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Fashion & Design J'ai testé

Portrait sensible #03

7 avril 2015

L’univers fantastique de Nathalie Lété

Pour mon portrait sensible #3, j’ai demandé à Nathalie Lété de répondre à mes petites questions, je ne connais pas personnellement Nathalie, mais je suis son travail depuis tant d’années maintenant, qu’elle m’est « presque » familière. Nathalie Lété a un univers qui ne ressemble à aucun autre (et ça fait du bien un peu d’unicité dans un paysage créatif qui se copie sans cesse). Cette artiste aux origines chinoises et allemandes touche à tout : broderie, céramique, objets en tissu, peinture… Ses sources d’inspiration sont issues des contes de fée, de la nature, des jouets anciens… Elle a travaillé pour Vilac, a signé une collection capsule avec Monoprix, (j’en ai gardé ce foulard à chiens qui me quitte rarement) et je rêve de m’offrir un jour ce tapis côte de boeuf incroyable, issu de son thème « boucherie », elle a illustré des contes (Le Petit Chaperon Rouge, Thierry Magnier) ou réalisé des stickers peuplé d’animaux pour Domestic. Actuellement une « rétrospective » de son travail est exposée à La Piscine de Roubaix (jusqu’au 21 juin).

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© Delphine Chanet

Cette interview révèle de bien belles réponses, certaines sont même fascinantes (elle a eu comme professeur Serge Mouille ! dont je suis une grande fan). Je partage tout cela avec vous bien volontiers :

 

* exercez vous le métier dont vous rêviez ?

j’exerce effectivement un des métiers dont je rêvais enfant. J’aurai autant aimé être danseuse ou pianiste..mais je pense que j’avais plus de facilité en dessin.

 

* votre définition de votre travail

un travail inspiré du folk art,des arts appliqués et décoratifs, de la nature, des jouets vintage, de mes souvenirs d’enfance…un patch de tout ça. Les images rassemblées entre elles, racontent des histoires et mon univers.

 

 

 

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showroom

 

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* votre rapport à la matière

j’aime les tissus,les textures travaillées et reliéfées, les différences de toucher

mais en ce moment,j’aime tout particulièrement le bois que je trouve très sensuel et chaleureux.

 

* votre rapport au dessin

pour moi le dessin est comme une danse.Quand je dessine j’aime dessiner avec spontanéité, dans un élan comme une vague…comme de la calligraphie.

Chez les autres,je peux apprécier, un dessin méticuleux, répétitif..mais je suis bien incapable de faire de même, vu mon caractère impatient.

 

* votre rapport au temps

tout dans l’instant….. une heure après je n’ai souvent plus envie de la même chose..en tous les cas dans mon travail. Donc je passe d’une chose à l’autre,comme un papillon..

quand j’ai une idée,j’essaye de la mettre en place très rapidement dans sa fabrication,car sinon,je passe à une autre idée… donc tout est un peu le hasard d’une rencontre, d’une envie soudaine après avoir tourné une page de magazine, ou croisé quelque chose …

 

* le cadeau que vous offrez souvent

des produits avec mes dessins….car mon atelier en a plein, et je ne peux tout garder.

 

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boucherie

 

*  votre héros, qu’aimeriez vous qu’il dise de votre travail :

je me sens bien ici ! en pensant en fait à mes héros, qui sont mes jouets ; et qui sont les héros de mes peintures et des mes histoires.

 

* votre moteur

le soleil le matin.., être avec des gens avec qui je me sens bien, avoir de nouvelles émotions,voyager, apprendre de nouvelles techniques, collaborer sur de nouveaux projets, décorer des lieux comme de nouvelles pages blanches qui me sont offertes, gagner de l’argent dans l’espoir de pouvoir construire un jour la maison de mes rêves.

 

* l’un de vos 5 sens préféré

l’ouie

pour écouter de la musique et le bruit des oiseaux

 

la cabane de GM2

cabanes

cabane de GM9

*  la combinaison de couleurs qui vous fait vibrer

les roses et les verts.

 

* qu’y a t-il comme pièces de mobilier ou de decoration chez vous ?

la plupart des meubles, je les ai dessinés avec mon mari, et fait faire par nos amis ébénistes (Antonis Cardew et Clement Poma), sinon quelques lampes Serge Mouille qui a été mon professeur à l’école des Arts Appliqués ; et mes tapis. Les canapés de chez Caravane, sont également des pièces importantes chez nous..

 

* les basiques de votre dressing

les jeans, les sabots, les pulls marins, les blouses roumaines.

 

*  l’objet dont vous ne pouvez vous passer

ma montre Georg Jensen, mon portable, mes lunettes de vues, mes bagues Dorette.

Un carnet et un stylo.

 

* lifestyle pour vous c’est

harmonie autour de soi et en soi… l’idéal..mais un combat de chaque jour.

 

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tapis Beautiful Garden

 

* votre définition du luxe

être en forme.

Faire le Métier que j’aime

Avoir du temps

Pouvoir créer et faire fabriquer des choses, sans penser au coût…

Voyager

Pouvoir gâter les gens que l’on aime.

