chaque examen, que tout soit là, et en place, que la nature ne m’ait pas oublié, comme elle l’a fait par le passé si souvent. Mais franchement on a la cervelle un peu molle du genou, moi qui aime écrire et réfléchir, on est gravement submergés par la logistique, le pratique et le Gaviscon.

© Leitmotiv

Sans parler de Super Connasse qui sera toujours là avec sa langue fourchue pour te dire que c’est que le début parce qu’après tu pourras pas dormir, et sortir, et penser, gnagnagna. (note à moi même : penser à faire un article aussi sur les Super Connasses qui te sapent le moral en jubilant livrent leur conseils)

© Claire Leina

© Marie Wagner

© et merci à notre partenaire ICE TROPEZ qui pense aux femmes enceintes avec son O%

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Fashion & friends

9 septembre 2012

La mode trahit-elle nos comportements entre copines ?

Les copines c’est la vie. Indispensables à notre organisme, elles sont notre air, nos repères. Aussi essentielles que de s’habiller. les vraies, les bonnes sont toujours là. Auraient-elles un profil mode nos copines ? peut-on reconnaître à ses vêtements une vraie copine d’une fausse ? après une enquête approfondie auprès de mes semblables, et de nombreux témoignages, je me lance, je ponds un post moitié fallacieux, moitié vérité vraie, mais où j’ai appris beaucoup sur … moi même.

Je ne parle pas ici des moins de 20 ans qui se clonent pour faire joujou et qui s’envoient des ♥ ♥ à tout bout de champ en confondant liens du sang avec les autres.

Toute ressemblance avec des personnages connus est donc totalement fortuite.

1. La CO Ltd.

La Best quoi ! Elle nous tient les cheveux lors des orgies pour qu’ils ne fourchent pas dans la cuvette des toilettes, nous écrit des cartes postales avec des coeurs et des réflexions philosophiques sur les abdos des italiens du sud, vient nous voir à l’hôpital en pleurant mais avec du Campari, nous rend propres les petits hauts qu’on lui prête, ne porte pas le même parfum que vous, complimente vos tenues, vous offre des petites merdes de ses vacances sans vous (elle connaît votre passion pour les petites merdes et le piment d’Espelette aussi). Elle est même heureuse pour vous quand vous réussissez à en finir avec l’acné, quand vous êtes amoureuse ou que vous parvenez enfin à garder votre sang froid au travail.

Il existe un ENORME avantage à fréquenter une CO Ltd. Certes, elle est plus raisonnable que vous (c’est pour ça que vous vous êtes choisies je vous le rappelle, elle a besoin de fantaisie, vous avez besoin de sagesse) elle se laisse volontiers embarquer dans vos conneries.

Autre avantage : le benchmarking affiche une putain de ligne Océan Bleu, je m’explique : aucune concurrence ! Vous pouvez pouffer ! et pourtant : – je ne vais pas déroger à la règle selon laquelle j’ai, depuis mon jeune âge la fâcheuse habitude de dire ce que personne ne dit et que pourtant tout le monde pense (une grande gueule clairvoyante dirons nous, mais une grande gueule qui aurait bien des fois gagné à la fermer BREF ) – pas qu’on se cherche un faire valoir, ou une amie moche mais avouez, on ne s’est jamais aussi bien entendu avec un être du même sexe que si celui ci ne représente aucune menace pour nous – CQFD – (ceci ne signifie évidemment rien pour une catégorie de population en dessous de 25 ans, qui se refile meufs, mecs et HPV sans état d’âme)

Même si vous vous rejoignez sur certaines nombreuses valeurs essentielles, avec votre Best Copine, aucun des univers de vos vies n’est en concurrence frontale, ni la médecine, ni le mec, ni le style, ni la façon de vivre, ni les enfants, ni la façon de boire son Campari, ni la profondeur de bonnet, ni le ménage, ni la coiffure. Souvent elle est plus âgée ou plus jeune. ET C’EST POUR ÇA QUE ÇA MARCHE !

Le look de la CO Ltd. : Les valeurs sûres.

Un sens aigu des couleurs, des accessoires à tomber, elle porte plein de bracelets, des robes en maille, des sandales compensées. C’est chic, c’est fun, c’est efficace. Indépendante, et sûre de ce qu’elle aime, elle a le souci du détail, mise sur ce qu’elle a de mieux, et sur sa tenue traîne toujours une petite broche, un badge sur son sac en toile, un maquillage simple mais réussi, des grosses lunettes blanches, un slim bien coupé, une barrette écolo ou un mouchoir imprimé de chez Maison Georgette.

Sac Beaubourg La Bagagerie

broche Magic Banana Alice Hubert sur l’Exception
2. La COPIpine

Vous vous entendez à merveille. Chacune son territoire de chasse, elle aime les blonds vous fondez sur les bruns. Elle est blonde et vous êtes brune. La plupart du temps. Peu de disputes pour choper, vous plaisez à ceux qui vous plaisent, et elle se fait draguer par ceux qui ne vous intéressent pas. La plupart du temps. Chacune a des avantages que n’a pas l’autre et vice versa. Ça s’équilibre. La plupart du temps. Elle a des seins, vous avez le visage, elle a la hauteur, vous avez le cul rebondi. Ça fonctionne. La plupart du temps.

Les choses se dérèglent quand l’une se case en général, et là ÇA FOUT UN DE CES BORDEL !  Réaction : Un vrai sevrage, faut gérer le manque, faut tenir, les sueurs, les tremblements… celle qui roucoule doit trembler dans son sommeil ou aux WC tout au plus et ne se rend même pas compte de ce vide énooooorme (la garce). Mais quand viendra le moment où elle rêvera de virées copinesques au Bus Palladium, et d’apéros interminables… Elle comprendra. Celle qui reste célib’ se tape en général une gentille petite déprime remise en question le temps d’un week-end à coup de  Ben & Jerry et puis HOP ! c’est reparti.

Le trublion est brièvement présenté, mais ça peine à décoller, l’ambiance n’est pas la même, d’ailleurs disons le tout a changé, la fille libre comme l’air ne peut s’empêcher d’envoyer ses codes de fille libre comme l’air au trublion … bref, après les décolletés, les oeillades, les mains baladeuses à l’avenir les virées se feront toujours entre vous et la COPI pine.

Le look de la COPIpine : sexy imprévisible

Vous avez certains goûts fashion en commun, mais c’est pas le matériel qui vous lit, c’est la façon de penser, de vivre, de s’amuser, de parler, de travailler, de faire des conneries, c’est aussi pour ça que ça marche ! Elle sera donc sophistiquée si vous ne l’êtes pas, s’habillera ras la touffe si vous êtes en slim, boira du rosé quand vous siroterez du rouge, et sera plutôt ethnique si vous vous la jouez basique. Difficile à repérer de l’extérieur donc. Attention La COPi pine a tout à fait les qualités adéquates pour devenir la Best Co ltd !

Escarpins, L’autre Chose sur Shoescribe

Top Glitter Michael Kors
3. La COPIqueuse

Un genre très spécial que cette Copine là … pas méchante au fond, elle a beaucoup d’amis, d’ailleurs elle pourrait être chef produits chez Ikéa tellement elle range, compartimente … petits tiroirs d’amis, étagères de potes, confituriers de connaissances, casiers de camarades. A sortir en toute occasion. Mais elle vous fera toujours croire que VOUS, vous n’êtes pas rangée comme les autres, que vous êtes sur le dessus du panier, parmi les meilleures. (quelle P*** ! ) On ne peux pas lui en vouloir, elle en l’occurrence, en veut toujours plus, requeste votre mec sur Facebook alors qu’elle ne l’a vu qu’une fois, vous pousse VOUS pour être à ses côtés pendant les diners et sorties week-end, lui parle à une distance approximative de 5 cm, et lui met ses seins devant le nez car elle sait que les vôtres sont – hors grossesse – moins généreux disons (et soyons garce jusqu’au bout, parce que ma foi c’est bien son seul atout, voir ci dessous)

Vous ne la virez pas parce que, disons le, elle est moche. Et vous compatissez. Vous contribuez donc à nourrir son fol espoir de séduire tout court, et qui plus est ce qui est encore plus facile à convoiter : votre amoureux ! Le pire c’est que vous ne vous en méfiez pas, et que ce sera pas la première fois qu’on verra un type tromper sa nenette avec un cageot !