 

* projet en cours

J’ai actuellement cette exposition au Musée de la Piscine, à Roubaix, projet sur lequel j’ai beaucoup travaillé et qui montre mon travail artistique des 20 dernières années…

maintenant, je me remets un peu à tous les projets commerciaux, commandés par mes éditeurs et collaborateurs…

 

* la marque qui me fait rêver

Dries Van Noten… pour ces mélanges

 

* et une question qui me taraude, un petit mot sur le pouvoir décoratif du champignon

quand on dit champignon : on pense à une amanite tue-mouche…mais il y a des centaines de champignons… l’amanite tue mouche revient de manière répétitive dans mon travail, comme une amie… je pense que les gens aiment son image, pour son joli chapeau rouge à pois blanc qui rappelle l’enfance, les contes de fées, les nains qui habitaient dedans… une image idéalisée du jardin, de la forêt, une image amie et réconfortante… et sous son chapeau, nous nous sentons à l’abri évidemment.

 

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 la forêt

 

Un grand merci à vous Nathalie !

http://www.nathalie-lete.com/

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Parce qu’on ne s’en lasse pas, Darling retournons à VITRA

Pèlerinage annuel au temple du DESIGN…

l’Upcycling bat son plein ici aussi. Recyclage sublimé des PET Lamp (Polytéréphtalate d’éthylène / bouteilles en plastique) de Alvaro Catalan. Scénographie plus que luminaires

Un mur de Hang it on ! fallait y penser

 

 

 

La tendance cette année ? le bien être au travail, où comment se sentir bien en travaillant. Encore faut-il que l’employeur intègre la donnée dans sa stratégie de productivité. Bref, ça donne des modules enveloppants, comme des ilôts de paravents, (feutrine) qui tordent le cou aux open-space que les années 2000 ont galéré à mettre à la mode. Faire, Défaire, pour REfaire. Celle d’aujoud’hui.

Et des Stairs To Heaven …

Du Cuivre, toujours, et la notion de créativité, des mood board de Bureaux-Ateliers. La frontière vie perso, vie privée est floutée.

 

 

 

 

Après KENZO dans la mode, les yeux arrivent en déco

 

 

Choix judicieux … Le miroir FRANCIS de Petite Friture.

Mes pieds, vernis Essie, mais si.

 

 

 

 

 

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26 août 2014

Une nuit au Mont Saint Michel

Le patrimoine de l’humanité n’a plus rien d’humain. Voilà que j’ai eu une idée remarquable pour les premières vacances de mon petit bonhomme de 18 mois, lui faire passer après 9 jours en Bretagne, une nuit à Disneyland au Mont Saint Michel ! lui, remarquez, n’aura vu que la salle de bain minable de l’hôtel tout aussi minable que j’ai déniché sur booking.com. Lui, n’aura pas été transporté par le mysticisme du lieu sur fond de parcours nocturne …

En quelques étapes, oyez l’aventure
STEP WOUANE : le piège

Je suis à Paris, courant février, je clique à tout va sur les sites de certains voyagistes qui m’ont, par le passé réservé de bons souvenirs (Un hôtel charmant et pas cher à Venise, une chambre propre et design à New York, un week end stylé à Saint Emilion, une nuit avec vue sur le canal à Amsterdam …) bref, je me laisse berner par les photos d’une chambre que je ne connaîtrais jamais puisque celle que j’ai occupé n’a jamais été mise en ligne – curieusement -. Je donne donc avec empressement mes numéros de CB aux honnêtes gens des TERRASSES POULARD. La magie du lieu vaut bien un petit sacrifice, me dis-je, je signe donc pour 188 euros la nuit ! Et reprend mon activité normale, au bureau, acheter, dénicher, accepter le nombre olympique des réunions auxquelles je suis invitée, et bien sûr rester polie quand le Mr T. me balance à la face le catalogue de LA C…. en pleine réunion. M’en fous dans 5 mois je pars en Bretagne et au Mont Saint Michel moi Môssieur.

STEP TOUT : je m’emmêle les pinceaux dans les dates de résa

Maman m’informe que rester à Hirtz plage au 15 août la branche moyen, et qu’elle ferait bien un petit dossier manuscrit « histoire et tradition » de 30 pages dont elle a le secret en allant se recueillir sur le Mont. OK je fais, je réserve une autre chambre et je décale les dates. EASY pour une habituée de Booking.com comme moi. Je fais une annulation puis une autre résa, et puis non, finalement je ré-annule tout pour reprendre ce coup ci deux chambres d’un coup. Z’avez vu un peu la maîtrise 2.0 de la vacancière.

STEP FRUIT : je booke le Moulin de ROSMADEC à Pont Aven en semaine de vacances 1

Maman m’informe que rester à Hirtz en semaine 1 la branche moyen, et qu’elle ferait bien une cure de fruits galettes au beurre salé pour fêter les 4 kg qu’elle vient de perdre. PAS DE SOUCI je fais, je rajoute une nuit pour nous à la moulinette, et je booke pour vous 9 jours. Félix est ravi il va enfin pouvoir profiter de son Papi et de sa Nanie qu’il ne voit pas souvent. Je donne avec empressement mes numéros de CB pour être bien sûre de partir, parce qu’on est déjà en avril et y a eu des changements de management au bureau, qui m’ont secoué sévère. Allez kesstutenfou ma cocotte dans 4 mois t’es en vacances !

STEP FORT : 3 semaines avant le départ, l’envoi du mail de confirmation à la mère Poulard pour ses Terrasses

De : Moi

A : Mère P.

Objet : notre réservation dans votre établissement

Chère Mère P, je tenais à vous confirmer notre réservation de 2 chambres, pour la nuit du 13 au 14 août. Vu la présence de mon bébé, qui n’a pas réussi à sympathisé sur les plages du Finistère pour y rester entre potes, nous l’installerons avec nous dans son lit parapluie Babybjörn (qui est une tuerie de compactitude). Bien à vous, 

De : Mère P

A : Moi

Objet : RE/ notre réservation dans votre établissement

Chère Jeune maman, c’est avec un plaisir non dissimulé que nous vous accueillerons du 13 au 14 août, puisque votre réservation est confirmée, dans notre magnifique établissement, qui a 3 étoiles au demeurant et qui a reçu le label certifié conforme par notre maire Mr V. (propriétaire entre autres et en toute simplicité de 17 autres lieux du Mont) de « tourisme d’exception ». Nous mettrons si vous le désirez à votre disposition un lit d’appoint pour votre bébé afin qu’il puisse tester de nouvelles literies de qualité. Mystiquement vôtre, Mère P.

STEP FAILLVE : autant de soleil en France c’est pas croyable

On peut même rester plus d’une heure sur la plage ! c’est trop de la bombe le Finistère Sud, d’ailleurs la plage elle s’appelle plage de TAHITI, en référence aux eaux turquoises et à ce surplus de soleil qu’on sait même pas quoi en faire tellement on s’étaient habitués aux pluies nuageuses parisiennes, premiers pâtés, premier bain, premier boudoir au sable, premier chapeau perdu (y a plus de vent qu’à Tahiti on dirait ?) Papi aime capter le WIFI en bord de mer. Le moulin est charmant, accueillant, tout le monde est gentil et nous dégustons des plats raffinés (j’ai même goûté de la langoustine crue en maki !) et des galettes de blé noir. LA VIE ! Nous renonçons quand même au combo ZODIAC-GLENAN, pour cause de bébé trop petit.

STEP SEEKS : l’arrivée sur le Mont Saint Michel est magique

Ce promontoire surplombé d’une abbaye devrait appartenir au patrimoine de la marécagité. Et que c’est bien organisé, avec ce parking en plein air pour voitures en batterie, et ces navettes pleines de poésie et de japonais. Les nostalgiques sont quand même venus pieds nus, crottés jusqu’aux genoux pour se la faire à l’ancienne, du temps où les fidèles ne connaissaient pas Hello Kitty. On sent tout de suite qu’on va être bien, tranquilles, au contact d’humains pieux et profondément altruistes. Nous voilà dans la place. Mon père et son baluchon me regardent tous deux avec l’air d’avoir envie de me tuer. Du Saint Michel en porte clé, du Saint Michel en pendant de sac, du vitrail en pare soleil de voiture, de la bagouze Triskel, tout ici respire le chic de l’authentique Normandie unescoisée. Pauvresse je pousse ma poussette avec bébé hurlant à l’intérieur, les pavés doivent lui donner des impressions de PowerPlate. La valisette, le rehausseur, le chauffe biberon, ma tenue de fête pour Saint Michel, le lit babybjörn, tout est là entre ciel et terre, et écrasé par les altruistes qui veulent passer coûte que coûte devant/sur le bébé. Comment ? 20.000 visiteurs par jour vous dîtes ? je crois qu’on est dedans, et puis 15h c’est pas comme si c’était la pire des heures non ? putain j’ai pas de plan, il est où cet hôtel ?

STEP SEVEN : des airs aux film de D.FINCHER, l’installation chez la mère P. et ses Terrasses

Nous prenons nos quartiers dans les appartements de l’établissement suscité, qui n’a pas de budget pour rénover ses structures ou nettoyer son gagne pain, mais en a assez pour se payer des tsunamis de commentaires altruistes sur TRIPADVISOR. Bienvenue aux pétasses de la Mère Molard Terrasses de la Mère Poulard. Nous sentons tout de suite le caractère altruiste, du site, du personnel, du maire, et sommes fermement invités à payer la chambre AVANT d’y avoir dormi ou de l’avoir vu, j’attends du reste encore la proposition du lit d’appoint. Après 25 minutes d’attente à la réception, je viens de comprendre … qu’il y a une annexe plus haut sur le Mont Olympe, plus RESORT vois-tu, moderne et tout, à seulement 454 euros la nuitée. Je perds légèrement la foi en arrivant dans la 201, côté rue, je vois d’un côté mon ticket de CB que je serre encore dans ma main tremblotante et qui semble m’attendrir avec ses petites chiffres mouillés, et de l’autre la tronche des chambres !

Une moquette rouge foncée, (enfin je crois) tâchée par des décennies de fidèles altruistes vraisemblablement aussi propres que des sangliers dans une souille, je les imagine mains jointes en train de prier pour que cette constipation passagère cesse et de voir leur voeu sur le champ exaucé. Et les moisissures de la salle de bain, des milliers de petits champignons agenouillés sur l’autel des pièces d’eau, comme ça fervents, repentants peut être même, les luminaires et le mobilier cassés, triturés, recloués, les murs infiltrés, les plafonds aux crevasses maronnasses. OH MY GOD ! et le patrimoine de l’humanité là haut dans sa nef, il dit Amen ou bien ?

 

STEP HATE : c’est bête nous n’avons pas pu terminer le questionnaire de satisfaction le bureau s’est écroulé

Je donne mes consignes : ne retirer sous aucun prétexte une miette de chaussure, d’une miette de pied, d’une miette de membre de ma famille. Puis m’adresse à Saint Michel directement : Dites donc Michel -, c’est téméraire de laisser un questionnaire vierge Marie de satisfaction comme ça dans un endroit si cher pour si peu de respect pour les touristes ?  Vous ne tenteriez pas le diable par hasard ? Je vous signale qu’elle n’est pas qu’à la France votre baraque, mais à l’Humanité toute entière. 