Le look de la COPIqueuse

Moche peut être mais pas totalement dépourvue de goût. Cela la sauve d’une certaine manière, sauf quand les knacki balls qui lui servent d’orteils sont rangés dans une paire de sandales compensées. Elle porte des fringues de créateurs inconnus chinés sur des salons spéciaux pour créateurs inconnus, et d’autres pièces un peu exubérantes qui font d’elle la copine sympa un peu fofolle qu’on invitera toujours aux soirées. Il n’est donc pas impossible de la croiser en fourrure rose, ou avec un chapeau qu’on croirait sorti d’un panier de légumes anciens chez le primeur, avec des coloquintes et des coccinelles dessus.

Manteau en laine bouclée Rose (de chez Rose) J.Crew

Chapeaux Céline Robert
4. La COPIstache

Une histoire impossible, puisqu’entre vous il y a de l’envie. Ne cherchez même pas, c’est souffrance et douleur assurées. Ici c’est un peu  l’histoire « du cochon qui devient apprenti charcutier » comme dirait l’autre saucisson sur RTL2. Une amitié de faussaire, une course à la contrefaçon. L’une aimerait être l’autre, et l’autre voudrait avoir la vie de l’une. Le coup de fil chaleureux devient séance de critique et jugements une fois le combiné raccroché. Prenez de la distance, vous n’êtes pas faites pour vous entendre, encore moins pour vous écouter.

Son Look

Le vôtre … (en moins bien ou en mieux)

6. La COPIrate

Je vous vois là bas … déjà en train de faire les malines « genre moi j’en ai pas » !

Teuh teuh teuh, dans les grandes villes personne n’ose l’assumer, mais on a tous une ou deux COPIrates, zéro investissement, zéro importance, avec qui on va déjeuner ou prendre l’apéro pour passer le temps, demander un service, yeuter en terrasse, se faire présenter des nouveaux garçons, pour éviter des collègues ou juste pour écouter d’autres vies, d’autres lamentations… Des profils très hétéroclites, anciens collègues légèrement intimes depuis qu’ils ont géré vos mails pendant une semaine d’arrêt de travail, vagues connaissances qui pourraient devenir confidentes, ou clientes … who knows ? ancienne camarade de classe qui rassasie votre curiosité sur comment elle a résussi / râté sa vie ? copine d’enfance qui veut se racheter après vous avoir salement abandonné à 16 ans et demi et tout specimen ravi de parler de lui pendant une heure, en racontant plein de mensonges parce que le degré d’intimité proche du sous sol le permet … Là aussi aucune concurrence, la COPIrate peut être mieux habillée que vous, telle une fashionista, comme être habillée tel un sac avec des pompes Camper. Ce n’est pas une question de moyens, c’est une question de goût.

Le look de la COPIrate

C’est une fille laborieuse (elle déjeune à l’extérieur donc travaille), respectable (elle accepte de déjeuner avec une fille pour qui elle a zéro importance) et qui a le look qui va avec. Alors c’est quoi le look d’une perle comme ça ?

2 options :

a) Elle a réussi dans la pub, mais pas assez pour vous snober. Elle a une frange comme vous, et des vernis à ongles de folie divinement posés sur ses doigts de bibliothécaire. Pas de jean, un tailleur chic mais décalé, elle est jolie, mais donc a plein d’emmerdes de fille jolie (concurrence loyale et déloyale, complexe de supériorité au travail, pression de sa hiérarchie parce qu’on ne peut pas être ET belle ET pas con, par extension difficultés à se caser maritalement…) et se sent seule (d’où sa joie de déjeuner avec vous qui cherchez un job au passage). C’est une histoire d’intérêts ni plus ni moins. (en matant son poitrail je me dis que Purée moi aussi j’aimerais bien un pendentif  poupée de Servane Gaxotte !)

Poupée articulée lookée lapine, Servane Gaxotte

Lunettes de vue Marni sur Yoox

b) Malgré sa réussite, elle ne sait toujours pas s’arranger. Elle ignore le mot coiffeur, et dans son look pointe d’anciennes réminiscences de serre-tête et cols claudine… Le pantacourt est courant, la monture des lunettes improbable, pour les chaussures, on pourrait soupçonner un abonnement annuel chez Geox, ou chez Ecrase-merde et Cie parce que déjà l’année dernière le soulier semblait être issu de la même fratrie, y a de la consanguinité dans le dressing on dirait !