On installe le lit du marmot dans la salle de bain, ouf il rentre ! mon adorable gosse blond va dormir la tête dans les chiottes… moi qui m’y préparais pour ses années de cuites au lycée, je trouve cela un peu prématuré. On prend des photos pour informer le nippon qui lui, pourrait dormir ravi dans un cagibi que ce n’est pas le charme français, mais qu’il se fait juste arnaquer, je vais checker chez les parents, purée les tâches sont encore plus larges, plus foncées, (mais c’est quoi au juste du café ? du sang ? du vomi ? de la sauce grand veneur ?) le moisi tire vers le violet, et le plafond a l’air rouillé. Le marsouin lui en profite pour faire la grève de la propreté, moi je tente la douche, bien tenté, je n’arrive pas à rincer le shampoing avec un si petit filet de sardine d’eau douce.

STEP Taigne : Je redescends à la réception pour demander les horaires de l’abbaye et son parcours nocturne en gelée

Là, j’assiste à la tristesse d’une maman chinoise, descendue à la réception pour « gueuler », et qui s’exprime dans un français parfait (putain mais qu’est-ce qu’ils ont a adorer tant la France ?!) : elle n’arrive pas à faire entrer le lit de son bébé dans la chambre. Je me mords la lèvre pour ne pas lui dire qu’elle aurait du acheter un lit Babybjörn bien pensé et donc SCANDINAVE ! véridique la réceptionniste (ALINE pour qu’elle revienne !) lui propose de dormir dans une autre chambre que son mari pour essayer de caser le baby dans son lit. C’est bien connu faire une pause couple pendant les vacances est bénéfique pour la durabilité de son mariage. Le temps d’halluciner sur le digne établissement qui vient – peut être – de se goinfrer le pognon d’une nouvelle chambre, je change de requête, et lui demande un plan / infos pour aller la visiter ct’e abbaye de malade, de nuit. « je n’ai pas de renseignements ici, il faut aller à l’office du tourisme à l’entrée du Mont« . Oui bien sûr à quoi je pense parfois, c’est pas comme si elle travaillait tout le temps ici. On sous estime l’implication des professions d’hôtellerie, et liées au service client, ils ne sont pas briefés des horaires de leurs attractions touristiques et n’ont pas le temps d’aller visiter les curiosités culturelles. Puis elle ajoute, le petit déjeuner est servi entre 7h et 10h et coûte 25 euros par personne. Je souris crispée à la chinoise ravie de s’être débarrassée de son mec pendant une nuit pour faire du Cododo avec son petit, petite gâterie qu’il doit lui refuser depuis des mois.

STEP ILAIVEUNE : On sauve les meubles en mangeant des crêpes, sèches et sans beurre ( y a t-il un commerçant honnête ici ? ALLO ? ben nan ça répond pas)

Et on file coucher le petit dans ses chiottes… Les parents ont bien essayé d’aller se recueillir dans l’abbaye vers 17h et de saluer Michel, mais ils se sont pris une quenelle à l’entrée du site, 40 minutes d’attente. Y a que moi et ma mère qui sommes capables de se fader des queues au nom de la culture ! Pour le coup notre parcours nocturne s’est fait plutôt dans le calme, et à part quelques soucis digestifs liés à la fermentation des crêpes+cidre pression, en 15 minutes la file d’attente était bouclée, et nous avons pu ENFIN déambuler seuls dans ce lieu assez incroyable avouons le. Les photos parlent d’elles même.

2 heures après, les échoppes Hello Saint Michel closes, nous rentrâmes retrouver notre petit gardé par ses dévoués grands parents. Mais l’épopée ne s’arrête pas là, pas de bébé dans les chiottes au retour ! ouf je l’entends gazouiller chez les parents. L’alarme incendie s’étant déclenché à grand bruit 1 heure après notre départ, le bébé traumatisé, a hurlé sa mère tout seul dans ses toilettes …

STEP TOUELVE : paquetage vite fait bien fait, prêt à se barrer à 8h30 sans petit- déjeuner

Les navettes dégueulent leurs touristes dès 7h30 sur le Mont, fallait se grouiller. De toute façon on était déjà réveillés depuis 5h00, les fenwicks venant approvisionner en cendriers Saint Michel les boutiques du Mont et milliers d’oeufs pour les omelettes Poulard à 39 balles. Vite !

STEP SHIRT-TINE : mon commentaire illustré de photos en live sur TripAdvisor …

Allez là ! je vous laisse le chercher pour rigoler.

Pourquoi je suis allée vérifier mes comptes bancaires au retour, je ne me l’explique toujours pas Monsieur l’agent. Pour rigoler toujours, 235 balles prélevés EN PLUS, rapport au cafouillage des résas de la STEP 2. Saint Michel Archange, le plus bel ange du ciel, dit-on.

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Vacances choubidou

22 août 2014

Plus rien à faire du tout …

 

- de ruminer sur tes déceptions tu cesseras.

Depuis l’été dernier, ton année a été rude, je sais, tu as déménagé, changé de vie ou de travail, tu as rêvé à de grandes choses qui ne sont pas arrivées. Tes copines se sont servi de toi, et puis elles t’ont oublié une fois que tu n’avais plus rien à donner. Ton boss t’a menti, le système t’a fait croire à un ailleurs, on t’a mal parlé en réunion, on t’a bousculé dans le métro, on t’as trompé sur tes missions. Tu as dépensé plus que de raison dans des Fleurs de Bach à l’efficacité improbable, tu t’es vengé sur le saucisson à l’apéro, et tu as grossi. Tu as beaucoup trop bu et tu as emmerdé tes voisins, tu t’es disputé, tu t’es senti seul…

Toi qui en a ras la patate, et qui a besoin de glander en short, dis toi qu’il y a pire que ton année, il y a ce que les gens sont en vacances : le meilleur d’eux même. 

– en voiture, sur les aires d’autoroutes et les nationales, en créneau, pour se garer

– devant les serveuses au restaurant, avec leurs porte-monnaie sur les marchés locaux, plantés devant les rayons des maisons de la presse, dans les buffets de petits déjeuners des hôtels

– au Prosper, la discothèque des vacances …

– sur la plage !

Penses-y avant de râler…

-   que rien ne peut t’arriver en vacances tu ne croiras

Ce n’est pas parce que ton cerveau est sur OFF qu’il ne peut rien t’arriver. Loin de chez toi sache que l’accident, le paiement refusé, la panne de voiture (check pour moi cette année), la chambre pourrie et hors de prix (double-check pour bibi aussi) ou l’enfant soudainement constellé de boutons, guette, sournois, sous le toit de chaume breton ou la paillotte grecque, sur la terrasse du Cap Ferret, tu n’es pas invincible en vacances, alors vacancier « arrête un peu de te la péter ! »

Folie légère, c’est fou !

 – en ton gri gri tu auras (une) confiance (relative)

Presque 2 ans que tu portes ton Cristo Redentor à ton cou assorti de son fil de pêche censé rompre en exaucant ton voeu. 2 ans que ton voeu ne s’exauce pas donc, et tu commences à perdre patience légèrement tirer discrètement dessus, pendant le bain de mer, (le sel ça attaque, sinon FRAMETO c’était juste du pipeau). Aies confiance Dear, ce n’est pas ton gri-gri fourbe et inébranlable qui te sortira de la misère psychologique dans laquelle tu te trouves, c’est bien toi et ton énergie à te magner le train pour « prendre en main ton destin » (c’est les paroles de quelle chanson déjà ?). L’idée c’est qu’entre deux crêpes tu aies le temps de développer une stratégie pour préserver la salubrité de ton esprit, inverser la courbe du temps qui te faît empâter les traits (le malheur ça attaque aussi, sinon Brigitte Bardot c’était du pipeau), profiter des jeunes années de ton petit, et t’épanouir professionnellement et personnellement. Ceci est un message pour te dire qu’il te faut faire des EFFORTS … même en vacances

- les photos de tes plats sur Facebook/Instagram tu économiseras

Que tes enfants soient enterrés jusqu’à mi-tête sur la plage a un caractère sable-émouvant, certes, tu obtiens en général pas mal de LIKE sur ta marmaille en réseaux (check aussi pour ma paroisse, Félix est un aimant à LIKE), mais cette année, merci de MANGER les plats que tu as devant toi au restaurant plutôt que de les PHOTOGRAPHIER. C’est d’abord très gênant pour tes amis, ta famille qui t’accompagne pour être avec toi, partager, discuter, de sortir ton outil et carabiner de shoots ton repas, surtout pour un SHARE en direct vers tes 700 potes dont 6 à qui tu parles vraiment. Puis, il faut bien le dire tu n’es pas styliste culinaire, non, ni le Mapplethorpe de la Langoustine ou de la Feta, à la brillance, la gourmandise, la transparence, les couleurs et à l’art du flouté (voire carrément souvent flou) tu fais match nul… voilà, maintenant on te le dit ça ne fait saliver personne, c’est laid ! Enfin pour terminer, sache que de là où nous sommes, ce que tu ingurgites on s’en fout !

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Carnet Anversois

1 décembre 2013

Les Rebelges

Nous étions toutes les quatre à ANVERS mercredi dernier. Quand je dis toutes les 4, c’est moi, ma rhino, ma sinusite et ma pharyngite. Comme ça, ensemble, soudées, comme les doigts de la main (gelés) comme les amygdales (qui doublent quand elles sont en feu, ah bon vous ne saviez pas ?). Une team quoi !

 

Et je ne regrette pas une minute, tellement c’était beau, bien, bon. Dépaysant presque. Pas de François Hollande qui fout le moral à Z ici. Des commerçants qui assument leur supplément de hype, ils savent eux. Une signature, une raison de faire venir. De la création, du cher et du moins cher, du moche (oui le Meir c’est moche) et du fashion (Le Fashion Department de la Royal Academy of fine arts, et des boutiques transversales à tomber). Mais toujours arty.

 

Je dis transversales car c’est le nouveau wording pour Concept Store. Car il s’agit bien de cela, mixer des produits de tous les genres avec l’oeil pour les sélectionner, et l’art de les faire cohabiter. J’en ai marre des concepts stores.

Ce fut rapide, aller-retour dans la journée, et j’ai tout fait à pieds. J’ai même retrouvé ma petite cousine – étudiante dans la célèbre école de mode – pour déjeuner d’un KROK pas cher du tout et de soupes chaudes dans une tarterie cosy du quartier de la mode, près du Musée, que j’ai pris soin avant bien sûr, d’aller visiter.

 

Un panorama de la création flamande et belge depuis 50 ans. Des silhouettes avec un style inimitable. La muséographie raconte l’histoire de ces créateurs célèbres aujourd’hui (Margiela, Ann Demeulemeester, Dries Van Noten, Véronique Branquinho…) en dévoilant leurs dessins d’étudiants. Touchant.