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Résurrection olfactive

15 juillet 2012

Le Re de Courrèges

Je dois avoir un pot en ce moment ! loin d’être pourri… COURRÈGES a exaucé mon voeu !

Courrèges a réssuscité MON PARFUM !

Premier parfum mythique de la marque (1971) … en rapport avec les premiers pas sur la lune et compagnon fidèle de mon cou et mes poignets : tadammmm (Re)voici EMPREINTE !

Ou comment REfaire du vrai neuf avec du bon vieux … je suis fan des RE, les REbirth, les REnouveaux, et les REstaurants. REmarque, un jour j’en ferai mon métier.

L’occasion d’aller dans la boutique historique, rue François 1er, écrin blanc – et glissant par temps de pluie- que je n’avais jamais visité. Sympa quand même le petit blouson vinyl bleu électrique à 890 € …

Empreinte donc … Même packaging, même flacon, je l’ai tant aimé que je n’ai pas encore osé le porter … il trône en relique dans mon salon depuis vendredi, peur que ce ne soit pas le même, peur d’être déçue, peur qu’il fasse vomir mon Marsouin…

Sérieusement vais-je retrouver les accords chyprés qui se mélangeaient si bien à l’époque à l’odeur de mes premières cigarettes ? vais je retrouver la rose bulgare ? la mandarine du brésil ? le jasmin ? la feuille de Patchouli ? et la bergamote de Calabre ? la mousse ? le cuir ?

Oulala grosse pétoche j’en ai des problèmes existentiels dans la vie.

Bon, on verra demain.

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Oeuvre sévèrement non Burenée

5 juin 2012

MONUMENTA 2012

Cette année, c’est Daniel Buren qui extrapole sous la coupole. Une nouvelle édition de Monumenta vient de commencer donc, vous savez cet événement populaire d’art contemporain qui emmerde tous vos amis Facebook.

Excentrique(s) elle s’appelle l’installation … Excentrique comme l’entrée qui ne se pratique plus par le milieu de la nef … comme pour enlever un peu de l’appréhension due au gigantisme de l’endroit – ne serait-ce pas plutôt pour faire profil bas devant le public admirant une oeuvre ratée ? parce que oui Excentrique(s) a une formidable originalité : celle d’être décevante.

Mais on déçoit souvent par comparaison, et ce qui pêche là c’est le rapport, rapport à Kapoor, entre autres … Cela n’empêche pas le visiteur de déambuler sous une juxtaposition de cercles transparents rouges, verts, jaunes et bleus montés sur des portiques. Ces quatre couleurs (quatre c’est un peu peu non ?) colorent le sol, enfin quand il fait beau dehors. Car c’est une oeuvre qui se mange avec une tranche de soleil.

L’oeuvre culmine à PEINE à 2,5 mètrespfff ! ridicule au regard des proportions du site, on se sent coincés sous le plastique, étouffés sous le portique, l’oeil dérangé par les piliers (ah oui c’est vrai ils sont rayés à la Buren). Effectivement surprendre avec une moindre échelle qu’auparavant (Boltanski, Kapoor …) est un CONCEPT en soi, mais c’est vide, c’est creux …

J’ai cependant SURLIKÉ les losanges de couleur installés sur la coupole de verre du Grand Palais, autant de petits miroirs bleus se reflétant sur le sol, peut-être le seul vrai moment-monument.

Au final, on se souviendra qu’il faisait chaud et beau ce jour là, que je portais un petit futal retroussé jaune citron Paul et Joe Sister avec un vieux haut blanc à perlouzes Zadig et une paire de compensés See by Chloé, le tout accompagné du célèbre sac de toile façon faux Birkin de Thursday Friday. Monumental quoi.

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Menu light

31 mai 2012

Et la lumière revient !

Avant que le soleil ne disparaisse à nouveau. Une envie subite de lumière, on aime bien ça ici la lumière, entre les lyres led du marsouin, ses Beamwash, mes guirlandes Tsé Tsé ou scandinaves et ma demi tonne de lampes indirectes, mon idole Ingo Maurer a même un exvoto à son nom dans l’entrée …  et puis il y a cette petite lueur d’espoir en train de pousser, là.

La Maison Rouge a pensé à nous donc, sauf que comme j’ai plein de choses à faire je suis (très) en retard question littérature, l’expo est finie à Paris ! oui enfin on arrête de râler hein, on peut y aller à Roma (à partir du 21 juin) ici !