Puis, le Palais de la Mode où les équipes merch de DRIES VAN NOTEN y installaient des plumes d’autruche colorées et animées, pour qu’elles puissent faire la roue en vitrine : « achetez nous, shoppez moi ! venez faire vos gifts chez Dries « ! il m’a semblé qu’elles criaient (mais y avait du vent).

 

 

C’est là que j’ai entamé mon tour sérieusement. (j’avoue m’être épuisée à vouloir prendre le métro depuis la gare le matin – 45 minutes de perdues ! – que c’est mal foutu, tu retrouves pas les lignes et que en clair ça pue de la raie niveau transport)

Flamant 

chocolaterie Dominique Persoon

Boutique HADHI

Because Fair is Beautiful

Des boutiques (une deuxième à GAND)  avec une dimension équitable qui semble réelle – pas comme d’autres – si à tout hasard vous voyez de qui je parle - qui travaille avec des coopératives d’artisans au Kenya, aux Philippines, ou en Colombie, impliquant des projets pour l’accès à l’eau potable ou des rémunérations justes.

J’y ai vu des paniers tressés et tie and dye magnifiques, des cocottes culinaires en argile noire de Colombie, un tabouret de je ne sais où mais avec des pieds fluo archi désirables et puis j’ai acheté un petit sac à main incroyable en bois et en laine bouillie de chez ONTWERPDUO pour me faire plaisir et me la péter dans le Thalys avec des sacs de shopping.

   

 

 

 

Passons sur la boutique Petit Pan, dans la même rue, parce que au fond ce n’est ni flamand, ni belge. C’est créatif mais parisiano-chinois

 

Garde Robe nationale

 

Une boutique pleine de marques locales, plutôt moyen / haut de gamme, avec un sens des couleurs que je n’ai vu qu’ici. Des accords très particuliers dans les tons, qui me parlent. Du vert sapin et de l’orange fluo, des gilets tie and dye.

 

 © R. Vandekerckhove

J’ai craqué pour une maille d’une créatrice belge ROOS VANDEKERCKHOVE, beige, bien douillet avec du jaune et du pink fluo. J’y ai découvert la marque JUST IN CASE, que j’ai adoré, pour les girls sans chichi, avec des imprimés graphiques, des cardigans, et des robes très féminines (environ 160 euros). Sinon, les chaussures ont l’air folles ! je reviendrai cet été.

A signaler de belles pièces pour la marque Magdalena. Moins surprenant, des marques comme CLOSED, ou TARA JARMON.

 

« Nan mais attends, tu devineras jamais ce que la prof de jupe à godets m’a dit c’te P*** ?!! ?? »

YOUR

 

 © Instagram YOUR

Décidément, ils aiment bien le mixage les belges. Une boutique « transversale » encore, avec des objets, des cadeaux, de la mode, des accessoires, et même un coiffeur. Notons au passage : Grosse tendance sur le jeu de Memory. allez savoir pourquoi, mais mettez en sous le sapin, moi j’dis. Allons y gaiement : Acne, Cire Trudon, Dr Vranjes, Pop up, DOIY Design, Suck UK, Kikkerland, Ibride, Korres, Timex, Bellerose, Delo, Comme des garçons …

 

Grote Markt

La big place que toutes les villes ont. En ce moment, les petites maisonnettes du marché de noël étaient en train de s’y installer. ça ressemble aux villes du NORD et à Bruxelles.

 

 

 

 

 

The Recollection

 

 

Plus qu’une boutique, un cabinet de curiosités. Nichée au coeur du quartier des antiquaires, the Recollection est apaisant, et foisonnant. Blanc, juste ce qu’il faut d’usé, de design et de tranquilité. Des tables peuplées de parchemins, des lampes,, des bougeoirs en cuivre, de la vaisselle, des petits meubles. On y trouve The Gentle Factory, Piet Hein Eek, Studio simple, Jars, Textiel Museum Tilburg, Aesop.

 

Les vitrines des antiquaires de la Kloosterstraat, des petits airs de nature morte flamande

Graanmarkt13

 

 

Magnifique maison au bout d’une arrière place. Une perle blanche jusqu’auboutiste, avec sa boutique au rez de chaussée, son restaurant au sous sol, et une galerie au 1er étage. C’est l’expérience 13 : des cabines d’essayage confinées, où l’on est enroulés par un escargot de lin, une offre mixte et mixée, raffinée et parfois décalée, des senteurs qui font rester. Hay, Midori, Santa Maria Novella, Anne Claire Petit, Marni, Isabel Marant Etoile, et des designers amis présentant leurs derniers objets.

 

 

Et hop, sur le retour vers la Centraal Staation (tout A deux A là baas) je suis vite passée m’aacheter un Diaamant et je suis rentrée  !

 

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2 septembre 2012

Finalement l’exotisme est-il si nécessaire …. ?

… En vacances ? (hein franchement ?)

Une maison que je connais par coeur, des amis fidèles à eux mêmes, des animaux avec toujours les mêmes (sales) manies, de la famille qui a toujours la même tête (enfin sauf mon frère qui s’est ouvert la tronche au fond  d’une piscine Corse cette année… Comme quoi l’exotisme a ses limites ), mon Marsouin immuable mammifère, finalement, partir loin n’est pas si indispensable, buller dans la maison familiale est tout aussi hype ! Certes certes, pas de jet ski en plaine d’Alsace, pas de sable dans la raie, pas de poisson tout frais pêché ni de tenues de soirée pailletées MAIS au moins on a pas de sel dans les cheveux, on a pas de cagnotte à gérer avec les vacanciers radins, on a pas de problèmes de vestiaire, on a que le short en jean, et le haut de maillot pour tondre la pelouse, on a pas de retards d’avion, de train, de pirogue et ça c’est bien !