Et puis naturellement ils ont eu l’étincelle de génie à La Maison Rouge de donner la possibilité aux visiteurs de l’expo NEON de faire les cons en photomaton. La mode est aux souvenirs nomades, ils s’emportent dans la poche pour à tout instant les regarder…

Voyez plutôt comme Nous sommes illuminés ! ceci est aussi valable pour le quart du cinquième de Milou dans le coin là bas


et merci à Patoche pour les invitations !

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Culture Mode

21 mai 2012

Art & Mode

Pour reprendre les mots de Florence Müller, notre messie de l’histoire de la mode chez nous autres, étudiants de l’IfM… rendons à César ce qui est à Florence !

La saison des expos bat son plein donc, de Paris à Londres, en passant par la Suisse, tant de choses à voir, et bien sûr tant de choses à porter … entre l’art et la mode la frontière -comme toujours- est ténue, les inspirations nombreuses … Nous reparlerons de la mouvance médiévale empruntée à Jérôme Bosch chez Carven pour cet hiver. Mais pour l’heure, je vous rappelle, si vous n’aviez pas remarqué, qu’on est presque en été, alors je me suis amusée à faire un petit parallèle entre les expos du moment et les tendances du moment -forcément-

Artemisia Gentileschi – Madeleine – 1630 – campagne Loewe from Madrid 1846 version été 2012 -

A Paris, au Musée Maillol ARTEMISIA, (jusqu’au 15 juillet 2012) l’une des rares femmes peintres, ça vaut le détour quand même ! et la maroquinerie LOEWE. Entre la Madeleine et l’Egérie : la même main sur le sein, le lien de parenté des couleurs, 3 siècles d’écart …

Ahhhhhh SOLEIL ! je crie ton nom dans le noir ! il me paraît bien étranger ce fameux « joli mois de mai »  (de putain de ta mère) si j’en juge le récit tout à fait sensé issu des petites lèvres bleues de mon petit neveu de 20 mois, car OUI Messieurs Dames mon frère s’est caillé le jonc à Nice durant ce long week-end ! (c’est vulgaire jonc ?) Finalement, seule la campagne anglaise voit fleurir du sein au balcon et de la mini jupe à Brixton, façon bonbon anglais (ras le bonbon j’entend oeuf course NDLR).


Robe Vivienne Westwood – sac tressé Hermès

A venir en UK justement … L’expo « HOLLYWOOD costumes » au Victoria & Albert Museum de Londres du 20 octobre 2012 au 27 janvier 2013. Une expo qui colle parfaitement à la tendance « Scarlett cultivant ses patates à Tara en robe corolle bleu ciel ».

Bon je l’annonce, estival rime avec Bâle. Et Bonnard ça reste bonnard. CQFD. A la Fondation Beyeler voyez vous, une charmante exposition du maître Nabi le confirme. Toutes ces couleurs moi ça me donne envie de manger des cerises sur une nappe à carreaux pas vous ?

Pierre Bonnard, L’atelier aux Mimosas – 1939 – maillot ETRO 160 euros  – vernis OPI Fiercely Fiona -

Toujours en Suisse, mais cette fois celle où l’on ne dit pas Grüzi … à la Fondation de l’Hermitage de Lausanne. Une exposition intitulée « Au fil des collections, de Tiepolo à Degas » jusqu’au 20 mai 2012. Un événement qui répond à la tendance pastel-dragée de cet été.

short imprimé nuages Vivetta sur mediumfashiongallery – sac Pieces sur Monshowroom -

Medium Fashion Gallery

Plus proche de chez moi, à Paris, moultes expositions représentent elles aussi les tendances mode du moment. Les imprimés ethniques, exotiques … Encore quelques jours pour aller admirer MATISSE à Beaubourg, (jusqu’au 18 juin 2012).

Matisse – La blouse romaine – 1940 – Blouse brodée APC

Le musée Dapper, quant à lui propose une exposition thématique Mascarades et carnavals jusqu’au 15 juillet 2012, que j’ai (facilement) rapprochée des motifs africains qui colonisent nos vêtements de saison.

Trench burberry – bustier en tulle et pierres Dolce & Gabbana

Enfin comme je n’ai pas pour habitude de snober la province, à Grenoble j’ai noté une expo d’un mouvement que j’affectionne particulièrement Die Brucke qui renferme en son sein les expressionnistes allemands préoccupés par l’immédiateté de l’émotion … les Kirchner et autres Nolde (jusqu’au 17 juin 2012).

Fänzi allongée de Erich Heckel – 1910 – défilé Céline SS 2012 – collection Rouge In love Lancôme -

J’en ai raté bien sûr tellement d’autres, Bérénice Abbott au Jeu de Paume, Cy Twombly à Bruxelles … et j’en passe. Mais bon on ne peut pas être partout !

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Qui veut danser avec le beau Vinicius ?

4 mai 2012

Le Brésil c’est fashion, le Brésil c’est la vie !

Le Brésil c’est tendance, tout le monde y pense, tout le monde veut y aller. Investir le department store Daslu fait partie des rêves des marques de mode, comme se faire prothéser les fesses fait partie des rêves des égéries de mode (en perte de fermeté). Bref. Moi j’y vais !

Enfin quand je dis j’y vais, je me fais un Brésil de proximité disons, notez : sans me mettre une mine à la Caïpirinha … puisque c’est la marque d’eau de coco Vaïvaï (Vas-y Vas-y en brésilien !) qui m’invite à danser le Forro avec le célèbre Vinicius Kozan au Concorde Atlantique.

Danser à jeun ÇA c’est concept !

© vinicius kozan

© vaïvaï

Au programme : on bouge son ass sans prothèse, sur fond de tambourinch, trianglech, accordéonch…De plus, l’eau de coco a des vertus proches du beau cul brésilien, elle désaltère, hydrate et draine (la cellulite, mais si mais si !). Ensuite, se faire Forro par Vinicius c’est un peu the sugar on the cachaça ! Sur le pont d’un bateau ça promet de tanguer, bref ça promet d’être chaud. De quoi faire oublier toutes les peaux de bananes et de citrons vert sur mon pauvre petit coeur qui saigne … l’amoureux – transi – comprendra.

© vinicius kozan

Mais je ne vais pas vous laisser comme ça tout de même ! à reluquer Vinicius en m’insultant. Alors je vous invite ! ouais carrément : Deux places sont à gagner pour une initiation au Forro avec Vinicius au Concorde Atlantique et à la date de votre choix. Pour cela rien de plus simple, il suffit de : 1. me lire, 2. aller sur le site de Vaïvaï ici, 3. me rejoindre sur mon profil Facebook et 4. me donner les 4 vertus à retenir de l’eau de coco Vaïvaï, je tirerais au sort le ou la gagnant(e) le 10 mai.

C’est trop youpi non ?

© concorde atlantique

Attention je veux une petite photo de vous en train de « forrer » sur mon wall ah ah !

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Black and White drama

24 avril 2012
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Galliera hors les murs …

Je me disais bien que c’était Olivier Saillard que j’avais entraperçu par la baie vitrée de l’Ifm … pendant les quelques minutes de rêveries diurnes que je me suis carrément payées en plein cours sur la couleur (mais chut faut pas le dire). Et pour cause, le musée Galliera poursuit sa programmation hors les murs aux Docks – cité de la Mode et du Design avec la présentation simultanée de deux expositions : l’une consacrée à Rei Kawakubo, l’autre à Cristóbal Balenciaga.


Le couturier des couturiers

J’ai commencé par la Maison Balenciaga, l’une de mes préférées, où la collection présentée et assemblée par le couturier a été donnée par sa famille au musée.

Plus de soixante-dix costumes et éléments de vêtements, des accessoires, des photos, des croquis ainsi que des ouvrages sur l’art et le costume complètent cet ensemble. De longues allées métalliques, bordées de nombreux tiroirs mettent en valeur ces archives, où l’on redécouvre les inspirations de Cristóbal Balenciaga : la brillance du noir, la solennité des vêtements de cérémonie, les références aux grands maîtres de la peinture espagnole. Partout, la signature du couturier, son obsession des manches, comme les coupes exactes des vêtements. Y a pas d’autres mots : des pièces qui puent la modernité !

White drama

Puis après le noir vint le blanc … dans la pièce à côté, installée dans de grandes bulles en plastique, l’intégralité du dernier défilé Comme des Garçons, Printemps-Eté 2012. Une installation signée Rei Kawakubo, une déclinaison des grandes étapes – blanches – de notre vie : la naissance, le mariage, la mort.