Mais que mon Alsace est belle !

la route des vins, Riquewihr … What else !

J’ai même célébré ce pic du Quinzou à 38 ° avec un pique nique rempli de potes et de kids au Parc de l’Orangerie … meilleur qu’une murge à Ios !

Strasbourg, la Cathédrale, la Petite France, mais si ! ça vaut bien la baie de Ha Long

Tout près … une virée à Vitra. Aussi parfumé que le poivre de Mada !

Et la lanterne chinoise Porte Bonheur qui survole Hirtzfelden jusqu’à Guebwiller, c’est pas mieux qu’un grand Canyon ça ?!

Alors oui c’était pas le grand périple jetlagé, le safari de la muerte, je n’ai eu ni brûlure solaire, ni hydrocution (j’ai une eu gastro ça compte un peu quand même) … j’ai retrouvé mes amis fidèles à eux mêmes, j’ai retrouvé ma famille qui n’a pas changé de tête, (Ben, les points de suture n’y sont pas arrivés), j’ai retrouvé les sales manies des chiens, j’ai emmené dans mes bagages mon immuable Marsouin d’eau douce, et je n’aurai pas voulu être nulle part ailleurs… tellement c’était bien.

Alors, non je n’ai abusé ni de Bretzels ni de bière alsacienne… je passais seulement, dans mon pays natal, avec mon bébé, le cap des 3 mois !

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Chou … de Bruxelles

13 août 2012

Bruxelles attends moi j’arrive !

Disait Dick Annegarn … seulement ensuite il ne voulait plus le dire du tout, et le voyant envoyer chier le fan du show case FNAC il y a quelques années, lui demandant d’interpréter son best, je restée toute coi (une fois) ! Belge ou pas, faut pas le faire chier avec les antiquités Dick ! (enfin au passage, Bruxelles et Mireille ça envoyait du FAT à l’époque, il ne serait rien sans elles // moi je dis ça je dis rien)

Bref, 1h25 de Thalys plus tard (réservé à 22 euros depuis 4 mois, vous noterez la spontanéité du « partir en week end en amoureux » sur un coup de tête) nous voici au pays de la fripe et de la frite.

ET … on en retient quoi ?

– que l’Hôtel Vintage est beau, bon et pas cher !

– qu’il ne faut pas descendre au métro HORTA pour aller visiter la maison HORTA (cherchez pas c’est belge)

– qu’il y a des métiers aussi intéressants que celui de « vous voulez un peu de pain ? »

– que comme le restaurant Belga Queen c’est un gros foutage de gueule, le pain justement heureusement qu’il existe, et avec le beurre naturellement !

– qu’il y a d’excellents plats du terroir à 11 euros, comme la pizza

– que j’aurai tout acheté chez Dille et Kamille

– que tomber sur une expo pile poil dans mon sujet de mémoire c’était quand même du pot

– qu’il y a pas à tortiller, ce qu’ils font bien c’est la PATATE ! et le chocolat Dolfin (surtout au lait) qui est une tuerie

qu’il faudrait y retourner pour … vraiment vérifier si ils sont gentils, refaire les brocantes, aller au festival de la bédé, dîner à la Roue d’or, prendre le pouls créatif des artistes du cru, créateurs de bijoux, vêtements, trouver la gaufre qui tue, visiter le musée Magritte ….

nuits psychédéliques …

Vintage … jusqu’au bout de la clé

Maison Horta Métro Louise, je répète maison Horta métro Louise

Le Belga Queen, vous voulez mon avis ? cliquez ICI

Une petite bougie pour F ♥ à Notre Dame du Sablon

le drapeau-frite

et … le fameux !

du bon lait, du bon gras et du beau packaging

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12 mai 2012

J’ai testé : revenir à Lyon après 15 ans

Qu’il est loin le temps où quand je rentrais dans mon pays mon père m’appelait sa Lyonnaise des eaux … J’étais jeune à l’époque, les cheveux au carré, le poil brillant, le look incertain et étudiant des années 90. C’est simple, si je me croisais dans la rue aujourd’hui, je me relookerai ! Bref, j’avais 20 ans, et j’habitais à Lyon.

J’y découvrais alors beaucoup de choses, la vie, les agios, le ménage, les after et les boîtes gratuites, mais aussi ce qu’est devenu aujourd’hui ma grande liberté de penser ! fallait bien ça pour suivre les cours d’une école inutile et chère.

Lyon je l’ai délaissée depuis 15 ans, depuis la fin de mes études, je n’ai pas voulu y rester, les gens trop enfermés, dans de vieilles familles impénétrables, les portes des maisons restaient closes aux non lyonnaises comme moi… (remarquez en Alsace sont racistes c’est pas mieux !). Mais elle a de louable cette ville que grâce à elle, j’ai mis des bougies le 8 décembre sur le rebord de ma fenêtre en me disant que mon papa à 400 bornes de là soufflait les siennes avec maman, j’ai mangé du gratin dauphinois tous les jours pendant 3 ans, j’ai fait des économies en chourrant des gels douche parfumés au Grand Bazar, et des chopes de Kilkenny à l’Albion, j’ai dansé le rock comme une déesse et ai séché la moitié de mes cours, j’ai décroché mon permis B à Tassin-la demi lune, j’ai failli crever écrasée contre une poubelle à Gerland le jour du concert de Dire Strait, j’ai travaillé au Musée des Beaux Arts de la place des Terreaux, c’est aussi là bas que j’ai su que ma vie était vouée à l’art, aux objets, à la couleur, curieusement pas aux tripes.

Et c’est drôle comme finalement Lyon ne m’a pas quitté. Car à l’époque où je faisais des plans médias un peu loose mon Marsouin lui avait 5 ans. Et je me dis qu’après avoir bourlingué toutes ces années, l’homme de ma vie était finalement là, juste à côté de moi.

Lyon je viens d’y retourner, j’ai pénétré les familles impénétrables, qui ont ouvert leurs portes à la lyonnaise que je ne suis pas. C’était doux, c’était vivant. J’ai vu avec de nouveaux yeux une ville qui ne s’est pas transformée, mais qui s’est métamorphosée en 15 ans. Mon ancienne adresse n’a pas changé, sauf que je n’y ai pas retrouvé sur le quai ni les putes, ni le Mouton à 5 pattes

J’ai toujours pensé que Lyon souffrait d’un complexe d’infériorité face à sa grande soeur Paris, et je continue d’ailleurs de le penser, mais moi je suis une spéciale, j’ai toujours cette pointe de mélancolie un peu nauséause à l’idée de m’ennuyer dans une ville de province quand je m’imagine y vivre pour de vrai.

authentique tomate du Simply

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Sous les sunlights des tropiques

16 mars 2012

La mode paradise

L’Homme est un être contrasté (surtout la Femme). Il suffit que le ciel commence à se dégager pour qu’une envie de tropiques arrive, «surfe» plutôt devrais-je dire … sur nos silhouettes et dans nos placards. En témoigne ce tsunami tropical qui est littéralement en train de nous tomber dessus cet été. Les nominés sont l’imprimé Hawaïen, et son cortège de palmiers, de fleurs de paradis, de sunsets qui font rêver !

Une des tendances phares de la saison, qui après s’être largement exprimée dans les années 90 (c’est pas parce qu’on a pas un buste noix de coco, qu’on ne doit pas oser l’imprimé cocotier !) fait un retour remarqué sur nos robe-chemises et nos t-shirts loose de l’été !  Une tendance qui fait appel à la fois au côté funky des sports de glisse, Kitesurf, Wakeboard … et au glamour du ‘je sirote des pina colada en bikini à la playa ’ … c’est léger, comme diraient les surfers «facile à rider», une mode qui sent le monoï et les embruns !

Zoé Karssen fait des séries exlusives de tops et sweats à palmiers pour net-a-porter.com, on retrouve le motif chez Kookaï, Sandro, des impressions de soleils couchant chez Willow, Versus, I love my t’s … ou de fleurs exotiques chez Stella Mc Cartney, Christopher Kane, Claudie Pierlot …

Les maquillages ont l’aspect mouillé : les bases de teint sont nacrées (Paul & Joe), les gloss sont sur lèvres ou sur les paupières (collection Paradise Agnès b. au CCB) on se fait un look wavy en tortillant ses cheveux au sel marin (Bumble & Bumble), et un teint hâlé avec le Sun beam de Benefit.

La plage elle, est évoquée par les tons sable des slim 7-8 ou des Chino beige (Sessun, Leon & Harper) ou des shorts miel doré (Aubin et Wills).

Bref, je crois tout est dit vivement l’été !

T-shirts : Sandro 125 euros, Christopher Kane 200 euros et Shine 65 euros – Tongs Slim Havaianas 30 euros – Base de teint Paul & Joe 27 euros – Sun Beam Benefit 20 euros – T shirt et débardeur Stella Mc Cartney 185 euros chacun – California Kissin à la menthe Benefit 15 euros – Short Aubin & Willis 88 euros – Shell Clutch Pieces 49 euros – Débardeur I love my t’s 50 euros – maillot Touazra Oxbow 60 euros – T shirt impression sunset Willow 259 euros – Surf spray Bumble & Bumble 18 euros

 

 

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Froid à Copenhague vous rigolez ?

14 février 2012

Le paracétamol Danois

J’ai eu du pain (noir) sur la planche ces derniers jours, d’où ce silence misérable… Mes cours à l’Institut Français de la Mode sont finis. Je me sens légèrement désoeuvrée, je suis en manque de powerpoint GRAVE ! heureusement que j’ai un mémoire à boucler d’ici à la mi juin…

Alors plutôt que de déprimer ici, je me suis fait une petite rhino pharyngite à Copenhague ! rien de tel que 6 comprimés de paracétamol danois par jour pour se refaire une beauté !

Sucre d’ocre

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une fraise en hiver

Vous reprendrez bien un peu de glace ?

Thermolactyl de chaises

Les bières de Thomass :: Salt – Admiral Hotel

Lego addict

DDC :: Dansk Design Center ::

Marcher n’est rien, rouler (et pi) c’est tout

Mein Liebe (lovely) butik

de la céramique à tomber en mille morceaux

bijoux de poignets fins et de doigts délicats

une cuillère en argent dans la bouche

le pignon qui craque

dormir dans une couette de chez HAY et mourir …

Klein a une gastro ?

il reviendra pas je te dis !

KØDBYENS FISKEBAREN

Et si jamais vous voulez mes bonnes adresses Paracétamol (Matas), découvrir le meatpacking district, visiter la Royal Copenhagen, voir les éléphants Carlsberg, et connaître les adresses des boutiques, et cafés dans lesquels j’ai flané, ou picolé rien de plus simple qu’un petit commentaire, ou un petit mail.

Skål !

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