Partout, des fleurs feuilletées, des satins à peine moirés, sur quelques trouées de dentelles, de grands manteaux et de hauts chapeaux rappelant les processions de Séville, et une robe de mariée chrysalide, cacedédi à la transformation qu’implique cet engagement, ça me parle peu, mais ça me parle bien, cette alternance de vides et de pleins !

Le ton de ce papier je m’en rends compte n’est pas aussi enjoué qu’à l’accoutumée, mais si je me souviens bien, ce jour là fut pour moi bien funeste, car finalement comme un écho au style tout en ruptures de Rei Kawakubo, cette journée marqua pour moi la rupture d’une équipe, d’une collaboration. Et là, au creux des vers de terre verts des architectures de mon école, c’est bien dans Le black and White Drama qu’on est…

expositions à la Cité de la mode et du design – jusqu’au 7 octobre 2012

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L’échelle de Jacobs

17 avril 2012

Marque by Marc

Après mon best sur « comment draguer aux arts décoratifs » post le plus lu de tout mon site (véridique by statistiques), j’y suis retournée pour draguer ! Encore une fois j’ai fait chou blanc, car

1. c’est pas à une expo de Mode qui plus est sur Marc Jacobs & Louis Vuitton que vous rencontrez du masculin hétéro (il n’y a qu’une petite chose sensible pour être sensible à la mode )

2. où avais-je la tête ?! j’ai plus le droit de draguer je suis casée ! (curieusement on se fait moins draguer quand on met sa langue dans la bouche de son marsouin)

Je ne sais pas vous, mais j’en ai entendu sur cette expo ! décriée, boudée, admirée, accusée de publicité déguisée … bataille entre déçus et émerveillés. Alors ce serait idiot de vous donner un ultime avis, le mien, qui à y bien réfléchir est foutrement non indispensable pour continuer votre vie. Mais pour réconcilier personne, faisons plutôt un petit match POUR ou CONTRE.

CONTRE

– les expos sur la mode seront toujours figées, on aura beau faire des Ah et des Oh ! le mannequin sans vie n’habitera jamais son vêtement

– Plutôt analyse que rétrospective qui disaient dans le staff … une analyse ou ça ? quelle analyse ? Louis Vuitton a t-il peur de perdre Marc Jacobs ?

– la galerie des it bags tous plus ignobles les uns que les autres, nous rappelle juste la mode et ses hystéries

– Cette volonté de ne traiter que la période de la fin des 90’s époque où Marc Jacobs arrive à la direction artistique chez Vuitton. Le commissariat de l’exposition aurait -il oublié qu’entre les deux, d’autres hommes ont aussi contribué au succès de cette maison ?

– Une expo à textes bien écrits oui, mais mal éclairés

POUR

– Le sac sera toujours colporteur de style. Ne négligeons jamais le pouvoir du sac !

– Nos deux phénomènes LV vs MJ ont su s’inscrire chacun à leur manière dans leur époque pour innover et faire avancer l’industrie créative. Ils ont su s’approprier les codes culturels et ainsi faire bouger toute l’histoire de la mode.

– les mood board vidéo de l’univers de Marc Jacobs au premier étage, ses inspirations, ses références, de la magnifique Liz Taylor aux boules à facettes, en passant par Bowie ou Barbra Streisand … animé, coloré, rock. Marc a des goûts remarquables

– bon point pour la scénographie, où l’on joue à être tantôt spectateur, tantôt voyeur, à se refléter dans les miroirs jusqu’à en avoir le vertige, des extraits de films qui côtoient des dessins, sollicitation plutôt qu’interaction…

Marc aime Paris, et nous on aime Marc. Il reste l’un des créateurs les plus doués de sa génération.

DONC

Soyons réalistes, le degré de réussite d’une expo dépend aussi des liens que vous tissez avec l’astre qui vous accompagne et qui a compris que le dimanche on aime avoir un peu de silence et ne pas répondre à trop de questions.

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Fashion & Design J'ai testé

H&M by Marni

27 mars 2012

Ou l’art de la cohue de plus 50 ans

Ok Marni je suis fan depuis 12 ans, alors je l’ai fait ! je suis allée faire ma maline le 8 mars chez H&M pour la sortie de la capsule by Marni. Accro de la mode oui mais en mode touriste : 11H12 dans la queue, pas avant. chui pas du matin-chui pas du matin. Ma cop’s Madame + à Genève ELLE avait déjà tout raflé à cette heure-ci, car ma cop’s Madame + est matinale ELLE ! et s’est fait un petit lever à 6.00 pour l’occasion.

Du coup de retour à l’IfM, on a comparé nos experiences shopping. ELLE à Genève qui se crêpait le chignon avec des quinquas fashionistas qui la veille d’un bootcamp H&M achètent des Bentley. MOI sur les Champs Elysées qui se crêpait l’escarpin avec des quinquas fashionistas pas sympas.

Point commun n°1 : la quinqua fashionista dans la queue de chez H&M by Marni n’est pas aimable.

Point commun n° 2 : qu’est-ce que la quinqua fashionista tronche de cake – qui a les moyens de se payer du Marni only by Marni - fout dans notre queue à nous gâcher notre joie en maugréant ?

Et la queue ce n’est que le début de l’aventure ! la collection avait l’air magnifique… sur le film de Sofia Coppola, et en photos. sur les portants à 11h57 comment dire … il ne restait ma foi que du blouson coton-vinyl qui ferait un tabac si dans une deuxième vie on était salarié comme spermatozoïde chez Woody Allen.

Deux foulards plus tard, la quinqua qui porte un manteau Marni tout court – 900 balles- ne rit pas à nos blagues de pauvres jeunes écervelées « qu’est ce que vous vous en foutez, au pire revendez ! » elle exige sa taille, elle fait la moue queue pour essayer, se paye le luxe de tout empiler sur la place que laisse sa Rolexor et diamants-  sur son avant bras.

L’avantage et c’est très méchant, c’est que la quinqua fait du rayon accessoires son terrain de chasse, largement plus qu’au rayon 36-38 ! (je sais je suis immonde et le stress me fait maigrir, ah ah !). Mais bon pas de quoi tétaniser non plus Marni a toujours taillé grand. Bref, j’arrache deux jupes imprimé tapisserie de Bayeux, un haut façon Out of Africa en 34 (j’ai pas de seins non plus)

Du côté de Genève, Madame + ELLE a le droit à un Personal shopper ! pour la guider dans son shopping, lui porter les objets de ses désirs, la guider dans les rayons, la conseiller sur les tailles, et l’emmener à la caisse. Du côté des Champs, purée on erre comme des truffes en attendant que les vendeurs ramènent ce que les quinquas ont laissé en cabine. Je m’improvise personal shopper pour une paire de boucles d’oreilles tellement énormes qu’on peut ne porter que ça, on ne se sentirait même pas nue… bien sûr vous l’aurez deviné la quinqua ne rit toujours pas. Tanpis je lui arrache des mains son bracelet en résine, Merde après tout j’ai un petit poignet !

Je décide d’aller fureter du côté des hommes, AAAHHHHHhhhh les hommes, c’est même pas la guerre, pas de cohue, aucune empoignade, là haut chez les hommes, on s’excuse presque de vous passer devant pour tripoter les cintres, j’ai limite honte d’être excitée, le modeux chic ne sourit pas forcément plus, mais du reste il est poli. LUI.

Là sur ce champ de bataille encore tout merchandisé, il reste des sacs, des chemises jaune poussin, des pulls, et des trenchs, allez je prends un foulard, un pull rayé en S pour quand je serai un peu ballonnée après les barbecues électro de cet été… et Oh ! surprise, je découvre à la caisse, orphelin et un peu chiffonné (y a du y avoir un combat de gladiateur en dessous) le petit blouson pour femme à pastilles bleues que j’avais repéré sur internet DANS MA TAILLE, c’est le plus beau jour de ma vie.

468 euros plus tard, je me dis … Y a une justice quand même.

Bon ok j’ai revendu la moitié sur ebay parce que la jupe-tapisserie me faisait plus ressembler à Marina Vlady dans la Princesse de Clèves qu’à la parisienne bourrée de (Campari) bagout. Pour rentabiliser, j’ai fait de ce petit blouson la star d’un apéro improvisé avec mon Marsouin (cette constellation) sur la pelouse de mon quartier, bah voui maintenant je dois surveiller mon budget.

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